La célébration enchanteresse de la musique saoudienne au Kingdom’s Melody Festival

La première édition du Kingdom’s Melody Festival occupe le devant de la scène à Djeddah, captivant les spectateurs avec une célébration du patrimoine musical de l'Arabie saoudite. (AN/Nada Hameed)
La première édition du Kingdom’s Melody Festival occupe le devant de la scène à Djeddah, captivant les spectateurs avec une célébration du patrimoine musical de l'Arabie saoudite. (AN/Nada Hameed)
L'exposition qui accompagnait l’événement a mis en lumière d’importants compositeurs saoudiens à travers différentes époques, présentant les instruments de musique qui leur étaient associés et offrant un aperçu de leur vie quotidienne grâce à leurs journaux intimes. (AN/Nada Hameed)
L'exposition qui accompagnait l’événement a mis en lumière d’importants compositeurs saoudiens à travers différentes époques, présentant les instruments de musique qui leur étaient associés et offrant un aperçu de leur vie quotidienne grâce à leurs journaux intimes. (AN/Nada Hameed)
Des pochettes de cassettes de différents compositeurs étaient soigneusement disposées sur les étagères longeant les couloirs menant au théâtre. (AN/Nada Hameed)
Des pochettes de cassettes de différents compositeurs étaient soigneusement disposées sur les étagères longeant les couloirs menant au théâtre. (AN/Nada Hameed)
La première édition du Kingdom’s Melody Festival prend actuellement place à Djeddah, captivant les spectateurs avec une célébration du patrimoine musical de l'Arabie saoudite. (AN/Nada Hameed)
La première édition du Kingdom’s Melody Festival prend actuellement place à Djeddah, captivant les spectateurs avec une célébration du patrimoine musical de l'Arabie saoudite. (AN/Nada Hameed)
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Publié le Samedi 30 septembre 2023

La célébration enchanteresse de la musique saoudienne au Kingdom’s Melody Festival

  • Le festival a été inauguré par un émouvant hommage aux pionniers de la composition saoudienne
  • Le chanteur Mohammed Abdo a inauguré la soirée musicale par une interprétation émouvante de compositions de Kadars et d'Idris

DJEDDAH: La première édition du Kingdom’s Melody Festival occupe le devant de la scène à Djeddah, captivant les spectateurs avec une célébration du patrimoine musical de l'Arabie saoudite. 

Ce festival de trois jours, qui a débuté jeudi dernier, se donne pour mission de mettre en valeur l'histoire de la musique et des compositeurs du Royaume, ainsi que leurs liens culturels profonds avec la communauté locale. 

Le festival a été inauguré par un émouvant hommage aux pionniers de la composition saoudienne. 

Le vice-ministre de la Culture et vice-président de la Commission de la musique, Hamed Fayez, a rendu hommage au compositeur saoudien Abdelrab Idris et à l'artiste défunt Omar Kadars.

Le chanteur Mohammed Abdo a inauguré la soirée musicale avec une performance émouvante de compositions de Kadars et d'Idris. 

En amont du concert, Abdo a déclaré: «Le Kingdom’s Melody Festival est une merveilleuse initiative du ministère de la Culture. Aujourd'hui, nous mettons à l’honneur les figures distinguées de la musique saoudienne, et cela représente un nouveau départ pour nous.» 

Le Jeddah Superdome a été transformé en une immense tente musicale, vibrant sous les applaudissements et les acclamations d'un public majoritairement vêtu du traditionnel chemagh saoudien, un foulard rouge et blanc.

Le festival a ensuite enchaîné avec deux événements: « Send Love» («Envoyez de l'amour») a permis au public de saluer ses compositeurs bien-aimés, tandis que «Melodic Memories» («Souvenirs mélodiques») a mis en vedette des chansons de différentes figures musicales.

Samar Moghrabi a déclaré à Arab News: «Je suis extrêmement ravie de l'intérêt que porte le Royaume aux compositeurs de chansons saoudiennes, et je tiens à exprimer ma gratitude envers le ministère de la Culture pour cet événement exceptionnel.» 

Shadi Tashkandi, qui assistait à l'événement en compagnie de sa famille, a ajouté: «Cet événement grandiose rassemble des artistes emblématiques qui ont marqué l'histoire musicale de notre pays. Je suis fier de participer à cet événement dans ma ville bien-aimée, Djeddah.»

Le festival a également accueilli des performances d'Abdel Majid Abdallah, qui a interprété une sélection de chansons composées par Fawzi Mahsoun et Saleh al-Shehri. 

La soirée de clôture réserve une performance du compositeur saoudien Abadi al-Johar, célébrant des chansons composées par Talal Bagher.

Pour enrichir l'expérience du public, une exposition complémentaire a mis en lumière les récits et les expériences ayant façonné la musique saoudienne et ses compositeurs. 

L'importance historique de Djeddah dans le domaine de la musique saoudienne a été soulignée, avec les missions diplomatiques ayant enregistré les premières compositions musicales saoudiennes. Des écrans intelligents et des haut-parleurs haute définition ont permis aux visiteurs de plonger au cœur de l'histoire de la musique saoudienne, de ses origines jusqu'à nos jours.

Le festival est destiné à devenir un événement annuel, et chaque édition sera dédiée à explorer l'influence d'autres cultures sur la musique saoudienne. 

Cette initiative s'inscrit dans le cadre du programme «Quality of Life» («Qualité de vie»), qui fait partie de la Vision 2030 et qui vise à enrichir les expériences culturelles tout en promouvant l’art en Arabie saoudite.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".