«Soul», voyage entre la vie et la mort signé Pixar

« Soul » est en tout cas un parfait produit d'appel la plateforme Disney +, lancée dans une course aux nombre d'abonnés avec d'autres mastodontes tels Netflix ou Amazon Prime (Photo, AFP)
« Soul » est en tout cas un parfait produit d'appel la plateforme Disney +, lancée dans une course aux nombre d'abonnés avec d'autres mastodontes tels Netflix ou Amazon Prime (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 22 décembre 2020

«Soul», voyage entre la vie et la mort signé Pixar

  • Dans « Soul », qui met en scène le premier héros afro-américain de Pixar, le réalisateur exploite à nouveau le filon psychologique, explorant cette fois les tréfonds de l'âme
  • «Pour nous ce film (« Soul ») était une exploration de la vie (...) Les enfants comprennent les idées complexes et ils ont déjà ces questionnements»

PARIS: Avec Soul, Pixar offre le 25 décembre un voyage onirique sur le sens de la vie, dans la veine de ses films les plus ambitieux et singuliers. Un cadeau de Noël réservé aux abonnés Disney+ et privé de sortie en salles. 

Vingt-troisième long-métrage du studio Pixar qui a marqué l'histoire de l'animation, de Toy Story au Monde de Némo, Soul relate les tribulations entre la vie et la mort de Joe Gardner, un prof de musique new-yorkais qui souhaite devenir jazzman auprès des plus grandes stars. 

Une chute le précipite dans une interminable file d'attente céleste, antichambre de la mort, avant qu'il ne bascule dans le « Grand Avant », un monde avant la naissance où chaque « âme" humaine acquiert sa personnalité, qualités et défauts, avant d'intégrer un corps humain. 

Un univers abstrait, né de l'imagination de Pete Docter, le plus original des auteurs du studio, oscarisé pour « Là Haut » et « Vice-Versa ». 

Dans « Soul », qui met en scène le premier héros afro-américain de Pixar, le réalisateur exploite à nouveau le filon psychologique, explorant cette fois les tréfonds de l'âme : « est-on envoyé sur terre avec un but ? Il y a-t-il un sens à la vie ? Est-ce qu'on doit le trouver ? », a-t-il détaillé en conférence de presse. 

Le pauvre Joe Gardner, lui, se voit désigner chaperon d'une âme esseulée, « 22», qui n'a jamais accepté de rejoindre un corps et de vivre sa vie sur terre, préférant s'amuser dans le confort ouaté du « Grand Avant ». Il doit lui expliquer en quoi la vie vaut d'être vécue. 

« Même des chamans » 

Le film s'articule autour de leur relation et de leur quête du sens de la vie, brassant les grandes questions de l'amitié, de la confiance et du destin, et alternant entre le décor entièrement imaginaire du « Grand Avant » et les scènes de la vie new-yorkaise. Les voix françaises sont signées Omar Sy, Camille Cottin et Ramzy Bedia.  

Pixar, souvent pionnier tant dans les techniques visuelles que dans les thèmes abordés, touche une nouvelle fois frontalement la question de la mort, rappelant « Coco » ou « La-Haut ». 

Le film empreinte aussi à « Vice-Versa » , sorti en 2015, qui partait à la découverte du « centre de contrôle » de la conscience d'une fillette introvertie. 

« Pour nous ce film (« Soul ») était une exploration de la vie (...) Les enfants comprennent les idées complexes et ils ont déjà ces questionnements », a souligné le scénariste et co-réalisateur Kemp Powers, soulignant que des « projections test » étaient effectuées par Pixar pour s'assurer que ses films ne risquaient pas « de terrifier toute une génération ». 

Signe de la volonté de ne froisser personne avec son scénario empreint de métaphysique, la filiale de Disney, groupe échaudé récemment par des polémiques autour de « Mulan » et du sort fait en Chine aux Ouïghours, a pris les devants : l'équipe du film a consulté « des prêtres, des rabbins, personnes de tradition hindoue, bouddhiste et même des chamans » pour se « renseigner autant que possible » et éviter de « dire par inadvertance des choses qui pourraient déranger », a expliqué Pete Docter.  

Taillé pour le grand écran, distingué par la mention « Cannes 2020 », le film ne sera finalement disponible qu'en ligne, sur décision de Disney. Entre temps, beaucoup de pays ont de toute manière fermé leurs cinémas en raison du coronavirus.  

« Soul » est en tout cas un parfait produit d'appel la plateforme Disney +, lancée dans une course aux nombre d'abonnés avec d'autres mastodontes tels Netflix ou Amazon Prime. 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".