Le plus grand festival de lumière au monde revient à Riyad

Axion, de Christopher Bauder, exposée au festival Noor Riyadh 2022. (Photo fournie)
Axion, de Christopher Bauder, exposée au festival Noor Riyadh 2022. (Photo fournie)
Oasis, de l’artiste conceptuel belge Arne Quinze, exposée au festival Noor Riyadh 2022. (Photo fournie)
Oasis, de l’artiste conceptuel belge Arne Quinze, exposée au festival Noor Riyadh 2022. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 14 novembre 2023

Le plus grand festival de lumière au monde revient à Riyad

  • Le festival culturel Noor Riyadh, qui réunira 100 artistes et 120 œuvres d’art, illuminera la capitale saoudienne à partir du 30 novembre
  • Le festival de lumière est devenu un incontournable du calendrier culturel de Riyad, après deux précédentes éditions au succès retentissant

RIYAD: Noor Riyadh, le plus grand festival de lumière et d’art, revient pour illuminer la capitale saoudienne à partir du 30 novembre, après le succès retentissant de ses deux précédentes éditions.

Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre de Riyadh Art, accueillera plus de 120 œuvres d’art réalisées par 100 artistes du monde entier dans les domaines de l’art de la performance, de l’architecture, de l’ingénierie, du graphisme et de la médecine.

«La transformation de Riyad en une métropole mondiale dynamique est liée à la riche toile artistique de notre pays. Riyadh Art et le festival Noor Riyadh améliorent la qualité de vie dans la capitale de l’Arabie saoudite en célébrant la créativité locale et internationale et en rendant l’art accessible à tous», souligne Khaled al-Hazani, directeur exécutif du programme Riyadh Art.

«Des familles aux artistes en herbe, des étudiants aux professionnels confirmés, Noor Riyadh offre une plate-forme d’échange artistique, unit les résidents et les visiteurs dans l’expression créative et tisse un récit culturel complexe qui résonne dans le monde entier, rapprochant les communautés et transcendant les frontières», ajoute-t-il.

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100 Million, de l’artiste saoudien Rached al-Shashai, au festival Noor Riyadh 2022. (Photo fournie)

Le programme de l’événement est composé de deux volets. Le volet festival se déroulera dans différents lieux de la ville jusqu’au 16 décembre sous le thème «La face lumineuse de la Lune du désert», tandis qu’une exposition intitulée «Identités réfractées, avenirs partagés» se tiendra jusqu’au 2 mars.

Le festival explore la notion de désert en tant qu’espace permettant de construire des ponts et de se reconnecter, en transcendant les différences humaines. Le concept a été conçu par une équipe de conservateurs dirigée par le critique et directeur artistique de renommée mondiale Jérôme Sans, ainsi que par les commissaires Pedro Alonzo, Alaa Tarabzouni et Fahad ben Naïf.

Ce festival qui traverse toute la ville présentera des œuvres réalisées par des artistes saoudiens et internationaux, notamment Angelika Markul, Claudia Comte, Houda Alnasir, Marinella Senatore, Nevin Aladag, Sarah Abu Abdallah, Shilpa Gupta, Shoplifter, Sophie Laly et Vivian Caccuri.

«En tant qu’artiste participant à Noor Riyadh, je me sens incroyablement honorée de faire partie du plus grand festival de lumière au monde. C’est une merveilleuse occasion de présenter mon travail et de m’engager auprès d’un public diversifié», explique l’artiste saoudienne Hana Almilli à Arab News.

«Le festival constitue une plate-forme pour les artistes comme moi, leur permettant de partager leur vision et leurs idées artistiques par le biais d’un événement stimulant mais passionnant. Je suis reconnaissante d’avoir la chance de contribuer à la riche toile créative du festival», poursuit-elle.

La collection comprend également de nouvelles commandes spécifiques d’artistes comme Ayman Yossri Daydban, Aziz Jamal, Erwin Wurm, Jose Davila et Younes Rahmoun.

Noor Riyadh se tiendra dans cinq sites principaux. L’emplacement central sera situé dans le quartier financier du roi Abdallah, les autres se trouvant dans le quartier de Jax, Wadi Namar, Salam Park et Wadi Hanifa.
 

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Ghosts of Today and Tomorrow, de Ahaad Alamoudi, exposée au festival Noor Riyadh 2022. (Photo fournie)

L’exposition qui l’accompagne, qui se tiendra dans le quartier de Jaz, a été organisée par Neville Wakefield et Maya al-Athel. Elle rassemble des œuvres d’artistes tels qu’Abdelmohsen Albinali, Artur Weber, Bachaer Hawsawi, Cecilia Bengolea, Federico Acciardi, Leo Villareal, Chaikha al-Mazrou et d’autres, et vise à conceptualiser de nombreuses personnifications de la lumière comme une constante à travers les différentes expériences des artistes.

Comme toujours, le programme du festival vise à enrichir la communauté par le biais d’œuvres d’art internationales et locales. Il comprendra plus de 1 000 visites guidées, 40 conférences et 100 ateliers, ainsi que des activités familiales et des collaborations avec les écoles.

Le festival de lumière est devenu un incontournable du calendrier culturel de Riyad. En 2022, Noor Riyadh a accompli plusieurs exploits, notamment en attirant 2,8 millions de participants et en établissant six records du monde Guinness, dont celui de la plus grande célébration de l’art de la lumière au monde.

À travers ses diverses initiatives, Riyadh Art cherche à favoriser la transformation culturelle et l’engagement communautaire dans la région en transformant la ville en une «galerie sans murs». Cela a été rendu possible grâce à ses 1 000 œuvres d’art publiques réparties dans la ville, à deux événements annuels et à dix programmes communautaires.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".