Comment le Texas peut devenir le prochain Silicon Valley

Le gouvernement de l'État du Texas doit donc tout mettre en œuvre pour s'assurer que la tendance actuelle s'accélère. Une solution facile serait d'interdire l'application des accords de non-concurrence (Photo, AFP).
Le gouvernement de l'État du Texas doit donc tout mettre en œuvre pour s'assurer que la tendance actuelle s'accélère. Une solution facile serait d'interdire l'application des accords de non-concurrence (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 01 janvier 2021

Comment le Texas peut devenir le prochain Silicon Valley

  • Tout compte fait, le marché est plus important que les prérogatives d'une entreprise en particulier
  • Le président entrant Joe Biden a même proposé une interdiction fédérale de la non-concurrence. Si elle est adoptée par le Congrès, l’interdiction mettrait tous les États sur un pied d'égalité

Le Texas fait une autre tentative pour devenir l’épicentre de la technologie américaine. Une bataille difficile, pour le moins dire. Mais une modification de politique apparemment minime pourrait donner à cet État un grand coup de pouce dans sa quête vers l'industrie de la technologie: interdire l'application des accords de non-concurrence.

Dans les années 1970, Austin s'est imposé comme un pôle technologique, sans jamais atteindre les sommets de Silicon Valley ou de Seattle. Pour ce faire, une ville a besoin d’un grand nombre d'ingénieurs talentueux, de grands employeurs, et de capital-risque. Aujourd'hui, le dysfonctionnement urbain dans la région de la baie de San Francisco et la volonté de réduire les impôts incitent certaines entreprises et investisseurs technologiques à déménager à Austin. Les entreprises d'Elon Musk, Tesla et SpaceX, sont probablement les grandes entreprises les plus notables qui réalisent de nouveaux investissements dans la région, et Musk lui-même a déménagé au Texas. Oracle et une poignée de capital-risqueurs font également le déplacement.

C’est une bonne nouvelle pour Austin, mais jusqu’à présent, c’est un simple filet d’eau, plutôt que le torrent auquel s'attendaient les analystes. Les usines Tesla sont agréables, mais si Austin veut devenir un centre de logiciels et de startups au niveau de Seattle ou de San Francisco, il en faudra bien plus que cela. Comme l’a écrit mon collègue Justin Fox, l’État du Texas a entièrement et vraiment accusé un retard important dans les deux domaines.

Le gouvernement de l'État du Texas doit donc tout mettre en œuvre pour s'assurer que la tendance actuelle s'accélère. Une solution facile serait d'interdire l'application des accords de non-concurrence.

Les accords de non-concurrence restreignent la capacité des travailleurs à se déplacer entre les entreprises d'un même secteur (ou à créer leur propre entreprise).

Les entreprises aimeraient pouvoir empêcher leurs travailleurs de se diriger vers des concurrents. Les idées fuitent invariablement entre les entreprises lorsque les employés changent d’enseigne, même si les technologies propriétaires sont formellement protégées par le droit de la propriété intellectuelle et les accords de non-divulgation.

Mais en empêchant ces idées de se propager, une entreprise nuit un peu à tout l'écosystème industriel qui l'entoure. Les idées sont toujours en synergie; elles peuvent être réorganisées en différentes combinaisons et produire de nouvelles technologies, éléments et techniques de gestion. Parfois, le simple fait d'avoir le même employé dans un environnement de travail ou un rôle différent permettra à l’entreprise de faire de grandes choses. Fairchild Semiconductor, par exemple, a donné naissance à un grand nombre de sociétés dérivées qui ont formé l'épine dorsale de la Silicon Valley d'origine.

Cela n'aurait peut-être pas été possible si la Californie avait permis l'application des accords de non-concurrence. Les chercheurs ont même mis en cause le refus de la Californie d'honorer ces clauses comme l’une des raisons qui ont rendu Silicon Valley prédominante parmi les pôles technologiques américains.

Dans son livre «Regional Advantage: Culture and Competition in Silicon Valley and Route 128» (Avantage régional: culture et concurrence dans la Silicon Valley et la route 128), la chercheuse Anna Lee Saxenian citece facteur comme l'une des principales raisons pour lesquelles la Californie a pu dépasser le Massachusetts, qui avait une grande longueur d'avance en termes d'industrie technologique.

Des études empiriques le confirment. Un article publié en 2017 par les économistes Evan Starr, Justin Frake et Rajshree Agarwal constate que dans les États qui appliquent la non-concurrence, les industries avec plus de ces accords «reçoivent relativement moins d'offres d'emploi, connaissent un dynamisme réduit et des salaires plus bas». Un autre article de 2017 de l'économiste Jessica Jeffers constate que le dynamisme réduit de la main-d'œuvre causée par les non-concurrents limite le nombre de nouvelles startups, en particulier dans les industries du savoir.

Ceci bloque tout un pôle technologique. Des endroits comme Silicon Valley existent précisément parce que les entreprises technologiques et les capital-risqueurs veulent profiter du grand nombre de talents en ingénierie et en gestion qui existe dans la région. Les non-concurrents entravent cette voie; si vos meilleures recrues sont légalement obligées de travailler pour vous, vous pouvez tout aussi bien déplacer votre entreprise au centre du Wyoming ou des Philippines, où les loyers sont au moins bas!

