Nayirian Blossoms célèbre l'héritage arménien au Liban

Les mouvements fluides des danseurs, vêtus de costumes aux couleurs rouges éclatantes, transportent le public dans un voyage à travers l'histoire et la tradition arméniennes. (Fournie)
Les mouvements fluides des danseurs, vêtus de costumes aux couleurs rouges éclatantes, transportent le public dans un voyage à travers l'histoire et la tradition arméniennes. (Fournie)
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Publié le Mardi 27 février 2024

Nayirian Blossoms célèbre l'héritage arménien au Liban

  • La troupe, qui compte cent danseurs de tous âges, est célèbre pour ses costumes traditionnels et authentiques
  • Nayirian Blossoms est bien plus qu'un simple spectacle. C'est un témoignage vibrant de l'unité dans la diversité

BEYROUTH: Le Groupe de Danse Arine de l'AGBU-AYA célèbre l'héritage arménien. Il a présenté son spectacle les 24 et 25 février derniers au palais des congrès de Naccache, dans le Caza du Metn, au Mont-Liban. 

Sous la houlette de Jirayr Ketchejian, le groupe tisse un tableau vivant de la culture arménienne, mélangeant la grâce des danses traditionnelles à des thèmes modernes. Nayirian Blossoms incarne la renaissance et le renouveau. Ce spectacle va au-delà d’un événement artistique: c’est un symbole de la résilience et de la fierté culturelle de la communauté arménienne au Liban. 

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Les mouvements fluides des danseurs, vêtus de costumes aux couleurs rouges éclatantes, transportent le public dans un voyage à travers l'histoire et la tradition arméniennes. (Fournie)

La troupe, qui compte cent danseurs de tous âges, est célèbre pour ses costumes traditionnels et authentiques. «Réaliser Nayirian Blossoms est l’occasion de faire voyager l’esprit de l’Arménie au cœur du Liban», affirme M. Ketchejian dans un communiqué de presse. Avec vingt danses variées, ce spectacle est une véritable mosaïque culturelle.

Cette représentation, hommage vibrant à l'héritage arménien, est le fruit d'une passion et d'un dévouement sans faille de la part des danseurs et de leur mentor, Jirayr Ketchejian.

Les mouvements fluides des danseurs, vêtus de costumes aux couleurs rouges éclatantes, transportent le public dans un voyage à travers l'histoire et la tradition arméniennes.

Après une pause forcée de trois ans en raison des défis posés par la pandémie de Covid-19 et par les réalités du Liban, le retour de la troupe sur scène a été accueilli avec enthousiasme. Les danseurs ont consacré quatre à cinq ans de travail intense à la création de ce spectacle.

Nayirian Blossoms dépasse le simple cadre d'un événement artistique pour devenir un symbole puissant de la résilience et de la fierté culturelle de la communauté arménienne au Liban.  

Dans un entretien accordé à Arab News en français, Hagop Djeghelian, secrétaire du comité central de l'AGBU-AYA, a souligné l'influence libanaise dans la performance du groupe de danse, malgré son engagement principal envers le patrimoine arménien: «Étant donné que le groupe est basé au Liban, il y a naturellement une influence libanaise dans notre performance.»

Il a également expliqué que le groupe s'efforçait de fusionner différentes cultures à travers sa performance en incorporant des musiques qui viennent des États-Unis, de la Russie, de l'Arménie et du Liban.

La musique joue un rôle central dans cette célébration de la culture arménienne. Bien que les danses traditionnelles arméniennes soient à l'honneur, le spectacle intègre également des éléments de musique libanaise, américaine et russe. Une forme de fusion harmonieuse des cultures.

«Au fil des années, nous avons vécu au Liban et nous sommes reconnaissants vis-à-vis de ce pays. Nous commémorons ainsi notre ascendance arménienne et libanaise à travers l'art et la culture», a souligné Hagop Djeghelian. 

En dansant sur des rythmes traditionnels arméniens, mais aussi sur des mélodies libanaises, les artistes célèbrent leur double héritage. À travers l'art et la culture, ils expriment leur gratitude envers le Liban, leur pays d'accueil, tout en honorant leurs racines arméniennes.

Nayirian Blossoms est bien plus qu'un simple spectacle. C'est un témoignage vibrant de l'unité dans la diversité, de la résilience face à l'adversité et de la beauté de l'héritage arménien. En rassemblant des spectateurs de tous horizons, cette représentation magistrale promet d'inspirer.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".