Des mannequins arabes sous les feux de la rampe lors des défilés de Fendi et de Valentino

Nora Attal a défilé, cette semaine, pour Fendi, dans un ensemble de sa collection printemps/été 2024 (Photo, Images Getty).
Nora Attal a défilé, cette semaine, pour Fendi, dans un ensemble de sa collection printemps/été 2024 (Photo, Images Getty).
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Publié le Samedi 27 janvier 2024

Des mannequins arabes sous les feux de la rampe lors des défilés de Fendi et de Valentino

  • Nora Attal était vêtue d’une robe Fendi en maille moulante avec des détails en tissu torsadé autour des épaules et des manches ajustées en forme de gants
  • Loli Bahia a défilé pour Valentino, dans un ensemble ample, doté d’un décolleté plongeant mettant en valeur sa silhouette

DUBAÏ: De la Britano-Marocaine Nora Attal, à la Franco-Algérienne Loli Bahia, les mannequins arabes ont volé la vedette lors de la Fashion Week de Paris, mettant en valeur les pièces remarquables de créateurs de renom.

Nora Attal a défilé, cette semaine, pour Fendi, dans un ensemble de sa collection printemps/été 2024.

Elle était vêtue d’une robe en maille moulante avec des détails en tissu torsadé autour des épaules et des manches ajustées en forme de gants. Sa tenue était accompagnée d’une pochette de taille moyenne assortie à la riche teinte marron de sa robe.

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Nora Attal était vêtue d’une robe en maille moulante avec des détails en tissu torsadé autour des épaules et des manches ajustées en forme de gants (Photo, Images Getty).

Dans le même temps, Loli Bahia défilait pour Valentino, dans un ensemble ample, doté d’un décolleté plongeant mettant en valeur sa silhouette. L’ensemble était cintré à la taille, au moyen d’une ceinture brillante argentée.

Pour ajouter une touche de couleur vibrante, Loli Bahia portait des talons rose vif.

Alors que la Fashion Week de Paris touchait à sa fin, Fendi a proposé un mélange fascinant de minimalisme et de futurisme, rendant hommage au légendaire Karl Lagerfeld.

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Loli Bahia a défilé pour Valentino dans un ensemble ample (Photo, Images Getty).

Des célébrités comme Zendaya et Reese Witherspoon étaient présentes pour voir le directeur artistique Kim Jones présenter une collection futuriste mémorable rendant non seulement hommage au passé, mais adoptant également une philosophie avant-gardiste.

Les robes aux ourlets minimalistes étaient ornées de perles complexes, ce qui marque une évolution sophistiquée par rapport au passé de la marque, riche en fourrure. Une frange de plumes sur l'ensemble du corps est apparue comme un nouveau type de fourrure, susceptible d’attirer les faveurs des consommateurs soucieux d’une mode plus éthique. On pouvait également apercevoir des silhouettes en forme de boîte avec des motifs géométriques en gaze de soie.

La vision de Valentino, présentée par le designer Pierpaolo Piccioli, constitue un équilibre subtil entre l’expression artistique et le côté pratique.

La collection s’est ouverte sur un clin d’œil au professionnalisme classique: des costumes noirs associés à des cravates noires et des vestes oversize des années 1980, signe d’une préparation au monde des affaires.

Cette collection témoigne d’un savoir-faire évident, mais toujours subtil. Un manteau aux longueurs imposantes était mis en avant, représentant l’héritage de Valentino en matière de couture de luxe et son regard tourné vers l’avenir. Cependant, la collection dans son ensemble a conservé un ton plus sobre, se concentrant sur ce qui est vendable, portable et pratique.

L’attention de Paris ne s’est pas limitée aux mannequins arabes, mais elle a également porté sur le génie de créateurs arabes célèbres. Parmi eux figurent Mohammed Ashi, le fondateur visionnaire de la marque saoudienne Ashi Studio, ainsi que le designer syrien Rami al-Ali, en plus des célèbres couturiers libanais Elie Saab, Zuhair Murad, Georges Chakra et Georges Hobeika.

Leur présence collective a mis en valeur l’impact significatif et la reconnaissance mondiale des talents arabes sur la scène de la haute couture à Paris.

(avec AP)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".