C'est pourquoi le Texas doit changer sa loi pour rendre les ententes restrictives de ce genre inapplicables, comme en Californie. Les grandes entreprises feront probablement pression contre cette décision - de leur propre point de vue étroit, les non-concurrents semblent être une bonne affaire. Mais le petit avantage qu'ils en retirent se fait au détriment de tout l'écosystème technologique. Chaque entreprise texane qui oblige ses travailleurs à signer un tel document profite elle-même aux dépens de l'État lui-même. L'État doit donc intervenir. Si le Texas décourage les accords, ils sont toujours applicables lorsqu'ils sont jugés «raisonnables». Ce n’est vraiment pas assez.

Interdire la non-concurrence serait conforme aux principes et à la réputation du Texas en tant que défenseur des marchés libres. Ces accords entravent la libre circulation des travailleurs, et paralysent donc les marchés.

Tout compte fait, le marché est plus important que les prérogatives d'une entreprise en particulier.

En réalité, le Texas n’est pas le seul État qui devrait interdire la non-concurrence; tous les autres États devraient faire de même. Beaucoup - y compris le Massachusetts – travaillent d’arrache-pied afin de limiter cette pratique. Le président entrant Joe Biden a même proposé une interdiction fédérale de la non-concurrence. Si elle est adoptée par le Congrès, l’interdiction mettrait tous les États sur un pied d'égalité, ce qui permettrait d’attirer la technologie hors de Silicon Valley.

Mais le Texas ne devrait pas attendre l’arrivée de Biden, il devrait agir maintenant.

Bloomberg

NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en Français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


« Le selfie de l’Élysée » résume l’ambition d’un partenariat saoudo-français dans la santé et l’innovation

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  • Le « selfie de l’Élysée » symbolise le rapprochement et l’ambition de renforcer le partenariat saoudo-français
  • La santé, les biotechnologies, l’innovation et les technologies médicales figurent parmi les secteurs prioritaires de cette coopération

Le « selfie » réunissant le Dr Philippe Pouletty, fondateur de Carvolix et PDG de Truffle Capital, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président français Emmanuel Macron n’était pas qu’un simple souvenir pris à l’issue du dîner officiel organisé à l’Élysée. Pour M. Pouletty, cette photo symbolise, par sa simplicité, l’atmosphère de la visite et les ambitions affichées pour approfondir le partenariat entre l’Arabie saoudite et la France.

M. Pouletty a déclaré à Al Eqtisadiah que ce moment reflétait une atmosphère positive, un esprit convivial et une ambition commune d’ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre les deux pays, notamment dans les secteurs de la santé, de l’innovation, des biotechnologies et des technologies médicales. 

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La France signe son contrat de participation à l'Expo 2030 de Riyad

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  • La cérémonie de signature, qui s’est déroulée à Paris, a réuni le prince Faisal ben Farhane, ministre des Affaires étrangères, et Dimitri Kerkentzes, secrétaire général du Bureau international des expositions
  • La France a officiellement signé son contrat de participation à l'Expo 2030 de Riyad, devenant ainsi le premier pays à franchir cette étape

PARIS: La France a officiellement signé son contrat de participation à l'Expo 2030 de Riyad, devenant ainsi le premier pays à franchir cette étape. Il s'agit d'une étape importante dans le processus de préparation de l'Expo 2030 de Riyad, qui ouvre la voie aux prochaines phases de la participation de la France à cette exposition internationale.
La signature du contrat de participation officielle a eu lieu en marge de la visite en France du prince Mohammed ben Salmane, prince héritier et président du Conseil des ministres.
La cérémonie de signature, qui s’est déroulée à Paris, a réuni le prince Faisal ben Farhane, ministre des Affaires étrangères, et Dimitri Kerkentzes, secrétaire général du Bureau international des expositions. Le contrat de participation a été signé par l’ingénieur Talal Al-Meri, directeur général de l’Expo 2030 Riyad, et Jacques Mer, président du conseil d’administration de la Société française des expositions (COFREX).
Cet accord officialise la participation de la France à l’Expo 2030 de Riyad, ce qui lui permet de poursuivre ses préparatifs et de finaliser les différents aspects organisationnels liés à sa participation tout au long des six mois que durera l’exposition, notamment son pavillon, l’expérience des visiteurs, les programmes et les opérations.

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L'Arabie Saoudite et le Bureau International des Expositions signent l’Accord de Siège

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  • L'Arabie Saoudite et le Bureau International des Expositions (BIE) ont paraphé l’Accord de Siège « SEE Agreement »
  • Cet instrument juridique vise à sceller le cadre normatif et administratif régissant la participation des États et des organisations internationales, tout en leur garantissant un accompagnement sur mesure à chaque jalon de leurs préparatifs

PARIS: L'Arabie Saoudite et le Bureau International des Expositions (BIE) ont paraphé l’Accord de Siège « SEE Agreement ». Cet instrument juridique vise à sceller le cadre normatif et administratif régissant la participation des États et des organisations internationales, tout en leur garantissant un accompagnement sur mesure à chaque jalon de leurs préparatifs en vue d'Expo 2030 Riyad.
La cérémonie de signature s'est déroulée en marge de la visite officielle effectuée en République française par Son Altesse Royale le Prince Mohammed bin Salman bin Abdulaziz Al Saud, Prince Héritier et Président du Conseil des ministres.
L'accord a été cosigné par Son Altesse le Prince Faisal bin Farhan bin Abdullah, ministre saoudien des Affaires étrangères, et par M. Dimitri Kerkentzes, secrétaire général du BIE, en présence de Talal Al-Marri, président exécutif d'Expo 2030 Riyad.

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