L’interview exclusive du prince héritier saoudien sur Fox News attendue avec impatience

La chaîne américaine Fox News propose une émission spéciale de deux jours sur la transformation de l’Arabie saoudite, avec une interview exclusive du prince héritier Mohammed ben Salmane (Photo fournie)
La chaîne américaine Fox News propose une émission spéciale de deux jours sur la transformation de l’Arabie saoudite, avec une interview exclusive du prince héritier Mohammed ben Salmane (Photo fournie)
Short Url
Publié le Mercredi 20 septembre 2023

L’interview exclusive du prince héritier saoudien sur Fox News attendue avec impatience

  • Bret Baier, présentateur de Fox News, s’est rendu en Arabie saoudite pour discuter du pétrole, des réformes et des relations avec les États-Unis avec de hauts responsables
  • Fox News s’est entretenu avec le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, pour parler de la transformation du Royaume

RIYAD: La chaîne américaine Fox News propose une émission spéciale de deux jours sur la transformation de l’Arabie saoudite, avec une interview exclusive du prince héritier Mohammed ben Salmane, qui sera diffusée jeudi.

Le présentateur chevronné de la chaîne, Bret Baier, se trouve en Arabie saoudite, où il a obtenu un «accès sans précédent» à plusieurs hauts responsables pour discuter du pétrole, des réformes sociales, de la diversification de l’économie et des relations avec les États-Unis.

«Ce pays est l’un des principaux producteurs de pétrole du monde et le berceau de l’islam. Il abrite le plus grand désert de sable du monde, la plus grande oasis du monde et le plus grand aéroport du monde», affirme M. Baier lors d’une promotion pour la couverture spéciale de la chaîne.

«Politiquement, c’est l’un des pays les plus importants de la planète, puisqu’il représente un centre culturel pour les Arabes et les musulmans, et son emplacement stratégique est crucial», souligne le présentateur. «Au cours des deux prochaines nuits, nous vous présenterons en exclusivité les coulisses du Royaume, afin de vous montrer ce qu’il représente, sa beauté, son caractère unique et son rôle de plus en plus important dans les affaires du monde.»

Dans son émission, Fox News s’entretient avec Jerry Inzerillo, directeur général de l’Autorité de développement de Diriyah Gate, au sujet de l’une des destinations les plus intéressantes du Royaume en matière de tourisme patrimonial.

M. Baier a également rencontré les ministres saoudiens du Tourisme, de l’Économie, de l’Énergie et du Sport afin de découvrir comment la Vision 2030, le programme de réformes sociales et de diversification économique du Royaume, permet au pays de réduire sa dépendance à l’égard de la production pétrolière et de se développer dans des secteurs entièrement nouveaux.

Le présentateur s’entretient aussi avec des experts qui expliquent comment les grandes réformes des droits des femmes dans la société saoudienne ont stimulé la participation et le leadership des femmes dans le monde des affaires, la gouvernance et la société civile.

«Je dis à mon équipe que nous devons faire l’impossible», déclare Faisal al-Ibrahim, ministre de l’Économie et de la Planification, à M. Baier lors d’un reportage sur la transformation.

«La Vision 2030 vise à libérer notre potentiel. C’est son objectif principal. Il s’agit d’une feuille de route qui précise où nous voulons arriver et comment nous y parviendrons.»

«Elle est conçue pour relever les défis et éviter les risques économiques à long terme grâce à trois éléments: la diversification de l’économie, l’autonomisation des jeunes du Royaume et la mise en place d’institutions qui peuvent aider à mener à bien ce projet au-delà de 2030.»

«Elle aide l’Arabie saoudite à jouer un rôle plus important dans la connexion entre les pays du monde, compte tenu de la position que nous occupons aujourd’hui. C’est un atout que nous devons exploiter. Il s’agit de connecter l’énergie, les données, les biens et les services, et les personnes, le tout dans le but d’améliorer le monde dans son ensemble.»

img 1
Faisal Al-Ibrahim, ministre de l'économie et de la planification. (Capture d'écran/Fox News)

«Chaque jour est une toile vierge pour les jeunes Saoudiens. Ils peignent des tableaux que nous n’aurions jamais imaginés il y a plus de sept ans. Ce n’est donc que le début. Nous sommes sur le point de voir un potentiel de plus en plus grand se libérer et nous sommes très déterminés à faire en sorte que cette transformation porte ses fruits.»

Concernant le leadership du prince héritier, M. Al-Ibrahim indique qu’il découle d’un désir d’améliorer la vie des citoyens saoudiens.

«Son style de leadership repose sur l’appropriation de la cause», souligne-t-il.

«Il veut que l’Arabie saoudite soit la meilleure version d’elle-même. Il veut qu’elle soit un acteur mondial qui contribue à améliorer le monde, un agent de changement mondial. Il veut que les Saoudiens et les personnes résidant en Arabie saoudite vivent la meilleure vie possible et qu’ils soient en mesure de contribuer le plus possible à cette économie mais aussi à l’économie mondiale dans son ensemble.»

La croissance de l’industrie du tourisme est l’une des évolutions les plus prometteuses du Royaume. Longtemps fermée au monde extérieur, l’Arabie saoudite n’était autorisée à accueillir que les pèlerins religieux se rendant dans les villes saintes de La Mecque et de Médine.

