Jacquemus, «là où il doit être», se recentre sur le vêtement au sommet du glamour

Le mannequin sud-soudanais Alaato Jazyper Michael présente des créations de la collection Jacquemus Womenswear Ready-to-wear Spring-Summer 2024 à la Fondation Maeght, à Saint-Paul-de-Vence, dans le sud de la France, le 29 janvier 2024. (Photo Valery Hache AFP)
Le mannequin sud-soudanais Alaato Jazyper Michael présente des créations de la collection Jacquemus Womenswear Ready-to-wear Spring-Summer 2024 à la Fondation Maeght, à Saint-Paul-de-Vence, dans le sud de la France, le 29 janvier 2024. (Photo Valery Hache AFP)
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Publié le Lundi 29 janvier 2024

Jacquemus, «là où il doit être», se recentre sur le vêtement au sommet du glamour

  • «Je me sens exactement là où je dois être, soulagé», confie à la sortie de son défilé Simon Porte Jacquemus, 34 ans, le «chouchou» de la couture française, et une success story sans égale pour sa génération
  • Cette collection nommée «Sculptures», présentée à la Fondation Maeght, joue sur la frontière des arts: le bustier est un moulage blanc, effet plâtre qui ne colle pas à la peau et le smoking du soir part sur le côté comme une défiguration surréaliste

SAINT-PAUL-DE-VENCE, France : Le Français Jacquemus, en pleines turbulences organisationnelles, a présenté lundi à la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence (Alpes-Maritimes), une collection recentrée sur le vêtement, des looks gorgés de glamour et inspirés par la création plastique.

«Je me sens exactement là où je dois être, soulagé», confie à l'AFP à la sortie de son défilé Simon Porte Jacquemus, 34 ans, le «chouchou» de la couture française, et une success story sans égale pour sa génération.

Pour présenter sa nouvelle collection mixte automne-hiver 2024/2025, le créateur n'a pas misé sur un cadre époustouflant, comme Versailles, les dunes de sel de Camargue ou les champs de lavande de sa Provence natale, mais sur la sobre et élégante Fondation Maeght, temple de l'art moderne et contemporain.

Ré-accrochant dans les salles du musée les tableaux de Miró, Léger, Soulages ou Kandinsky selon son humeur, il a fait défiler sur une musique éclectique -- de «Sexual Healing» au duetto lyrique de Lakmé - une quarantaine de mannequins, dont Gigi Hadid et Emily Ratajkowski.

Pour cette palette glamour, trois teintes et pas une de plus: du noir et blanc piqués d'une touche récurrente de rouge vif, chaussures et mini-sacs.

Cette collection nommée «Sculptures» joue sur la frontière des arts: le bustier est un moulage blanc, effet plâtre qui ne colle pas à la peau et le smoking du soir part sur le côté comme une défiguration surréaliste.

Côté coupe, en robe, en tailleur-short pour l'homme, en pantalon, en ensemble, les épaules sont larges et la taille marquée, les coupes simples et symétriques.

L'homme comme la femme portent le blouson en cuir Pilota, inspiré de celui que portait le sculpteur  Alberto Giacometti, avec au bras, le sac baptisé «Le Petit Calino» inspiré par les courbes du sculpteur britannique Henry Moore.

- «Superbe» -

Au premier rang, l'influenceuse-star Kylie Jenner (399 millions d'abonnés sur Instagram) et sa fille de 5 ans, Stormi, qui ne la quitte pas d'une semelle.

En costume bleu Jacquemus, Julia Roberts s'extasie devant la collection. «Superbe», glisse-t-elle à l'AFP.

«Un vrai choix de matières, on sent que ça continue d'évoluer, on se concentre beaucoup sur les vêtements», relève de son côté l'influenceuse star française Lena Mahfouf, alias Lena Situations.

Le défilé-évènement, avec invitations pour les VIP dans les plus beaux mas de la région et dîner étoilé, a été organisé comme d'habitude en dehors du calendrier des Semaines de la mode.

Et celui-ci était particulièrement attendu, tant la vie de la maison Jacquemus, ovni marketing dans le monde de la mode, est scrutée de près alors qu'elle traverse une première et cruciale restructuration.

Simon Porte Jacquemus a nommé mi-janvier Mélissa Ait-Ouakli (ex-LVMH) au poste de directrice commerciale, après le départ de Bastien Daguzan et quelques turbulences, qui forcent le créateur à assurer la direction par intérim.

Lancée en 2009, la marque française indépendante a connu une croissance rapide, portée par un marketing agressif et une communauté de fidèles.

Un engouement moqué par l'humoriste Malik Bentalha dans une vidéo à succès baptisée «Jacques Mouss», où il étrille le créateur et ses défilés de «slip aïoli» et de «jeans fougasses en-dessous de 2.000» euros.

- «Zizi» superstar -

Très présent sur les réseaux sociaux, Jacquemus s'affiche toujours nature et souriant, à l'opposé de ses pairs à l'image plus sombre et élitiste. Pour cette saison, il a lâché ces références géographiques et sociales: aucun chapeau de paille, tournesol ou déclinaison cagolesque de la tenue femme, le créateur a montré une maturité et un ancrage artistique tout à fait classique.

L'entreprise qui ne possède qu'une boutique au monde, avenue Montaigne à Paris, ne publie pas ses résultats, mais avait déclaré au magazine Business of Fashion avoir passé le cap des 200 millions d'euros en 2002 et viser le demi-milliard de chiffre d'affaires d'ici 2025.

Mais le coeur des affaires chez Jacquemus, reste le sac, la maroquinerie qui fait décoller les ventes, tirée par son micro sac star de 8 cm de long, le Chiquito (environ 600 euros).

Cette fois-ci, l'objet-star est le soulier de danse à lacets, un richelieu «Zizi» créé en collaboration avec Repetto, qui a immédiatement fait parler de lui sur les réseaux sociaux.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".