32e édition du Fituc: du rêve au théâtre virtuel

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Publié le Mardi 29 décembre 2020

32e édition du Fituc: du rêve au théâtre virtuel

  • Le festival, prévu l’été dernier, avait dû être reporté pour cause de pandémie avec en prime une programmation différente
  • Hormis les pièces de théâtre classiques, des spectacles, alliant musique et danse, ont également été diffusés sur la toile

CASABLANCA: Le Festival international de théâtre universitaire de Casablanca (Fituc), organisé du 21 au 27 décembre par la Faculté des lettres et sciences humaines de Casablanca, a tenu son pari et s’achève sur une bonne note.

Pendant une semaine, une ambiance de fête a régné sur les bancs de l’université Hassan II de la ville blanche. Et pour cause, après plusieurs mois de disette, l’art de la scène a retrouvé sa place parmi les étudiants casablancais grâce au talent et à l’implication des participants nationaux et internationaux. Ce retour sur les planches, même à distance, a suscité un engouement exceptionnel sur la toile.

En effet, l’événement n’a pas sombré dans l’oubli et a offert aux amoureux d’art et de comédie une belle 32e édition. Les organisateurs, qui «ne souhaitaient pas sacrifier le sens de la proximité», ne s’attendaient pas à un tel enthousiasme de la part des internautes, car le festival, prévu l’été dernier, avait dû être reporté pour cause de pandémie avec en prime une programmation différente. Finalement, grâce aux nouvelles technologies, le Fituc s’est adapté à la situation, et a même retrouvé une seconde jeunesse, sous une nouvelle formule 100 % virtuelle.

L’art marocain à l’honneur

Cette année, le lever de rideau coïncidait parfaitement avec la situation actuelle. C’est en effet, la pièce de théâtre Nams, inspirée de Hot Maroc, le premier roman du poète Yassin Adnan, qui a ouvert le bal. L’œuvre satirique, mise en scène par Abdelilah Benhadar, raconte l’histoire d’un Marocain atteint de schizophrénie, au chômage malgré l’obtention de son diplôme universitaire. Après maintes recherches, il trouve finalement un emploi dans un cybercafé, se prend au jeu du digital, et entame une double vie sur Internet.

Hormis les pièces de théâtre classiques, des spectacles, alliant musique et danse, ont également été diffusés sur la toile, à l’image de Joie de Doukkala. Un show 100 % marocain qui a fait découvrir aux internautes une autre facette de la musique traditionnelle de ce pays du Maghreb. Derrière leurs écrans, ces derniers ont été plongés au cœur du folklore national à travers cette représentation, menée à la baguette par le célèbre chorégraphe marocain Lahcen Zainoun. Le spectacle met en scène l’histoire culturelle des Doukkala, une population issue de la région d’El Jadida réputée, notamment, pour sa passion de l’Aïta – un art populaire marocain qui peut se traduire par «cri» dans la langue de Molière. Dans ce show, vingt chanteuses populaires, des chikhates, sont mises en lumière, ainsi qu’une trentaine de musiciens.

Le théâtre au-delà des frontières

À l’occasion de cette édition spéciale, réalisée dans un format différent, l’événement a offert aux passionnés de théâtre un voyage aux quatre coins de la planète, grâce à une programmation internationale d’exception. Hormis le Maroc, plusieurs pays étaient représentés, dont la Corée du Sud, la Tunisie, la Côte d’Ivoire, la France, le Liban, l’Iran, la Palestine, le Mexique, la Grèce…

Ainsi, selon les organisateurs, les œuvres proposées durant le Festival sur le site www.fituc.ma en français, anglais et arabe ont réalisé une forte audience sur la toile. Le Fituc a, de ce fait, donné l’opportunité aux internautes de découvrir des traditions et cultures lointaines à travers plusieurs pièces: Mother of mine, Forever Art company, Corée du Sud; Les Clameurs du lac sacré, ensemble Tuwani Ofri TiTi, Côte d’Ivoire; The Roses between them, association Hanin Taraby, Palestine; Eve II, Faltsoi Theatre Groupe, Grèce; Parlanchines, Parlanchines, Mexique.

Par ailleurs, le Fituc se veut un lieu d’échange et de partage. Dans cet esprit, plusieurs tables rondes et ateliers ont été organisés, permettant ainsi aux intervenants et spectateurs, d’en apprendre davantage sur la création d’un spectacle, l’écriture et l’interprétation théâtrale.

Théâtre et rêve

Cette 32e édition, placée sous le thème Théâtre et rêve, a consacré une table ronde à cette thématique, avec la participation de figures nationales et internationales du monde du théâtre.

Ce choix n’est pas fortuit, car selon le doyen de la faculté Ben Msick, organisateur du Festival, cet art de la scène découle «d’un rêve qui commence par une idée réelle sur papier». D’où le rôle prépondérant des acteurs artistiques et techniques, qui transcrivent ces rêves sur les planches, à travers la musique, les jeux de lumières, le choix des costumes…

Ainsi, depuis sa création en 1988, le Fituc, l’un des plus vieux festivals du royaume chérifien, s’attelle à remplir l’une de ses principales missions: la découverte de graines de comédiens, avec pour objectif de mettre en lumière leur talent et de transformer leurs rêves en réalité.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".