Le festival Visa for Music célèbre ses dix ans sous le signe de la solidarité

Le festival Visa For Music vient de souffler sa 10e bougie. (Fournie)
Le festival Visa For Music vient de souffler sa 10e bougie. (Fournie)
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Publié le Vendredi 29 décembre 2023

Le festival Visa for Music célèbre ses dix ans sous le signe de la solidarité

  • «Cette édition s'est démarquée par la qualité exceptionnelle des artistes présents et la participation de délégués venus du monde entier»
  • Plusieurs milliers de spectateurs ont assisté aux 70 concerts proposés par le festival

CASABLANCA: Le festival Visa For Music vient de souffler sa 10e bougie. Un anniversaire particulièrement festif, car l’événement a battu des records d’affluence. En trois jours, près de 20 000 spectateurs ont assisté aux concerts, formations et conférences organisées à Rabat.

Cette année, plus de 80 pays, dont une trentaine du continent africain, ont répondu présents. Un bilan positif synonyme de fierté pour le fondateur de l’événement, Brahim el-Mazned.

«Cette édition s'est démarquée par la qualité exceptionnelle des artistes présents et la participation de délégués venus du monde entier. Elle était intense et enrichissante, avec une programmation parallèle comprenant des conférences et des formations abordant des sujets variés, allant du patrimoine aux cultures dites “minoritaires” en passant par les nouveaux métiers de la musique. La présence de nombreuses institutions internationales et de plus de 1 800 professionnels du monde entier a contribué à un bilan très positif, ouvrant la voie à des perspectives particulièrement intéressantes.»

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En trois jours, près de 20 000 spectateurs ont assisté aux concerts, formations et conférences organisées à Rabat. (Fournie)

Festival multiculturel

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Cette année, plus de 80 pays, dont une trentaine du continent africain, ont répondu présents. Un bilan positif synonyme de fierté pour le fondateur de l’événement, Brahim el-Mazned. (Fournie)

Pour cette 10e édition, une trentaine d’artistes et groupes a été retenue, parmi plus de 1 500 candidats, pour se produire sur la scène de Visa For Music. Des amoureux de la musique venus des quatre coins du monde, y compris du Maroc et de ses petites villes, comme Mhamid el-Ghizlane ou Tiznit.

«La sélection s’effectue avec beaucoup de rigueur et ce sont des têtes d'affiche dans leur pays. Nous avons par exemple reçu l'un des artistes les plus écoutés en Colombie, on a reçu Jamaaladeen Tacuma des États-Unis, Les Bantous de la capitale du Congo, le magnifique groupe Tribali de Malte, Gonia de Corée du Sud...», précise M. El-Mazned.

Le pari est réussi! Les chiffres parlent d’eux-mêmes, la programmation a conquis le public marocain. Et pour cause, plusieurs milliers de spectateurs ont assisté aux 70 concerts proposés par le festival. Chaque année, l’événement organise un appel à candidatures pour établir sa programmation. La sélection est donc réalisée minutieusement par un jury de cinq professionnels du secteur.

La sélection s’effectue avec beaucoup de rigueur et ce sont des têtes d'affiche dans leur pays; nous avons par exemple reçu l'un des artistes les plus écoutés en Colombie, on a reçu Jamaaladeen Tacuma des États-Unis, Les Bantous de la capitale du Congo, le magnifique groupe Tribali de Malte, Gonia de Corée du Sud...

«Le jury se compose d’une journaliste ouest-africaine, d’une opératrice culturelle sud-africaine, d’un manager tunisien, d’un acteur culturel libanais et du directeur marocain de la fondation Hiba. L’objectif est aussi de présenter des artistes qui sont aujourd'hui présents sur les réseaux sociaux et qui n’ont peut-être pas eu la chance de faire de la scène», indique Brahim el-Mazned.

Art de l’entraide

Cette année, le festival Visa For Music était placé sous le signe de la solidarité. En effet, les organisateurs ont décidé de soutenir financièrement les victimes du séisme d’Al-Haouz.

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Cette année, le festival Visa For Music était placé sous le signe de la solidarité. En effet, les organisateurs ont décidé de soutenir financièrement les victimes du séisme d’Al-Haouz. (Fournie)

«Au moment de ce tragique événement, notre campagne promotionnelle pour Visa for Music battait son plein. Le jour suivant, après des discussions avec mon équipe, nous avons pris la décision d’apporter une contribution en soutien aux rescapés. Grâce aux résultats positifs de cette année, nous avons généré des recettes importantes qui seront intégralement reversées aux victimes du séisme», déclare le fondateur de l'événement.

Une belle édition marquée par l’art, l’entraide et le partage. Des valeurs que le festival véhicule depuis dix ans. Au fil du temps, l’événement a permis de mettre de nombreux artistes nationaux et internationaux sous les feux des projecteurs et il a offert des formations à des milliers de personnes.

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Une belle édition marquée par l’art, l’entraide et le partage. (Fournie)

«Cette décennie est passée très vite. Ce fut une période très intense avec l’organisation de plus de 600 concerts, d’une centaine de conférences et d’ateliers de formation depuis la création de l'événement en 2014. Le réseau s’est agrandi, nous avons commencé avec des centaines de participants et désormais, nous avons des milliers d'amis et de collègues à travers le monde.»

Visa For Music compte bien rester sur cette lancée. Les organisateurs préparent déjà la prochaine édition du festival. Les appels à candidatures devraient être programmés mi-janvier.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".