Aujourd’hui, grâce au lancement des visas touristiques électroniques et à des investissements massifs dans de nouveaux mégaprojets hôteliers, de loisirs, de divertissement, le Royaume est bien placé pour devenir une destination mondiale.

«Le tourisme est au premier plan de la Vision 2030», précise Ahmed al-Khatib, ministre du Tourisme, à M. Baier. «Nous sommes en train de débloquer ce secteur. Nous avons doublé (le nombre de touristes) au cours des deux dernières années et nous le doublerons encore au cours des deux prochaines années.»

«Nous avons revu nos objectifs. Nous les avons revus à la hausse pour les porter à 150 millions de visiteurs, nationaux et internationaux, dont soixante-dix millions de visiteurs internationaux d’ici à 2030. Nous atteindrons 30 millions cette année sur les 70 millions de visiteurs internationaux, et ce avant l’ouverture de Red Sea Global, Neom, Qiddiya et Diriyah.»

 

 

BIO: BRET BAIER

* Bret Baier est un présentateur et journaliste américain.

* Il est né à Rumson, dans le New Jersey, et a obtenu un diplôme en sciences politiques et en anglais à l’université DePauw en 1992.

* Bret Baier a rejoint Fox News en 1998 et était le principal correspondant de la chaîne à la Maison-Blanche pendant la présidence de George W. Bush.

* Il a couvert certains des événements les plus importants de l’histoire récente des États-Unis, comme l’attentat du 11-Septembre contre le Pentagone et les guerres en Irak et en Afghanistan.

* Il est surtout connu pour son rôle de correspondant politique en chef de Fox News et pour son animation du Special Report with Bret Baier, une émission d’information et d’analyse politique diffusée tous les soirs sur Fox News.

* Ces dernières années, Baier a interviewé certaines des personnalités politiques les plus importantes, notamment les anciens présidents américains Donald Trump (2023) et Barack Obama (2016), ainsi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky (2022).

* Bret Baier a reçu de nombreux prix pour son journalisme, notamment le Kenneth Y. Tomlinson Award for Outstanding Journalism et le Sol Taishoff Award for Excellence in Broadcast Journalism.

* Il est également l’auteur de plusieurs livres, dont Special Heart: A Journey of Faith, Hope, Courage, and Love et To Rescue the Republic.

En ce qui concerne «The Line» — une nouvelle conception de la vie urbaine à Neom, dans le nord-ouest du Royaume — M. Al-Khatib confirme que la construction a commencé et qu’elle «va être réalisée à 1000%»

«Nous avons un avantage. Nous construisons une nouvelle ville et il est plus facile de construire quelque chose à partir de zéro que de transformer quelque chose. Aujourd’hui, si vous voulez transformer une grande ville comme Londres, Paris ou New York, c’est très difficile parce que la construction de la ville a duré plusieurs décennies.»

img 1
Ahmed Al-Khatib, ministre du tourisme du Royaume. (Capture d'écran/Fox News)

«Elle (The Line) sera l’exemple de la ville du futur où tout le monde aimerait vivre et expérimenter ce à quoi ressemblera la vie future. Honnêtement, nous courons très, très vite pour le rattraper (le prince héritier) et pour concrétiser sa vision.»

Pour ce qui est de la décision de l’Arabie saoudite, dans le cadre de l’Opep+, de réduire sa production de pétrole à un moment où les prix mondiaux du pétrole sont déjà élevés en raison de la guerre en Ukraine, le prince Abdelaziz ben Salmane, ministre de l’Énergie du Royaume, explique à M. Baier que cette décision vise à stabiliser les marchés pétroliers, et non à réaliser des bénéfices.

«Nous ne sommes pas motivés par les profits, nous sommes plus ou moins motivés par la stabilité», note le prince Abdelaziz.

«Nous ne sommes du côté de personne. Nous défendons nos propres intérêts nationaux. Nous essayons de protéger notre économie. Notre ambition est immense et nous devons la mener à bien.»

«Ce que nous faisons n’a rien à voir avec les prix. Ce que nous faisons, c’est nous assurer que nous réduisons la volatilité du marché», ajoute-t-il.

L’émission de Fox News ne s’est pas limitée à l’économie. M. Baier s’est également entretenu avec le ministre saoudien du Sport, le prince Abdelaziz ben Turki al-Faisal, qui a mis en lumière la réussite du Royaume dans la création d’équipes et de ligues féminines.

«Tous les clubs ont désormais des équipes de football féminines. Nous avons même une sélection nationale. Notre sélection nationale officielle est entrée dans le classement de la Fifa alors qu’il y a quatre ou cinq mois, il n’y avait pas de sélection féminine», lance le prince Abdelaziz.

«Maintenant que nous figurons dans le classement de la Fifa, les joueuses disputent beaucoup de compétitions et beaucoup de matchs amicaux pour s’assurer qu’elles grimpent dans le classement. Il y a deux ou trois ans, il n’y avait pas de sélection nationale, mais maintenant, nous avons aussi une ligue.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Short Url
  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Short Url
  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Short Url
  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.