Stoltenberg: «Nous devons nous préparer à une longue guerre en Ukraine»

Depuis plusieurs mois, les régions russes proches de l'Ukraine sont régulièrement la cible d'attaques (Photo, AFP).
Depuis plusieurs mois, les régions russes proches de l'Ukraine sont régulièrement la cible d'attaques (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 17 septembre 2023

Stoltenberg: «Nous devons nous préparer à une longue guerre en Ukraine»

  • Il n'a toutefois pas donné plus de détails sur les frappes qui ont visé ce village
  • Kiev s'est rapproché de l'Otan lors du sommet de l'alliance en juillet, a-t-il expliqué

FRANCFORT:Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a prévenu qu'il ne fallait pas s'attendre à une fin rapide de la guerre en Ukraine, dans une interview publiée dimanche, au moment où l'armée ukrainienne est engagée dans une contre-offensive pour repousser les forces russes.

"La plupart de guerres durent plus longtemps que ce qui avait été prévu lorsqu'elles ont débuté", a souligné M. Stoltenberg dans cette interview au groupe de média allemand Funke.

"Par conséquent nous devons nous préparer à une longue guerre en Ukraine", a-t-il ajouté.

Russie: Une personne tuée dans une frappe ukrainienne sur un village frontalier

Une frappe ukrainienne a tué une personne dans le village de Plekhovo, tout près de la frontière, a annoncé samedi le gouverneur de la région de Koursk, Roman Starovoït.

Ce petit village "a été bombardé depuis l'Ukraine", a-t-il affirmé sur Telegram.

"Un homme de 30 ans est décédé sur place des suites d'une blessure par éclats d'obus", a indiqué le responsable, ajoutant que "plusieurs habitations ont été endommagées".

Il n'a toutefois pas donné plus de détails sur les frappes qui ont visé ce village situé à quelques kilomètres de la frontière avec l'Ukraine.

Depuis plusieurs mois, les régions russes proches de l'Ukraine sont régulièrement la cible d'attaques, les autorités accusant les forces de Kiev de tuer des civils et d'endommager des infrastructures.

La guerre a débuté en février 2022, lorsque les forces armées russes ont envahi l'Ukraine. L'armée ukrainienne mène depuis juin une contre-offensive pour repousser les forces russes dans le sud et l'est, mais cette opération n'a permis de reprendre qu'un nombre limité de localités.

"Nous souhaitons tous une paix rapide", a poursuivi M. Stoltenberg.

"Mais dans le même temps nous devons reconnaitre (ceci): si le président (Volodymyr) Zelensky et les Ukrainiens cessent le combat, leur pays n'existera plus".

"Si le président (Vladimir) Poutine et la Russie déposent les armes, nous aurons la paix", a-t-il déclaré.

Quant au souhait de l'Ukraine de rejoindre l'Otan, M. Stoltenberg a assuré: "Il ne fait aucun doute que tôt ou tard l'Ukraine sera dans l'Otan".

Kiev s'est rapproché de l'Otan lors du sommet de l'alliance en juillet, a-t-il expliqué.

"Lorsque cette guerre prendra fin, nous aurons besoin de garanties de sécurité pour l'Ukraine. Autrement, l'histoire pourrait se répéter", a-t-il averti.

Au sommet de l'Otan à Vilnius, les dirigeants de l'alliance sont convenus que l'Ukraine pourrait rejoindre l'Otan une fois que certaines conditions seront remplies, les dirigeants américain et allemand soulignant que parmi ces conditions figurent des réformes pour protéger la démocratie et l'Etat de droit.

La Russie dit avoir abattu sept drones ukrainiens près de Moscou et en Crimée

La défense aérienne russe a abattu un drone ukrainien dans la région de Moscou et six autres qui se dirigeaient vers la péninsule de Crimée annexée, a annoncé dimanche le ministère russe de la Défense.

Un des drones a été intercepté à 01H45 (22H45 GMT) dans le district d'Istrinsky, dans la région de Moscou, a indiqué le ministère sur Telegram.

"Selon des informations préliminaires, il n'y a ni dégât ni victimes sur le site où sont tombés les débris", a précisé, également sur Telegram, le maire de Moscou, Sergueï Sobianine.

Deux drones ukrainiens ont par ailleurs été détruits vers 01H15 heure de Moscou (22H15 GMT) sur la côte ouest de la Crimée, puis quatre autres 30 minutes plus tard au-dessus des côtes est et nord-ouest de la péninsule, selon le ministère de la Défense.

Les attaques de drones ukrainiens contre le territoire russe et la Crimée, annexée en 2014, se sont multipliées ces derniers mois sur fond d'une contre-offensive de Kiev entamée début juin.

Quant au souhait de l'Ukraine de rejoindre l'Otan, M. Stoltenberg a assuré: "Il ne fait aucun doute que tôt ou tard l'Ukraine sera dans l'Otan".

Kiev s'est rapproché de l'Otan lors du sommet de l'alliance en juillet, a-t-il expliqué.

"Lorsque cette guerre prendra fin, nous aurons besoin de garanties de sécurité pour l'Ukraine. Autrement, l'histoire pourrait se répéter", a-t-il averti.

Au sommet de l'Otan à Vilnius, les dirigeants de l'alliance sont convenus que l'Ukraine pourrait rejoindre l'Otan une fois que certaines conditions seront remplies, les dirigeants américain et allemand soulignant que parmi ces conditions figurent des réformes pour protéger la démocratie et l'Etat de droit.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.