Les sœurs Khadra et Bella Hadid rendent hommage à leurs grands-parents

Les jumelles Khadra ont partagé un message rendant hommage à leur grand-mère, à l'occasion de son anniversaire (Photo, Getty Images).
Les jumelles Khadra ont partagé un message rendant hommage à leur grand-mère, à l'occasion de son anniversaire (Photo, Getty Images).
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Publié le Mercredi 29 novembre 2023

Les sœurs Khadra et Bella Hadid rendent hommage à leurs grands-parents

  • «Joyeux anniversaire à notre grand-mère, “teta” Fairouz, née à Akka, en Palestine; comme nos trois autres grands-parents, elle a été expulsée de chez elle, alors qu’elle était enfant, par les forces israéliennes en 1948…»
  • Au début du mois, Bella Hadid a célébré l’anniversaire de son père avec un message spécial sur Instagram célébrant ses racines palestiniennes

DUBAÏ: Simi et Haze Khadra, entrepreneuses américano-palestiniennes de la beauté, ainsi que la mannequin palestino-néerlandaise Bella Hadid, ont utilisé leurs comptes sur les réseaux sociaux pour rendre hommage à leurs grands-parents respectifs.

Les jumelles Khadra, qui ont grandi entre Riyad, Dubaï et Londres, et qui sont aujourd’hui des habituées de la vie à Los Angeles – ont partagé un message rendant hommage à leur grand-mère, à l'occasion de son anniversaire.

«Joyeux anniversaire à notre grand-mère, “teta” Fairouz, née à Akka, en Palestine. Comme nos trois autres grands-parents, elle a été expulsée de chez elle, alors qu’elle était enfant, par les forces israéliennes en 1948… C’est la personne la plus altruiste que nous connaissions – faisant toujours preuve de la force, de la générosité et de l’intégrité admirables pour lesquelles les Palestiniens sont connus.»

Les sœurs Khadra ont rendu hommage à leur grand-mère palestinienne sur les réseaux sociaux (Photo, Instagram).

Dans le courant du mois, les jumelles ont partagé sur Instagram leur engagement à faire don de l'intégralité des ventes de leur marque de maquillage, SimiHaze Beauty, jusqu'au 27 novembre, au Fonds palestinien de secours aux enfants (PCRF) via le site Web de la marque.

«Le PCRF s’efforce de faire sortir les enfants de Gaza afin qu’ils puissent bénéficier de soins médicaux gratuits. Simi &Haze entretiennent une relation de confiance avec le PCRF, ayant mené ensemble des campagnes de collecte de fonds réussies qui ont permis d’améliorer considérablement la vie des enfants en leur fournissant les soins médicaux dont ils ont besoin pour survivre», ont-elles écrit sur Instagram.

Bella Hadid a de son côté utilisé Instagram Stories pour honorer le souvenir de son grand-père.

Bella Hadid a publié lundi sur Instagram une photo de son grand-père (Photo, Instagram).

«Il est décédé quand j'étais jeune, mais son souvenir est toujours présent», a-t-elle écrit, à côté d'une photographie de son grand-père paternel, ajoutant: «Son rire, ses câlins, sa voix, et le fait qu'il ne pouvait pas être enterré à l'endroit où il est né et où son père et le père de son père sont nés et sont morts dans la ville qu'ils ont construite – c'est l'une des nombreuses raisons pour lesquelles je lutte pour une Palestine libre, égale pour tous, et libérée. J'espère que tu es fier.»

Au début du mois, Bella Hadid a célébré l’anniversaire de son père avec un message spécial sur Instagram célébrant ses racines palestiniennes.

La star des podiums, âgée de 27 ans, a publié une photo d'elle et du magnat de l'immobilier Mohamed Hadid, datant de l'année dernière, à l’occasion de l'exposition «Labour of Love» à Doha, qui présentait la symbolique du thobe palestinien.

«Joyeux anniversaire à mon “baba”… né à Nazareth, en Palestine, le 6 novembre 1948», a écrit Bella comme légende du cliché.

Dans un précédent message, elle avait partagé l’histoire de son père, né l’année de la Nakba, («La Catastrophe»), en 1948.

«Neuf jours après sa naissance, lui dans les bras de sa mère, et toute sa famille, ont été expulsés de leur foyer, la Palestine, devenant ainsi des réfugiés, loin d’un endroit qu’ils appelaient autrefois “leur maison”», écrivait-elle.

«Mes grands-parents n’ont jamais été autorisés à revenir. Ma famille a été témoin de soixante-quinze ans de violence contre le peuple palestinien – notamment d’invasions brutales de colons qui ont conduit à la destruction de communautés entières, d’assassinats de sang-froid, et d’expulsions de familles de leurs maisons», ajoutait-elle.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".