Catherine Ringer, Arctic Monkeys : le live est bien vivant

Catherine Ringer, chanteuse du groupe Rita Mitsouko, en représentation à Bourges en 2014 (Photo, AFP).
Catherine Ringer, chanteuse du groupe Rita Mitsouko, en représentation à Bourges en 2014 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 26 décembre 2020

Catherine Ringer, Arctic Monkeys : le live est bien vivant

  • Des albums live illuminent cette fin d'année, comme pour compenser ces concerts mis sous l'éteignoir par la crise sanitaire
  • C'est à la Philarmonie que fut capté, le dernier week-end de septembre 2019, le show «Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko», qui vient de sortir

PARIS: La lumière de Catherine Ringer qui chante les Rita Mitsouko ou les éclairs des Arctic Monkeys : des albums live illuminent cette fin d'année, comme pour compenser ces concerts mis sous l'éteignoir par la crise sanitaire.

« Je n'avais jamais vu la Philharmonie dans cet état ! On a mesuré la puissance des Rita Mitsouko, toujours vivante », se souvient Vincent Anglade, programmateur des musiques actuelles de cette salle parisienne. C'est là que fut capté, le dernier week-end de septembre 2019, le show « Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko », qui vient de sortir (chez Because, un DVD s'ajoutant au support musical).   

C'est un concert phare de la tournée --interrompue-- célébrant les 40 ans d'un groupe à la flamme entretenue par Catherine Ringer, seule à bord depuis la disparition de sa moitié Fred Chichin (en 2007), mais pas seule sur scène.

« Au final, est arrivé un spectacle total », se réjouit Vincent Anglade. Aux côtés du groupe robuste --avec une guitare aux mains de Raoul, fils de Catherine et Fred-- défilent une troupe de danseurs cornaquée par la chorégraphe Marion Motin, ainsi que le DJ pionnier Dee Nasty, posant sa patte au scratch sur « Y'a d'la haine » et « Hip kit ».

Tourbillon et frisson

Mais la pièce centrale sur l'échiquier reste évidemment la reine Catherine, « incomparable, capable de tout chanter, qui emmène tout le monde et fait monter la température », comme le synthétise Vincent Anglade. L'artiste se fait tourbillon sur « Les histoires d'A », « C'est comme ça », et frisson sur « C'était un homme », hommage à son père rescapé des camps de concentration.

Electricité toujours, avec « Arctic Monkeys - Live At The Royal Albert Hall », concert donné à Londres en juin 2018, désormais disponible chez Domino.

Les bénéfices du disque, comme ceux du concert original, vont à War Child UK, instance d'aide aux enfants victimes de conflits armés. « La situation qui était déjà mauvaise en 2018 est maintenant désespérée et ces enfants et leurs familles ont plus que jamais besoin de notre aide », exposent les Anglais du gang à guitares dans un communiqué.

Outre les déflagrations « Arabella » ou « R U Mine ? », la prestation fait briller les perles du dernier album « Tranquility Base Hotel + Casino ». Cet opus, né au studio La Frette en région parisienne, a déconcerté les fans de la première heure, mais conféré une nouvelle dimension au groupe de Sheffield. 

Clameur de 70 000 spectateurs

Egalement joué à Londres, mais à l'Alexandra Palace cette fois, au piano solo, cet été --et sans public présent, livestream payant à l'époque--, Nick Cave propose « Idiot prayer », relecture intimiste de son œuvre (chez Kobalt ; à ne pas confondre avec « L.i.t.a.n.i.e.s », opéra de chambre du compositeur belge Nicholas Lens pour lequel l'Australien a écrit les textes, sorti chez Deutsche Grammophon). 

Le dénuement de ce live londonien donne une musique « très étrange, très belle, qui fait sens dans cette période incertaine, sans en subir l'inclinaison », expose Nick Cave dans les notes d'intentions.  

Retour aux guitares, acoustiques cette fois, avec « Mettavolution live » de Rodrigo y Gabriela, donné en octobre 2019 au Trianon à Paris, livré récemment chez Rubyworks. La turbine à groove tourne à plein régime avec ce duo instrumental, les Mexicains s'offrant même une reprise d’« Echoes » de Pink Floyd. Le réservoir de leurs références, du flamenco au metal, captive toujours. 

Question metal, il faut aussi citer le live des vétérans anglais d'Iron Maiden, avec « Nights Of The Dead – Legacy Of The Beast, live in Mexico City », témoignage de septembre 2019 exhumé chez Parlophone. Alors que les concerts de masse sont toujours bannis, la clameur des 70 000 spectateurs aux premiers accords de « The trooper », morceau emblématique, fait plaisir à entendre. 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".