Dans le sud de l'Angleterre, les pompiers se préparent à des incendies plus fréquents

Si le climat plus tempéré de cet été à réduit le risque de départ de feux, les pompiers du Surrey voient avec inquiétude le développement massif de la végétation du fait des récentes pluies (AFP).
Si le climat plus tempéré de cet été à réduit le risque de départ de feux, les pompiers du Surrey voient avec inquiétude le développement massif de la végétation du fait des récentes pluies (AFP).
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Publié le Dimanche 27 août 2023

Dans le sud de l'Angleterre, les pompiers se préparent à des incendies plus fréquents

  • Les pompiers de ce comté ont investi dans de nouveaux équipements et se forment à de nouvelles techniques de lutte contre le feu pour répondre à cette menace qui grandit à mesure que le climat du Royaume-Uni devient plus sec
  • L'été dernier, au moment où le pays a connu des températures et une sécheresse record, cette région a subi un des pires feux de forêt de son histoire

GODALMING: Dans un centre d'entraînement de l'armée dans le Surrey, dans le sud-est de l'Angleterre, une petite équipe de pompiers s'entraîne à lutter contre un nouvel ennemi: le réchauffement climatique, qui accroît le risque des feux de forêts.

Les pompiers de ce comté ont investi dans de nouveaux équipements et se forment à de nouvelles techniques de lutte contre le feu pour répondre à cette menace qui grandit à mesure que le climat du Royaume-Uni devient plus sec.

L'été dernier, au moment où le pays a connu des températures et une sécheresse record, cette région a subi un des pires feux de forêt de son histoire. Et certains incendies s'y produisent désormais aussi en dehors de la période estivale.

"Nous traitons désormais les feux de forêts comme des incidents banals", explique à l'AFP Matt Oakley, enquêteur spécialisé dans les incendies dans le Surrey, pendant que des collègues inspectent leurs nouveaux équipements sur ce site, ravagé l'an dernier par un incendie.

"Et les conditions vont devenir de plus en plus extrêmes dans les deux prochaines décennies", affirme-t-il.

Dans une étude publiée le mois dernier, l'agence nationale de météorologie (Met Office) a averti que les températures très élevées qu'a connu le pays à l'été 2022 seraient beaucoup plus fréquentes et intenses à cause du réchauffement climatique.

Les risques d'incendies vont donc s'accroître un peu partout dans le pays.

Au pic de la vague de chaleur de l'an dernier, un incendie a ainsi dévasté 40 hectares à l'est de Londres, endommageant 17 maisons ainsi que d'autres bâtiments et des véhicules. Une catastrophe inédite dans le pays, où on considérait jusqu'ici que les feux de forêts étaient l'apanage du sud de l'Europe ou de l'Australie.

Mais pour Matt Oakley, qui conseille d'autres services de soldats du feu ailleurs au Royaume-Uni, ce qui s'est passé dans l'est de Londres "peut se produire presque partout" où ville et végétation se côtoient.

"Nous sommes une île très peuplée... la nature et la population interagissent, et dans cette situation la possibilité d'un incendie est toujours là", insiste-t-il.

Depuis l'an dernier, les pompiers du Surrey ont investi 1 million de livres (1,17 million d'euro) supplémentaires dans la prévention des incendies et les moyens de lutte contre le feu.

Le service, qui possède quatre stations de lutte contre les feux de forêt sur les 1 679 km2 du comté, y organise désormais régulièrement des exercices.

Il dispose de quatre véhicules spécialisés capables de projeter 1 500 litres d'eau par minute à 60 mètres de distance, et de 25 camions équipés pour la lutte contre les incendies.

Les hommes eux ont été dotés de nouvelles vestes, lunettes et casques adaptés aux conditions extrêmes.

Et le service a développé des dizaines de "plans de gestion des risques" pour les différentes parties de ce comté boisé.

Prévention 

Si le climat plus tempéré de cet été à réduit le risque de départ de feux, les pompiers du Surrey voient avec inquiétude le développement massif de la végétation du fait des récentes pluies.

"Quand cela sèche, ça fait plus (de matière) susceptible de brûler", explique Davi Nolan, commandant d'une unité.

"Nous avons simplement augmenté le risque pour les années à venir", insiste-t-il, ajoutant que des feux d'herbes se produisaient désormais même au coeur de l'hiver.

Les pompiers mettent aussi l'accent sur la prévention, expliquant aux propriétaires l'importance de réaliser des coupe-feu dans leurs bois.

Marli Holland fait aussi le tour des écoles et d'autres lieux pour éduquer aux risques d'incendie.

Sur le site militaire, l'équipe déploie maintenant une caméra thermique pour mettre en évidence l'effet prolongé d'un barbecue sur le sol.

La température indique 170°C encore une demi-heure après que le barbecue a été enlevé.

"Si vous pouvez prendre un pique-nique plutôt que faire un barbecue, vous éliminez le risque. Ne faites pas de feux de camps et ramenez vos déchets chez vous. Ce message simple peut, on l'espère, réduire le risque des incendies", explique Marli Holland.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.