L’acteur saoudien Mohammed el-Shehri en Qormuz à la première de Poor Things à Venise

L’acteur saoudien Mohammed el-Shehri a foulé le tapis rouge pour le nouveau film du réalisateur Yorgos Lanthimos, Poor Things, dans un djouba magnifiquement brodé du créateur saoudien Abdelrahman al-Abed pour sa marque Qormuz. (Images Getty)
L’acteur saoudien Mohammed el-Shehri a foulé le tapis rouge pour le nouveau film du réalisateur Yorgos Lanthimos, Poor Things, dans un djouba magnifiquement brodé du créateur saoudien Abdelrahman al-Abed pour sa marque Qormuz. (Images Getty)
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Publié le Dimanche 03 septembre 2023

L’acteur saoudien Mohammed el-Shehri en Qormuz à la première de Poor Things à Venise

  • Qormuz, fondée par M. Al-Abed en 2017, était l’une des cent marques saoudiennes exposées à la Fashion Week de Milan l’année dernière
  • M. El-Shehri a également collaboré avec la marque internationale Dior, portant des lunettes DiorBlackSuit pour compléter le look

DUBAÏ: Tous les yeux étaient rivés sur le design saoudien lors de l’une des premières les plus attendues de l’édition 2023 du Festival international du film de Venise. L’acteur saoudien Mohammed el-Shehri a foulé le tapis rouge pour le nouveau film du réalisateur Yorgos Lanthimos Poor Things dans un djouba magnifiquement brodé du créateur saoudien Abdelrahman al-Abed pour sa marque Qormuz.

Pour M. El-Shehri, ce look qui retient l’attention n’était pas seulement une déclaration de mode, c’était un hommage à l’industrie émergente du Royaume.

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«L’Arabie saoudite est dotée une culture unique que j’aimerais révéler au monde. Il y a beaucoup de créateurs saoudiens et de marques locales et une partie de mon message est de les soutenir parce que je crois en eux. La qualité est bonne, ainsi que leur état d’esprit et ils font preuve d’une très grande créativité dans chacune de leurs pièces. Je suis très fier de contribuer à faire connaître la mode unique que nous avons ici en Arabie Saoudite sur la scène mondiale», déclare M. El-Shehri à Arab News.

M. El-Shehri (Sikat Safar, Valley Road) est la vedette de Million Dollar Land, filmé à Neom, dont la première saison à succès a pris fin le mois dernier. M. El-Shehri cherche à élargir sa carrière à l’international lors de son premier voyage au 80e festival. Il a contacté le créateur Al-Abed après avoir vu une de ses créations, à la fois ancrée dans l’histoire et adaptée à l’occasion.

«J’ai vu ce djouba qui m’a vraiment plu. Il s’inspire d’un lieu spécifique en Arabie Saoudite: Al-Bahah, dans les montagnes Sarwat. Il fait plus froid là-bas, donc les gens portent des vêtements plus lourds et plus texturés, comme celui-ci. Abdelrahman a vraiment apporté sa propre touche au djouba et j’ai eu l’honneur de le porter ici à Venise», soutient M. El-Shehri.

Qormuz, fondée par M. Al-Abed en 2017, était l’une des cent marques saoudiennes exposées à la Fashion Week de Milan l’année dernière. Ce printemps, une robe inspirée des pigeonniers de la région d’Al-Kharj intitulée «Al-Dalam» a fait tourner les têtes lors de la Saudi Cup 2023.

M. El-Shehri a également collaboré avec la marque internationale Dior, portant des lunettes DiorBlackSuit pour compléter le look.

«Ma philosophie est de mélanger les marques saoudiennes avec les marques haut de gamme pour montrer le croisement de nos cultures», affirme M. El-Shehri.

En raison de la grève SAG-AFTRA, les stars de Poor Things, dont Emma Stone et l’acteur égypto-américain Ramy Youssef, n’ont pas pu y assister, mais le réalisateur Lanthimos (The Favourite, Killing of a Sacred Deer) et une foule d’acteurs, de cinéastes et de mannequins internationaux ont assisté à la première du film, considéré comme l’un des meilleurs films de l’année.

«La réaction ici a été incroyable. Tout le monde s’extasiait en voyant la tenue. Je pensais qu’on pouvait porter quelque chose de plus traditionnel, mais j’ai réalisé qu’il fallait se démarquer dans ce genre d’événement. Je pense que nous avons relevé le défi.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".