L'Asie-Pacifique enregistre à son tour une série de records de température

La silhouette d'un homme alors qu'il prend un bain par une chaude journée d'été à New Delhi, le 15 mai 2022. (Photo, AFP)
La silhouette d'un homme alors qu'il prend un bain par une chaude journée d'été à New Delhi, le 15 mai 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 02 septembre 2023

L'Asie-Pacifique enregistre à son tour une série de records de température

  • L'Inde, depuis peu le pays le plus peuplé de la planète, a connu le mois d'août le plus chaud et sec depuis le début des relevés il y a plus d'un siècle, a indiqué vendredi le bureau météorologique indien
  • Ces records de température s'ajoutent à ceux observées dans de nombreux autres pays cet été et alors que le mois de juillet a été le plus chaud jamais enregistré sur Terre, selon le service européen Copernicus

BANGKOK: De l'Inde à l'Australie en passant par le Japon, la région Asie-Pacifique a enregistré une série de records de température cet été, dans la lignée de ceux relevés ailleurs dans le monde et qui marquent un nouveau signe tangible du changement climatique sur Terre.

L'Inde, depuis peu le pays le plus peuplé de la planète, a connu le mois d'août le plus chaud et sec depuis le début des relevés il y a plus d'un siècle, a indiqué vendredi le bureau météorologique indien.

"Les températures moyennes et maximales en août 2023 ont été les plus élevées depuis 1901", a indiqué l'agence indienne (IMD), attribuant principalement ce record "à un déficit de précipitations et à une faible mousson".

Le mois d'août tombe en Inde en pleine saison de la mousson qui contribue d'ordinaire chaque année à 80% des précipitations annuelles dans le pays.

Cette année, la mousson a provoqué des inondations mortelles dans certaines parties du nord du pays mais a été, dans l'ensemble, porteuse de pluies bien moins importantes, contribuant au record de températures dans le pays.

Selon les données de l'IMD, les précipitations moyennes en août sont tombées à 161,7 millimètres, soit 30,1 de moins que le niveau précédent plus bas enregistré en 2005.

Les pluies estivales sont vitales pour la sécurité alimentaire en Inde où des millions d'agriculteurs comptent sur la mousson pour assurer la viabilité de leurs récoltes.

Le Japon a également connu entre juin et août les températures moyennes les plus chaudes jamais recensées dans l'archipel depuis la mise en place de statistiques comparables en 1898, a annoncé vendredi l'agence météorologique du pays.

L'hiver australien le plus chaud

"L'anomalie moyenne de température au Japon, basée sur des observations à 15 emplacements différents, était de +1,76°C, dépassant largement celle de 2010 (+1,08°C), qui était la plus élevée jamais enregistrée" depuis que des statistiques ont commencé à être enregistrées en 1898, a ajouté l'agence.

"Par rapport aux années où les températures moyennes estivales ont été particulièrement élevées (2010, 2013, 2018 et 2022), le nombre de journées extrêmement chaudes a augmenté de manière significative à partir de la fin juillet, devenant le plus élevé depuis 2010", souligne le communiqué.

Le Japon avait déjà recensé en juillet ses températures moyennes les plus élevées jamais enregistrées. Plus de 35.700 personnes ont été hospitalisées et 39 sont mortes de coups de chaleur en juillet dans le pays, selon les données de l'Agence nippone de gestion des incendies et des catastrophes.

Le Japon a la population la plus âgée au monde après Monaco: 30% de sa population est âgée de 65 ans et plus. Et sur les cinq dernières années, plus de 80% des décès dans le pays dus à des coups de chaleur concernaient des personnes âgées.

Enfin, l'hiver australien a été le plus chaud jamais enregistré, selon le Bureau de météorologie du pays. Simon Grainger, climatologue principal, a déclaré à l'AFP que la température hivernale moyenne en Australie était de 16,75 degrés Celsius de juin à août, soit un cheveu au-dessus du précédent record établi en 1996.

Des chercheurs australiens ont averti à plusieurs reprises que le changement climatique amplifiait le risque de catastrophes naturelles telles que les feux de brousse, les inondations et les cyclones.

Ces records de température s'ajoutent à ceux observées dans de nombreux autres pays cet été et alors que le mois de juillet a été le plus chaud jamais enregistré sur Terre, selon le service européen Copernicus.

Ils sont rapportés au moment où le super typhon Saola approche des côtes chinoises. Il pourrait être "le plus puissant" à toucher terre dans la région de Hong Kong depuis plus de 70 ans, menaçant les dizaines de millions d'habitants des mégapoles de Hong Kong et de Shenzhen.

Selon les experts, le changement climatique a augmenté l'intensité des tempêtes tropicales, avec plus de pluie et des rafales plus fortes entraînant des inondations soudaines et des dommages côtiers.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.