Le Copacabana Palace, symbole du glamour à Rio, fête ses 100 ans

Vue générale de l'hôtel Belmond Copacabana Palace sur la plage de Copacabana, zone sud de Rio de Janeiro, Brésil, prise le 4 août 2023. L'hôtel de renommée internationale célèbre le 13 août ses 100 ans d'existence (Photo Mauro Pimentel / AFP)
Vue générale de l'hôtel Belmond Copacabana Palace sur la plage de Copacabana, zone sud de Rio de Janeiro, Brésil, prise le 4 août 2023. L'hôtel de renommée internationale célèbre le 13 août ses 100 ans d'existence (Photo Mauro Pimentel / AFP)
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Publié le Vendredi 11 août 2023

Le Copacabana Palace, symbole du glamour à Rio, fête ses 100 ans

  • Le 13 août 1923, la vedette française Mistinguett avait fait sensation lors de l'inauguration de ce symbole du luxe et du glamour au Brésil
  • Conçu par l'architecte français Joseph Gire, le Copacabana Palace est inspiré d'hôtels emblématiques bâtis au début du siècle dernier sur la côte d'azur française, comme le Negresco, à Nice, ou le Carlton, à Cannes

RIO DE JANEIRO, Brésil : Avec sa façade immaculée qui brille au soleil, le Copacabana Palace, hôtel centenaire iconique de Rio de Janeiro, continue de trôner fièrement face à l'océan.

Le 13 août 1923, la vedette française Mistinguett avait fait sensation lors de l'inauguration de ce symbole du luxe et du glamour au Brésil.

Depuis, des dizaines de stars planétaires, chefs d'Etat ou têtes couronnées ont arpenté les salons fastueux, les suites féériques ou le fameux balcon avec vue imprenable sur la plage de Copacabana, mondialement célèbre aujourd'hui.

«Le Copacabana Palace, c'est plus qu'un hôtel, c'est une institution», résume à l'AFP le directeur-général Ulisses Marreiros.

Joséphine Baker, Bob Marley, Freddie Mercury, Madonna, Walt Disney, Brigitte Bardot, Robert De Niro, Nelson Mandela, la Reine Elisabeth II: leurs visages s'affichent sur une galerie de portraits réaménagée spécialement pour le centenaire, dans un corridor qui surplombe un grand salon.

Le livre d'or est une véritable relique, gardée précieusement dans une mallette. Il faut utiliser des gants blancs pour feuilleter les pages pleines de signatures illustres, comme celle du «Roi» Pelé, qui a dessiné un ballon entrant dans un but de football.

Il a été ouvert spécialement pour l'AFP dans l'une des chambres les plus prestigieuses, une suite de plus de 100 m2 au sixième étage où l'on a vue sur la mer y compris depuis la baignoire.

- Fausse appendicite -

Conçu par l'architecte français Joseph Gire, le Copacabana Palace est inspiré d'hôtels emblématiques bâtis au début du siècle dernier sur la côte d'azur française, comme le Negresco, à Nice, ou le Carlton, à Cannes.

À l'époque, la plage de Copacabana était pratiquement déserte, alors que de haut immeubles se dressent le long de la promenade aujourd'hui.

L'inauguration était censée avoir lieu en 1922, au centenaire de l'indépendance du Brésil, mais de nombreuses contraintes techniques ont retardé les travaux d'un an.

Pas de quoi doucher l'enthousiasme d'Octavio Guinle, son fondateur, dont la famille est restée plus de soixante ans à tête de l'hôtel, racheté en 1989 par le groupe Orient-Express, avant de passer sous le giron de LVMH en 2018.

Cet entrepreneur issu de la haute société brésilienne a rendu le Copacabana Palace incontournable en attirant des artistes comme Edith Piaf, Maurice Chevalier, Ella Fitzgerald ou Frank Sinatra pour chanter dans son mythique Golden Room.

Alors que la capitale du Brésil était encore à Rio (avant d'être transférée à Brasilia, en 1960), l'hôtel était également fréquenté par le gratin de la politique locale. Comme le président Washington Luis, qui en 1928 s'est fait tirer dessus par sa maîtresse dans une chambre de l'établissement.

Blessé, il a dû être évacué en toute discrétion vers un hôpital. Le service de presse de la présidence a dit par la suite qu'il avait été victime d'une crise d'appendicite.

- Saveurs locales –

Une tragédie a une nouvelle fois été évitée de peu quand Orson Welles a lancé une machine à écrire par une fenêtre qui donnait sur la piscine, un jour de panne d'inspiration.

C'est dans cette même piscine que Janis Joplin a nagé dans son plus simple appareil en 1970, ce qui lui a valu de se faire expulser du Copacabana Palace.

«C'est un lieu de rencontres politiques, artistiques, qui a accueilli des célébrités du monde entier, mais avec un charme et un glamour bien brésilien», dit à l'AFP l'historien Thiago Gomide.

Le prince Albert II de Monaco est tombé sous ce charme. «À chaque fois qu'il vient ici, il me donne une accolade chaleureuse», confie Antonio Francisco dos Santos, employé du Copacabana Palace depuis 28 ans.

«Il aime nager tôt et déguster ensuite des fruits tropicaux, surtout de la mangue ou de l'açai, sur sa table préférée, au bord de la piscine, que je lui réserve dès que je le vois arriver», témoigne cet assistant du gérant du restaurant Pérgula, où est servi un petit déjeuner copieux, avec des saveurs locales comme la tapioca, une fine galette de fécule de manioc.

La piscine vient d'être relookée, avec des parasols vert pâle et des transats revêtus de coussins assortis, avec des motifs tropicaux.

La façade a également été repeinte, pour retrouver une teinte de blanc perlé, comme il y a cent ans.

«Nous avons voulu nous rapprocher le plus possible de l'apparence de 1923, tout en utilisant des technologies de pointe pour un système l'illumination qui rehausse la beauté de l'édifice la nuit», explique Ulisses Marreiros, qui se donne pour crédo d'«honorer le passé tout en inspirant l'avenir».


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".