Un événement de l'Organisation de coopération numérique examine le rôle de l'IA dans la diplomatie mondiale

L'Organisation de coopération numérique a organisé la deuxième édition de l'événement Diplomatic Connect afin de promouvoir la diplomatie numérique pour les pays membres et les organisations internationales partenaires. (Photo fournie)
L'Organisation de coopération numérique a organisé la deuxième édition de l'événement Diplomatic Connect afin de promouvoir la diplomatie numérique pour les pays membres et les organisations internationales partenaires. (Photo fournie)
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Publié le Lundi 09 octobre 2023

Un événement de l'Organisation de coopération numérique examine le rôle de l'IA dans la diplomatie mondiale

  • L'événement, organisé à l'ambassade d'Oman à Riyad, a souligné le rôle essentiel de l'IA et de la diplomatie numérique pour promouvoir la coopération internationale à l'ère du numérique
  • L'Organisation de la coopération numérique s'engage à favoriser un espace accueillant pour la communauté diplomatique et d'autres acteurs pour échanger sur la diplomatie et l'innovation technologique

RIYAD: L'Organisation de la coopération numérique (OCD) a organisé la deuxième édition de Diplomatic Connect afin de promouvoir la diplomatie numérique pour les pays membres et les organisations internationales partenaires.

L'événement, organisé à l'ambassade d'Oman dans la capitale saoudienne Riyad, a mis en lumière le rôle essentiel de l'intelligence artificielle et de la diplomatie numérique dans la promotion de la coopération internationale à l'ère du numérique.

L’OCD s'engage à favoriser un espace accueillant pour la communauté diplomatique et d'autres parties prenantes en vue d’échanges sur la diplomatie et l'innovation technologique.

Fondée en novembre 2020, l'OCD favorise la prospérité numérique en accélérant la croissance inclusive de l'économie numérique.

L'organisation regroupe les ministères des Communications et des Technologies de l'information de 13 pays: Bahreïn, Chypre, Djibouti, Gambie, Ghana, Jordanie, Koweït, Pakistan, Oman, Nigeria, Rwanda, Maroc et Arabie saoudite.

Ensemble, les pays membres représentent un PIB de près de 2 000 milliards de dollars (soit 1 896 milliards d’euros) et un marché combiné de près de 600 millions de personnes, dont plus de 70 % ont moins de 35 ans.

La deuxième édition de Diplomatic Connect a réuni des responsables gouvernementaux, des dirigeants du secteur privé et des experts en technologie pour explorer le potentiel de transformation de l'innovation numérique dans les relations internationales.

Le rassemblement a accueilli 24 invités de marque, mettant en avant le pouvoir de l'innovation numérique, les nouvelles avancées technologiques et les connaissances basées sur les données pour améliorer la prise de décision et les relations internationales.

Ingrid Vasiliu-Feltes a prononcé le discours principal, intitulé «Advancing Global Diplomacy: Navigating AI’s Role and Challenges in the "Phygital" Era».

Sa présentation s'est penchée sur la diplomatie numérique et l'intelligence artificielle (IA), et illustré les moyens d'améliorer les efforts diplomatiques mondiaux grâce à la technologie.

Sayyid Faisal ben Turki ben Mahmoud al-Saïd, ambassadeur d'Oman en Arabie saoudite, a déclaré que «l'accueil de cet événement prestigieux à l'ambassade d'Oman symbolise notre engagement inébranlable à entretenir les relations diplomatiques et à soutenir les progrès numériques pour l'amélioration de la situation dans le monde. Nous attendons avec impatience les informations précieuses et les initiatives de collaboration que ce rassemblement permettra sans aucun doute de faire avancer».

Dimah al-Yahya, secrétaire général de l'OCD, s’est également exprimée. «La transformation numérique a totalement bouleversé nos vies. L'IA, le cloud, le quantum, le Métavers, la blockchain, tous ont un impact réel sur les secteurs public et privé, ainsi que sur la société civile», a-t-elle assuré. «L'écosystème diplomatique se trouve indubitablement en mutation, car la nature même des relations diplomatiques et la façon dont les pays communiquent entre eux évoluent grâce à la transformation numérique rapide. Le numérique ne connaît ni ne reconnaît les frontières», a-t-elle ajouté.

L'objectif de Diplomatic Connect est de faciliter les discussions et de sensibiliser aux moyens significatifs par lesquels l'écosystème diplomatique peut adopter l'innovation et la transformation à l'ère numérique.

S’exprimant sur l'impact de l'événement, Vasiliu-Feltes a déclaré que «la deuxième édition de DCO Diplomatic Connect est un moment clé pour explorer et comprendre la corrélation complexe entre l'IA et la diplomatie mondiale. C'est l'occasion de relever les défis et d'amplifier le rôle de l'IA, en garantissant des engagements diplomatiques solides, résilients et innovants dans le monde contemporain».

L'ambassadeur du Pakistan en Arabie saoudite, Ahmed Farouk, a salué la décision d'accueillir la troisième édition de Diplomatic Connect à l'ambassade de son pays à Riyad.

Grâce à cet événement, l'OCD vise à jeter un pont entre les mondes numérique et diplomatique et à faciliter la collaboration.

Cet événement s'inscrit dans le cadre de la stratégie de l'OCD visant à faire progresser la diplomatie numérique grâce au partage des connaissances, à l'innovation et à l'inclusion.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.