L'Arabie saoudite et la Corée du Sud publient une déclaration après la visite du président Yoon Suk-yeol à Riyad

Lors d'une réunion avec le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, les deux parties ont évoqué les moyens de renforcer leur coopération et leurs relations bilatérales, ainsi que les derniers développements régionaux et internationaux. (SPA)
Lors d'une réunion avec le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, les deux parties ont évoqué les moyens de renforcer leur coopération et leurs relations bilatérales, ainsi que les derniers développements régionaux et internationaux. (SPA)
Lors d'une réunion avec le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, les deux parties ont évoqué les moyens de renforcer leur coopération et leurs relations bilatérales, ainsi que les derniers développements régionaux et internationaux. (SPA)
Lors d'une réunion avec le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, les deux parties ont évoqué les moyens de renforcer leur coopération et leurs relations bilatérales, ainsi que les derniers développements régionaux et internationaux. (SPA)
Lors d'une réunion avec le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, les deux parties ont évoqué les moyens de renforcer leur coopération et leurs relations bilatérales, ainsi que les derniers développements régionaux et internationaux. (SPA)
Lors d'une réunion avec le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, les deux parties ont évoqué les moyens de renforcer leur coopération et leurs relations bilatérales, ainsi que les derniers développements régionaux et internationaux. (SPA)
Lors d'une réunion avec le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, les deux parties ont évoqué les moyens de renforcer leur coopération et leurs relations bilatérales, ainsi que les derniers développements régionaux et internationaux. (SPA)
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Publié le Mardi 24 octobre 2023

L'Arabie saoudite et la Corée du Sud publient une déclaration après la visite du président Yoon Suk-yeol à Riyad

  • Lors d'une réunion avec le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, les deux parties ont évoqué les moyens de renforcer leur coopération
  • Le président coréen a réaffirmé son soutien à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, saluant les progrès notables réalisés grâce à elle, sous la direction du prince héritier

RIYAD: L'Arabie saoudite et la Corée du Sud ont publié lundi une déclaration commune à la suite de la visite du président Yoon Suk-yeol dans le Royaume.

Lors d'une réunion avec le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, les deux parties ont évoqué les moyens de renforcer leur coopération et leurs relations bilatérales ainsi que les derniers développements régionaux et internationaux.

La Corée du Sud a salué la candidature de l'Arabie saoudite à l'organisation de la Coupe du monde 2034 et elle a exprimé sa confiance dans les capacités de gestion du Royaume ainsi que ses grandes compétences dans le domaine sportif.

Les deux parties se sont félicitées des résultats positifs de la visite du prince héritier en Corée du Sud le 18 novembre 2022, qui avait coïncidé avec le 60e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays.

Le président coréen a réaffirmé son soutien à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, saluant les progrès notables réalisés grâce à elle, sous la direction du prince héritier.

Les deux parties ont salué le rôle central du Comité conjoint saoudo-coréen de la Vision 2030 dans la réalisation des objectifs de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

Elles se sont réjouies de la multiplication par 400 du volume des échanges commerciaux entre les deux pays depuis l'établissement de leurs relations, en 1962.

Les deux pays sont convenus de discuter des opportunités d'accroître les investissements dans l'hydrogène, les villes intelligentes, les moyens de transport de l’avenir et les entreprises émergentes.

Ils ont également salué l'accord qui vise à établir une usine d'assemblage automobile dans le Royaume grâce à un projet conjoint entre une entreprise coréenne et le Fonds d'investissement public saoudien, en plus du chantier naval qui est en construction dans la région de l'Est. Ce dernier sera achevé d'ici au mois de juin 2024.

Les deux parties ont se sont félicitées de la création d'un fonds commun d'une valeur de 160 millions de dollars (1 dollar = 0,94 euro) en juin 2023, qui fait suite à l'accord entre la Saudi Venture Investment Company (SVC) et la Korea Venture Investment Corporation (KVIC) signé lors de la visite du prince héritier, Mohammed ben Salmane, en Corée l’année dernière.

L'Arabie saoudite a salué l'alliance de décarbonation proposée par la Corée du Sud.

Cette dernière a également fait l’éloge du lancement par le Royaume des initiatives vertes saoudienne et moyen-orientale.

Le Royaume et la Corée se sont réjouis de la signature de l'accord sur l'exemption mutuelle de demandes de visa de court séjour pour les titulaires de passeports diplomatiques, personnels et officiels.

Au sujet du conflit israélo-palestinien, les deux États ont répété qu’ils refusaient que l’on prenne pour cible des civils, de quelque manière que ce soit.

Ils ont souligné qu’il était important de protéger les populations conformément au droit international et au droit international humanitaire. Ils sont d’ailleurs convenus de travailler avec la communauté internationale pour fournir aux civils une aide humanitaire d'urgence et sans entrave.

Les deux parties ont insisté sur le besoin d’intensifier des efforts pour empêcher une nouvelle escalade du conflit et elles ont mis l’accent sur la nécessité de trouver une solution politique à la question palestinienne ainsi que de parvenir à une paix durable sur la base de la solution à deux États.

La Corée du Sud a exprimé son appréciation pour les efforts des dirigeants du Royaume à cet égard, notamment l'Initiative de paix arabe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.