Rafael Nadal de retour pour un probable ultime défi

L'Espagnol Rafael Nadal assiste à une séance d'entraînement avant le tournoi international de tennis de Brisbane, à Brisbane, le 28 décembre 2023. (Photo de Patrick HAMILTON / AFP)
L'Espagnol Rafael Nadal assiste à une séance d'entraînement avant le tournoi international de tennis de Brisbane, à Brisbane, le 28 décembre 2023. (Photo de Patrick HAMILTON / AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 28 décembre 2023

Rafael Nadal de retour pour un probable ultime défi

  • Nadal a surclassé Roland-Garros, où il a décroché 14 de ses tournois majeurs
  • En prévision de l'Open d'Australie, Nadal a passé du temps dans son académie au Koweït

SYDNEY: Après quasiment un an sans jouer, Rafael Nadal s'apprête à renouer avec les courts à Brisbane, en Australie, coup d'envoi d'une probable ultime saison dans une carrière jalonnée d'exploits légendaires, de blessures et de come-back tonitruants.

L'Espagnol de 37 ans, qui totalise 22 titres du Grand Chelem, dont 14 à Roland-Garros, espère surtout "être compétitif" après une saison 2023 quasi blanche.

Tout au long de sa carrière, son style de jeu, très exigeant physiquement, l'a contraint à gérer, régulièrement, de graves problèmes de genou, de poignet et de pied.

Sa dernière rechute en date, lors de l'Open d'Australie en janvier 2023, s'était soldée par deux opérations de la hanche qui ont nourri la crainte qu'il ne puisse plus jamais fouler les courts. Mais le Majorquin s'est battu afin de pouvoir disputer ce qui pourrait selon lui être sa dernière saison, pour dire au revoir aux fans, "(s)'amuser à nouveau", mais aussi être compétitif.

«La route a été sinueuse»

"Je ne sais pas à quel niveau (je peux jouer), je ne sais pas à quoi m'attendre, je n'en ai aucune idée, mais je m'en fiche pour l'instant", a déclaré Nadal ce mois-ci, se projetant en 2024. "Je suis simplement heureux d'être de retour et très excité à l'idée de faire les efforts nécessaires pour m'amuser, et je crois que je serai compétitif".

Son entraîneur Carlos Moya a expliqué à quel point il avait été difficile d'en arriver là, admettant qu'à certains moments, il pensait que la carrière de Nadal était terminée.

"Lorsque vous traversez un processus comme cette opération... au bout du compte, passer sous le bistouri est vraiment le dernier recours pour essayer de revenir et de se retirer sur le court", a indiqué Moya au site web de l'ATP la semaine dernière. "Cela n'a pas été un chemin de roses, loin de là. La route a été sinueuse, tortueuse, avec de nombreux virages".

Cette volonté farouche, c'est la clé derrière ses 92 tournois remportés depuis qu'il est devenu professionnel en 2001, dont 22 titres du Grand Chelem.

Nadal a surclassé Roland-Garros, où il a décroché 14 de ses tournois majeurs, le premier quelques jours après son 19e anniversaire en 2005, le dernier en 2022, faisant de lui le champion le plus âgé de l'épreuve.

Quatre fois sacré à l'US Open, il s'est également imposé à deux reprises à Wimbledon et à l'Open d'Australie.

Nadal, dont les qualités athlétiques, la puissance, la force mentale et le coup droit brillant ont fait de lui l'un des plus grands joueurs de tous les temps, serait sans doute bien inspiré d'apprendre à s'économiser un peu s'il souhaite tenir jusqu'à la fin 2024.

«Le freiner»

Mais Moya a reconnu qu'il était difficile pour son protégé de maîtriser sa compétitivité naturelle.

"Même si nous essayons de lui faire entrer cela dans la tête et de lui faire comprendre, lorsqu'il entre sur un court de tennis, c'est un animal de compétition", a souligné l'ancien N.1 mondial.

"Une grande partie de mon travail et de celui de l'équipe a consisté à le freiner. Le freiner en termes de charge d'entraînement, le freiner en termes d'heures de travail, d'intensité", a-t-il résumé.

En prévision de l'Open d'Australie, Nadal a passé du temps dans son académie au Koweït, à la recherche de températures et de conditions similaires à celles qu'il rencontrera pour le premier tournoi du Grand Chelem de la saison.

Il s'est entraîné avec le jeune Français Arthur Fils, et selon Moya, cela s'est passé "bien mieux que ce qu'il aurait pu espérer".

"Rafa est allé là-bas en pensant qu'il ne serait pas compétitif, qu'il ne serait pas assez bon, et il est reparti convaincu que c'était possible", a assuré son coach.

"Je pense qu'il est prêt à faire de grandes choses cette année aussi", a estimé son compatriote Carlos Alcaraz, N.2 mondial, interrogé sur le sujet à Riyad.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
Short Url
  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
Short Url
  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Short Url
  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".