Riyad, prochaine capitale cosmopolite du monde arabe

Mr. Christophe Farnaud, nommé récemment ambassadeur de l’Union Européenne, a déclaré « J’arrive à un moment où cette région change profondément, elle change très vite. Ce sont des changements voulus et ils correspondent aussi à des changements beaucoup plus larges dans le monde » .
Mr. Christophe Farnaud, nommé récemment ambassadeur de l’Union Européenne, a déclaré « J’arrive à un moment où cette région change profondément, elle change très vite. Ce sont des changements voulus et ils correspondent aussi à des changements beaucoup plus larges dans le monde » .
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Publié le Dimanche 22 octobre 2023

Riyad, prochaine capitale cosmopolite du monde arabe

  • Ce rassemblement multilinguistique a réuni plus de 250 passionnés de langue et marque la continuité des activités culturelles européennes et saoudiennes programmées tout au long de l’année.
  • Mr. Christophe Farnaud a affirmé au micro d’Arab News en français : « Cet évènement permet de mettre en valeur la diversité des langues et des cultures européennes et aux Européens de découvrir la richesse de la langue arabe »

RIYAD: La Délégation de l’Union Européenne accréditée en Arabie saoudite a organisé, en partenariat avec les ambassades des États membres de l’UE, les instituts culturels européens et les partenaires locaux, la troisième Édition de la Nuit Européenne des Langues à l’hôtel Sheraton de Riyad, le 18 octobre 2023.

Ce rassemblement multilinguistique a réuni plus de 250 passionnés de langue et marque la continuité des activités culturelles européennes et saoudiennes programmées tout au long de l’année. 

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Cet événement, qui semble devenir permanent, sert de plate-forme interactive aux membres de la société saoudienne pour mettre en pratique leurs compétences linguistiques auprès d’ambassadeurs européens, de la communauté diplomatique et avec l’intervention de professeurs et de professionnels de langues. (Fournie)

La Nuit Européenne des Langues promeut le multilinguisme, que l’Union européenne célèbre chaque année le 26 septembre.  L’UE, avec ses 27 États membres et ses 24 langues officielles, valorise fortement le patrimoine culturel et linguistique.

Mr. Christophe Farnaud, nommé récemment ambassadeur de l’Union Européenne, a déclaré au micro d’Arab News en français : « J’arrive à un moment où cette région change profondément, elle change très vite. Ce sont des changements voulus et ils correspondent aussi à des changements beaucoup plus larges dans le monde. 

C’est très important que les Européens, en tant qu’ancien partenaire de l’Arabie saoudite, accompagnent ce changement. L’UE est aussi le deuxième partenaire économique avec le Royaume, en termes d’échanges ou d’investissements et l’UE reste déterminée à créer des plateformes et bâtir des passerelles culturelles entre les peuples. »    

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Cet événement, qui semble devenir permanent, sert de plate-forme interactive aux membres de la société saoudienne pour mettre en pratique leurs compétences linguistiques auprès d’ambassadeurs européens, de la communauté diplomatique et avec l’intervention de professeurs et de professionnels de langues. (Fournie)

Cet événement, qui semble devenir permanent, sert de plate-forme interactive aux membres de la société saoudienne pour mettre en pratique leurs compétences linguistiques auprès d’ambassadeurs européens, de la communauté diplomatique et avec l’intervention de professeurs et de professionnels de langues. 

À cet effet, Mr. Christophe Farnaud a affirmé au micro d’Arab News en français : « Cet évènement permet de mettre en valeur la diversité des langues et des cultures européennes et aux Européens de découvrir la richesse de la langue arabe. 

Aujourd’hui, les gens voyagent beaucoup, se croisent beaucoup. Les échanges se développent et il faut justement avoir la langue, la clé qui permet d’établir des ponts pour promouvoir la culture de l’autre afin de mieux se comprendre. » 

Les centres linguistiques et culturels européens en Arabie saoudite participent activement à chaque édition de ce rassemblement tels que le Goethe Institut, l’Alliance française, SEK international School. 

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Cet événement, qui semble devenir permanent, sert de plate-forme interactive aux membres de la société saoudienne pour mettre en pratique leurs compétences linguistiques auprès d’ambassadeurs européens, de la communauté diplomatique et avec l’intervention de professeurs et de professionnels de langues. (Fournie)

Les membres et les professionnels de ces institutions européennes expliquent, initient les participants sur le sens et la prononciation d’une liste de mots. Ils répondent par ailleurs aux différentes questions posées par les participants au sujet de l’apprentissage, des centres de formation et de la procédure à suivre pour s’y inscrire.

Margueritte Bickel, directrice générale des Alliances françaises en Arabie saoudite a confié au micro d’Arab News en français : « Riyad est une grande capitale, elle est d’ailleurs multilingue. La mission de l’Alliance française, c’est de promouvoir la langue et la culture françaises mais aussi le multilinguisme avec l’étroite collaboration de toutes les institutions européennes en Arabie Saoudite. »  

Mme Bickel a notamment expliqué au micro d’Arab News en francais : « Ce soir, les personnes qui parlent français peuvent s’exprimer autour de tables organisées par niveaux intermédiaire et avancé. Nous offrons aux débutants des cours de français gratuits, de faire des jeux, de s’amuser, de rencontrer des gens. C’est un bel évènement pour ceux qui souhaitent découvrir la culture de l’autre. » 


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.