El Juli, légende de la tauromachie, prend sa retraite

Le torero espagnol Julian Lopez "El Juli" est porté par la foule après sa corrida d'adieu aux arènes de Las Ventas à Madrid (Photo, AFP).
Le torero espagnol Julian Lopez "El Juli" est porté par la foule après sa corrida d'adieu aux arènes de Las Ventas à Madrid (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 01 octobre 2023

El Juli, légende de la tauromachie, prend sa retraite

  • Pour sa première communion, le petit Julián est autorisé à toréer sa première vachette à l'âge de huit ans
  • Revenu en Europe, il prend l'alternative, la cérémonie durant laquelle le jeune novillero devient un torero, en 1998 à Nîmes

MADRID: Il est tombé enfant dans la marmite de la corrida, au point d'entraîner la condamnation d'un directeur d'arènes qui l'avait fait toréer trop jeune. La star "El Juli" raccroche ce week-end sa cape de torero à 41 ans.

De son vrai nom Julián López Escobar, "El Juli" faisait déjà mime de toréer à deux ans avec un torchon, racontait son père dans les années 1990. Une carrière précoce dont la fin a été soudainement annoncée cet été.

Ses adieux ont commencé samedi soir dans les arènes madrilènes de Las Ventas pour s'achever le lendemain dans celles de Séville, deux temples de la tauromachie.

"Ca a toujours été l'arène de mes rêves. Ce qui m'a donné envie d'être torrero", a commenté samedi sur OneToroTv El Juli à l'issue de la corrida, expliquant être "envahi d'une plénitude et d'un bonheur unique".

La star, qui est sortie par la grande porte de Las Ventas, hommage suprême pour un matador, a dédié un des taureaux à la présidente de la région de Madrid, Isabel Diaz Ayuso, figure montante de la droite espagnole, assise dans les arènes "pour tout ce qu'elle a fait pour la tauromachie".

En juillet, le matador prenait tout le monde de court en annonçant sur Instagram "non pas une retraite, mais la fin d'une étape magnifique".

Décrivant sa profession comme "dure et difficile", il expliquait vouloir désormais se consacrer à sa famille et à ses autres occupations.

Considéré comme l'un des plus grands toreros de son époque, le quadragénaire s'est fait connaître très tôt comme un "jeune prodige des arènes".

Né à Madrid le 3 octobre 1982, El Juli est le fils d'un "novillero", torero combattant de jeunes taureaux, des années 1970 qui a dû arrêter sa carrière à la suite d'une blessure.

Interdit d'arènes car trop jeune 

Pour sa première communion, le petit Julián est autorisé à toréer sa première vachette à l'âge de huit ans.

Il entre à 10 ans à l'Ecole de Tauromachie de Madrid "où il fait le délice de ses professeurs", relate en 1995 la première dépêche de l'AFP sur cette "future grande vedette de la tauromachie" haute d'1,50 m.

A l'époque, le directeur de l'Ecole taurine de Madrid, Gregorio Sánchez, assure qu'on ne peut "donner aucun conseil à ce petit génie car il sait déjà tout".

Accompagné en permanence par son père, El Juli combat des taurillons quand les "aficionados" réclament de lui faire affronter rapidement des animaux de plus grande prestance pour mettre sa véritable valeur à l'épreuve.

En 1997, le directeur des arènes françaises de Nîmes, Robert Pilès, est condamné à 10.000 francs d'amende pour avoir fait toréer "El Juli" en septembre 1995, alors qu'il n'avait pas seize ans, âge légal requis.

Trop jeune, le "Mozart de la tauromachie", comme l'a surnommé son avocat lors de ce procès, est interdit d'arènes en France mais aussi en Espagne.

Technique hors du commun 

Qu'à cela ne tienne, l'adolescent au talent insolent part faire ses armes au Mexique, où il devient une super-star. La "Julimania" est lancée.

Revenu en Europe, il prend l'alternative, la cérémonie durant laquelle le jeune novillero devient un torero, en 1998 à Nîmes.

L'année suivante, il est le torero le plus actif de la saison avec 135 corridas. Selon les estimations publiées à l'époque, ses gains prévus cette année-là sont évalués à 66 millions de francs soit environ 10 millions d'euros... à 17 ans.

Blessé à plusieurs reprises, il a remercié en juillet, lors de l'annonce de sa retraite, les médecins "dans les mains desquels [il a] été 18 fois".

Pour le directeur des arènes de Madrid Simon Casas, El Juli a une "technique au-delà du commun: il trouve la réponse à toutes les problématiques que posent les taureaux".

"Dès tout jeune, ce surdoué avait l'intuition de l'animal", a-t-il dit à l'AFP, estimant que le matador s'en allait au bon moment. "Il part au faîte de sa gloire. Très peu de toreros ont eu une carrière aussi longue en restant dans le top 5. Il faut savoir s'arrêter".


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".