Le maintien des traditions et des liens familiaux joue un rôle important dans la vie sociale de Riyad

Le respect des traditions familiales et le maintien des liens de parenté font partie intégrante de la société et de la culture saoudiennes, transmises de génération en génération. (AFP/Photos d'archives)
Le respect des traditions familiales et le maintien des liens de parenté font partie intégrante de la société et de la culture saoudiennes, transmises de génération en génération. (AFP/Photos d'archives)
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Publié le Mardi 03 octobre 2023

Le maintien des traditions et des liens familiaux joue un rôle important dans la vie sociale de Riyad

  • Du sport aux pique-niques dans le désert, les Saoudiens disposent d’un large éventail de possibilités pour passer des moments agréables en famille
  • La famille est un pilier central des résidents de la capitale saoudienne et constitue la base du cercle social de la plupart des personnes

RIYAD: Chaque vendredi, Abdallah al-Souleimane s'habille avec ses vêtements préférés et emmène sa famille chez son grand-père pour retrouver tous les membres de sa famille et profiter du beau temps dans le jardin, tout en buvant du thé et en mangeant des maamoul (biscuits).

Le respect des traditions familiales et le maintien des liens de parenté font partie intégrante de la société et de la culture saoudiennes, transmises de génération en génération.

Les habitants de Riyad ont confié à Arab News à quel point ils appréciaient passer des moments agréables en famille.

«La famille est un pilier central de la société saoudienne et constitue la base du cercle social de la plupart des personnes. Les vendredis sont des journées consacrées à la famille, je les passe habituellement chez mon grand-père où tous mes oncles et tantes viennent avec leurs enfants», affirme Abdallah al-Souleimane.

Certaines familles disposent dans leur maison d'une pièce spéciale, appelée «majilis», où les questions familiales importantes sont discutées, et où les invités sont accueillis.

Moutlaq al-Jabaa, résident de Riyad, aime conduire sa famille à travers la ville. «Nous aimons nous promener autour de Riyad; alors je les conduis dans la ville, ou nous louons un chalet de centre de loisirs avec une piscine et des consoles de divertissement pour que toute la famille puisse se réunir et s'amuser.»

En Arabie saoudite, il est courant de louer une istiraha, ou chalet, un lieu de séjour temporaire qui dispose souvent d'une piscine, d'un grand salon pour les familles, et d'un jardin avec une aire de jeux pour les enfants.

Pendant les mois les plus frais, raconte Moutlaq al-Jabaa, la plupart des familles de Riyad profitent également des activités de plein air, comme les pique-niques dans le désert autour de Wadi Hanifa. «On appelle cela kashta. Lors des froides nuits d’hiver, nous allons dans le désert et apportons des chaises, du thé, de la nourriture, du bois et un petit tapis pour nous asseoir et profiter du climat, et nous aimons brûler du bois pour nous réchauffer.»

D'autres activités familiales très appréciées incluent le camping, les safaris dans le désert, les promenades à dos de chameau, les glissades sur les planches de dune, les promenades en quad, ainsi que l'observation des étoiles, offrant toutes des activités uniques dans la nature tout en stimulant les perspectives économiques des entreprises locales.

«Nous préférons nous rassembler dans un camp dans le désert où les hommes jouent au jeu de cartes Baloot, et les femmes aiment s'asseoir et siroter du thé ou du café saoudien tout en regardant les enfants courir», confie Abdallah al-Souleimane.

La pratique de sports comme le football, les courses de chevaux et la fauconnerie fait également partie intégrante des traditions familiales de Riyad.

Nouf al-Houmaidi aime louer une ferme avec une écurie pour enseigner l'équitation aux enfants.

«Les Saoudiens apprécient les chevaux et, dans ma famille, nous aimons apprendre aux enfants dès leur plus jeune âge à monter à cheval afin qu’ils puissent décider s'ils veulent pratiquer ce sport lorsqu'ils seront grands. Les enfants sont également enthousiastes lorsqu’ils voient des animaux de la ferme, et apprennent beaucoup sur la façon de fabriquer du lait et de ramasser les œufs.»

Pendant le ramadan, les familles organisent un iftar chez elles pour leurs amis et leur famille, principalement le week-end. L'Aïd al-Fitr et l'Aïd al-Adha, les deux des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier islamique, sont des occasions joyeuses où les familles se réunissent pour célébrer, échanger des cadeaux et déguster des plats et des boissons traditionnels.

Hanouf al-Salama affirme que son père posséde une ferme où les membres de la famille et leurs enfants se réunissent pour profiter de la nature et cueillir des dattes.

«Nous préparons du café saoudien que la famille peut boire avec les dattes. Nous organisons un concours avec les enfants pour voir qui peut cueillir le plus de dattes. Nous avons également un barbecue, où les hommes de la famille cuisinent souvent la viande», explique Hanouf al-Salama.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".