Ismail Hjila: L’artiste atypique brosse le portrait des stars du ballon rond

C’est en 2019 que le jeune homme, originaire de Safi, s’est lancé sur les réseaux pour partager, depuis sa petite bourgade, ses œuvres avec le reste du monde. (Photo fournie).
C’est en 2019 que le jeune homme, originaire de Safi, s’est lancé sur les réseaux pour partager, depuis sa petite bourgade, ses œuvres avec le reste du monde. (Photo fournie).
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Publié le Mardi 16 janvier 2024

Ismail Hjila: L’artiste atypique brosse le portrait des stars du ballon rond

  • «Je peignais de simples portraits et au fil du temps, j’ai voulu me diversifier»
  • «J’utilise dix-huit techniques différentes: du verre, du bois, des vêtements, des œufs, des clous…»

CASABLANCA: D’un rien, Ismail Hjila crée une œuvre d’art. Sur Instagram, avec ses portraits réalisés à partir de peinture et matériaux atypiques, l’artiste de 28 ans a dépassé quatre cent mille abonnés. C’est en 2019 que le jeune homme, originaire de Safi, s’est lancé sur les réseaux pour partager, depuis sa petite bourgade, ses œuvres avec le reste du monde.

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Autodidacte, Ismail a réussi à faire de sa passion son métier. (Photo fournie).

«Je peignais de simples portraits et au fil du temps, j’ai voulu me diversifier. La première fois que j’ai tenté quelque chose de différent, c’était avec du sel, le portrait du youtubeur marocain Fayssal Vlog. Il l’a diffusé sur Internet, les gens ont aimé, ça m’a encouragé à tester d’autres choses.»

Autodidacte, Ismail a réussi à faire de sa passion son métier. À l’école déjà, le jeune homme aimait dessiner des portraits de ses amis. Par la suite, il tente de se perfectionner dans ce domaine et il utilise des techniques plus insolites les unes que les autres.

«J’utilise dix-huit techniques différentes: du verre, du bois, des vêtements, des œufs, des clous… J’essaie de reproduire le savoir-faire des autres, notamment avec le verre. C’est très compliqué. Au début, je pensais qu’il fallait utiliser du verre normal, mais il se cassait. J’ai compris que je devais utiliser un verre spécifique. En général, j’essaie jusqu’à ce que j’obtienne un bon résultat. Je viens de faire mon premier portrait sur tapis et cela a beaucoup plu, je pense donc faire d’autres œuvres de ce genre.»

Plus vrai que nature
Ismail donne vie à ses créations. À même le sol, il crée des trompe-l’œil éphémères grâce à «une technique qui rassemble la 3D et le show». Avec du riz coloré, et un montage bien ficelé, il emporte les internautes dans un monde entre réalité et fiction.

L’artiste fait également vivre ses portraits avec des contrastes lumineux. C’est ainsi qu’il a pu jouer avec les ombres sur un mur et reproduire le portrait de Will Smith, Neymar, ou encore refléter son soutien au peuple palestinien, à l’aide de bouts de bois, de carton et d’un projecteur.

 Ismail donne vie à ses créations. À même le sol, il crée des trompe-l’œil éphémères grâce à «une technique qui rassemble la 3D et le show»; avec du riz coloré, et un montage bien ficelé, il emporte les internautes dans un monde entre réalité et fiction.

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Ismail a réussi à se faire un nom à l’international. Il a été contacté par plusieurs clubs pour réaliser les portraits de joueurs étrangers. (Photo fournie).

Si Ismail a fait le buzz sur Instagram, c’est notamment grâce au monde du ballon rond. Il a en effet réalisé de nombreux portraits de footballeurs, partagés des dizaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux. «Avant cela, je n’étais pas très foot. Au début, je dessinais surtout des influenceurs et des acteurs marocains et j’ai voulu toucher un plus grand nombre de personnes. Le premier joueur que j’ai dessiné, c’est le footballeur marocain Fayçal Fajr. Il a vu ce que je faisais sur Internet, m’a contacté et j’ai réalisé son portrait. Cela a plu et j’ai continué sur cette lancée. Depuis, je suis devenu fan de football!»

Une nouvelle passion qui l’a conduit à suivre de près l’équipe nationale du Maroc lors de la Coupe du monde 2022. L’exploit des Lions de l’Atlas, arrivés en demi-finale de la compétition, lui a d’ailleurs inspiré de nombreuses toiles. Des œuvres sculptées et immortalisées sur les murs de Safi. «J’ai réalisé les portraits de Walid Regragui, Yassine Bounou, Hakim Ziyech, Achraf Hakimi, Sofiane Boufal, Amine Harit... C’était ma manière de les soutenir. Et ils m’ont contacté sur les réseaux pour me remercier.»

Ismail a réussi à se faire un nom à l’international. Il a été contacté par plusieurs clubs pour réaliser les portraits de joueurs étrangers. «J’ai travaillé avec l’AS Monaco, le Real Madrid, le FC Barcelone, l’équipe brésilienne de Vasco de Gama… Le premier club qui m’a contacté est le Real Madrid, après avoir vu mon tableau de Benzema qui avait fait le buzz. Je ne m’y attendais pas, c’est fou!»

Ismail compte bien poursuivre sur cette belle lancée. En soutien à son équipe favorite, lors de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en Côte d’Ivoire, l’artiste a d’ores et déjà préparé des portraits inédits des Lions de l’Atlas. Des œuvres qu’il dévoilera pendant la compétition.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".