Le Petit Prince fait son entrée sur la scène de l'Opéra de Dubaï

Un spectacle émouvant et une mise en scène qui fait rêver. (Zeina Zbibo)
Un spectacle émouvant et une mise en scène qui fait rêver. (Zeina Zbibo)
La mise en scène d'Anne Tournié offre une fusion spectaculaire entre la danse, la musique, et une série d'acrobaties aériennes à couper le souffle. (Zeina Zbibo)
La mise en scène d'Anne Tournié offre une fusion spectaculaire entre la danse, la musique, et une série d'acrobaties aériennes à couper le souffle. (Zeina Zbibo)
Le narrateur, qui accompagne le spectateur à travers les voyages du Petit Prince et rencontre une myriade de personnages, garde une proximité privilégiée avec les différents personnages. (Zeina Zbibo)
Le narrateur, qui accompagne le spectateur à travers les voyages du Petit Prince et rencontre une myriade de personnages, garde une proximité privilégiée avec les différents personnages. (Zeina Zbibo)
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Publié le Mardi 26 mars 2024

Le Petit Prince fait son entrée sur la scène de l'Opéra de Dubaï

  • Ce spectacle nous fait voyager d’une planète à une autre à un rythme aussi léger que précis et mesuré
  • Pour la première fois aux Émirats arabes unis, ce classique a été interprété en français, avec des sous-titres en arabe et en anglais

DUBAÏ: Un spectacle émouvant et une mise en scène qui fait rêver. Le Petit Prince a convaincu pour sa soirée d’ouverture à l’Opéra de Dubaï. De la couleur, de la musique, des costumes, de la narration et des effets sonores: ce spectacle nous fait voyager d’une planète à une autre à un rythme aussi léger que précis et mesuré.

Présentée du 25 au 28 janvier, l’adaptation à grande échelle du livre d’Antoine de Saint-Exupéry publié en 1943 est dirigée et chorégraphiée par Anne Tournié et codirigée par Chris Mouron (qui est aussi le narrateur de l’histoire). Elle mêle énergie et fantaisie et apporte une touche de modernité à cette histoire traduite dans plus de trois cents langues.

La mise en scène d'Anne Tournié offre une fusion spectaculaire entre la danse, la musique, et une série d'acrobaties aériennes à couper le souffle. Elle transporte le spectateur dans l’univers de cet aviateur perdu dans le désert. Ce personnage rencontre le Petit Prince, qui se trouve également sur Terre après avoir visité d’autres planètes.

L'aviateur relate alors les dialogues qu'il a eus avec le Petit Prince.

Restant fidèle à l'intrigue et à l'esprit du livre, l’adaptation aborde des thèmes tels que l'amitié, le respect de l’autre, l'amour, la séparation, la solitude. La mise en scène aime jouer sur les contrastes visuels.

Fruit de trois ans de préparation malgré les défis liés à la Covid-19, Le Petit Prince est une invitation au voyage destinée à la fois aux enfants et aux adultes.

«On n'a pas voulu faire un spectacle pour enfants, mais un spectacle pour tout le monde, comme le livre. Les enfants ont tendance à mieux comprendre ce livre que les adultes», confie Anne Tournié à Arab News en français.

Dans ce voyage ponctué par de nombreuses découvertes, chaque élément apporte une émotion particulière.

«Le puits est pour moi un moment très important parce que c'est l'amitié, c'est aussi la souffrance du désert, lorsqu’on est sans eau… Il s’agit de montrer tout cela sur scène et d’évoquer cette compréhension entre le Petit Prince et l’aviateur, qui sont devenus amis», ajoute-t-elle.

Comme le confirme la directrice, Anne Tournié, il ne s’agit pas du seul moment fort du spectacle, qui, dans son intégralité, est une invitation à l’évasion pour «permettre au spectateur d’ouvrir son imagination, et d’être ouvert à la rencontre de l’autre».

Ces mots renvoient à la célèbre citation de Saint-Exupéry: «On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.» Voilà qui incite également à dépasser les apparences.

Les spectateurs ont été littéralement envoûtés par le Petit Prince avec ses cheveux sauvages et ses mouvements agiles, mais aussi par la musique de Terry Truck.

Selon Dylan Barone, le danseur qui interprète le rôle du Petit Prince, «on donne vie aux mots du Petit Prince. On essaie de mettre au même niveau la danse, l’acrobatie et la narration pour que cela crée une harmonie. La rencontre du Petit Prince et de la rose est un moment de poésie, et aussi un acte de haute acrobatie aérienne».

Le narrateur, qui accompagne le spectateur à travers les voyages du Petit Prince et rencontre une myriade de personnages, garde une proximité privilégiée avec les différents personnages.

«Je suis un complice entre le spectateur et les artistes. Mais je n’ai pas voulu tomber dans la caricature de l'imitation et parler d’une voix d'enfant classique, parce que c'est un homme qui parle. Petit à petit, ce personnage a pris vie […]. C'est le personnage qui rythme le spectacle», explique Chris Mouron.

Pour la première fois aux Émirats arabes unis, ce classique a été interprété en français, avec des sous-titres en arabe et en anglais.

De passage à Dubaï après Paris, New York et Sydney, Le Petit Prince continuera son voyage vers Budapest. Le chef-d'œuvre d'Antoine de Saint-Exupéry continue de captiver les cœurs du monde entier depuis plus de soixante-quinze ans.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".