Retour du festival Noor Riyadh sous le thème «The Bright Side of the Desert Moon»

Noor Riyadh 2023 a annoncé le nouveau thème de sa 3e édition: «The Bright Side of the Desert Moon». (Photo fournie)
Noor Riyadh 2023 a annoncé le nouveau thème de sa 3e édition: «The Bright Side of the Desert Moon». (Photo fournie)
Noor Riyadh 2023 a annoncé le nouveau thème de sa 3e édition: «The Bright Side of the Desert Moon». (Photo fournie)
Noor Riyadh 2023 a annoncé le nouveau thème de sa 3e édition: «The Bright Side of the Desert Moon». (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 13 septembre 2023

Retour du festival Noor Riyadh sous le thème «The Bright Side of the Desert Moon»

  • L’exposition Noor Riyadh, organisée par Neville Wakefield et Maya al-Athel, se déroulera du 30 novembre au 2 mars
  • Le festival mettra en vedette des artistes locaux et internationaux et proposera divers ateliers, séminaires de réflexion et discussions artistiques

RIYAD: Noor Riyadh 2023, le festival annuel de la lumière et de l’art, a annoncé mardi les dates et le nouveau thème de sa 3e édition, qui a pour titre «The Bright Side of the Desert Moon».

Lancé dans le but de nourrir les talents locaux et de renforcer l’économie culturelle en Arabie saoudite, Noor Riyadh fait partie de Riyadh Art, l’une des plus grandes initiatives d’art public du monde.

Le ministre saoudien de la Culture, le prince Badr ben Abdallah ben Farhane, également membre du conseil d’administration de la Commission royale pour la ville de Riyad et président du comité directeur du programme artistique de Riyad, a déclaré dans un communiqué: «Sous la direction du prince héritier, Mohammed ben Salmane, notre dévouement à la culture et aux arts a ouvert la voie à l’expression créative.»

L’exposition Noor Riyadh, organisée par Neville Wakefield et Maya al-Athel, se déroulera du 30 novembre au 2 mars.

Le festival Noor Riyadh se tiendra du 30 novembre au 16 décembre et présentera plus de cent vingt œuvres de plus de cent artistes exposées dans cinq pôles de la capitale saoudienne.

Le festival mettra en vedette des artistes locaux et internationaux et proposera divers ateliers, séminaires de réflexion et discussions artistiques.

Le prince Badr soutient que la participation d’artistes de renommée mondiale à Noor Riyadh «fait écho à notre vision unie».

Il ajoute: «À l’approche de notre 3e édition, nous sommes impatients de poursuivre la mission de Riyadh Art: transformer la ville en une éblouissante galerie sans murs et faire en sorte que l’art soit accessible pour tous.»

Le conservateur principal du festival, Jérôme Sans, cofondateur du Palais de Tokyo, à Paris, a organisé des biennales à travers le monde. Il est par ailleurs le directeur artistique d’institutions prestigieuses en Europe, en Asie et en Amérique latine.

Les conservateurs Pedro Alonzo, Alaa Tarabzouni et Fahad ben Naïf ont réuni des dizaines d’artistes en provenance du monde entier et plus de trente-cinq artistes originaires du Royaume.

M. Alonzo, qui habite à Boston, est actuellement conservateur adjoint au Dallas Contemporary de Texas.

MM. Tarabzouni et Ben Naïf, qui vivent tous deux à Riyad, sont également des artistes et leurs pratiques individuelles puisent dans leur expérience architecturale pour apporter des perspectives uniques sur l’urbanisme et l’environnement bâti.

Ce festival à l’échelle de la ville illuminera Riyad grâce à des installations d’art lumineux, des projections sur édifices et des performances.

L’exposition du festival, intitulée «Refracting Identities, Shared Futures», se tiendra dans le district de Jax.

En ce qui concerne l’organisation, Neville Wakefield – anciennement chargé du MoMA PS1, des Frieze Projects et de Desert X – est de retour, aux côtés de Maya al-Athel, qui a été directrice artistique du festival en 2022.

Noor Riyadh 2023 proposera également plus de cinq cents programmes d’engagement communautaire destinés aux visiteurs et aux familles tout au long de la durée du festival et de l’exposition.

En 2022, Noor Riyadh a réalisé de nombreux exploits, notamment en accueillant 2,8 millions de visiteurs. Il a par ailleurs remporté six records du monde Guinness, dont l’un concernait la plus grande célébration d’art lumineux au monde.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".