Lancement officiel du Festival de la francophonie 2024: un programme plus riche et plus varié

Durant sa conférence, Ludovic Pouille a rappelé aux médias les «fidèles partenaires» que sont «le Consulat général de Djeddah, les nombreuses écoles, les nombreuses universités, les centres de langues, les associations». (Photo: X)
Durant sa conférence, Ludovic Pouille a rappelé aux médias les «fidèles partenaires» que sont «le Consulat général de Djeddah, les nombreuses écoles, les nombreuses universités, les centres de langues, les associations». (Photo: X)
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Publié le Mardi 27 février 2024

Lancement officiel du Festival de la francophonie 2024: un programme plus riche et plus varié

  • L’ambassadeur de France en Arabie saoudite, Ludovic Pouille, a annoncé hier le lancement officiel du Festival de la francophonie
  • «La langue française est internationale, diversifiée et parlée dans le monde par 321 millions de personnes, dont la majorité a moins de 30 ans»

RIYAD: L’ambassadeur de France en Arabie saoudite, Ludovic Pouille, a annoncé hier le lancement officiel du Festival de la francophonie lors d’une conférence de presse à la Résidence de France. Les principales villes du pays ara, Djeddah, Khobar, AlUla seront donc en fête du 25 février au 27 avril.

Organisé en étroite collaboration avec l’Alliance française, les ambassades francophones accréditées en Arabie saoudite – notamment celles du Canada, de la Côte d'Ivoire, de Djibouti, du Liban, du Maroc et de la Suisse –, ce festival représente une véritable opportunité pour promouvoir les valeurs humaines véhiculées par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF): la diversité, la tolérance, la solidarité, la fraternité, l’harmonie et le partage.

Durant sa conférence, Ludovic Pouille a rappelé aux médias les «fidèles partenaires» que sont «le Consulat général de Djeddah, les nombreuses écoles, les nombreuses universités, les centres de langues, les associations».

«La langue française est internationale, diversifiée et parlée dans le monde par 321 millions de personnes, dont la majorité a moins de 30 ans. C'est la cinquième langue du monde et la langue officielle de 28 États et gouvernements, ainsi que de nombreuses organisations internationales telles que l'ONU, l'Union européenne, le Comité international olympique et, bien sûr, de l'Organisation internationale de la francophonie, qui compte aujourd'hui plus de 80 pays membres», a ajouté l’ambassadeur. 

«Le français est aussi une langue professionnelle et technologique. C’est la deuxième langue la plus utilisée dans la diplomatie, la troisième dans les affaires. C'est également la quatrième langue la plus utilisée sur Internet et sur les réseaux sociaux. C'est pourquoi la langue française revêt aujourd'hui une importance mondiale. Ici, en Arabie saoudite, je voudrais saisir l'occasion qui m’est donnée de souligner les efforts de toutes nos institutions diplomatiques, futurs partenaires éducatifs, qui font de leur mieux pour que la langue française vive et rayonne, notamment à travers nos écoles internationales.»

«La langue française est très vivante en Arabie saoudite. Elle a une image positive et élégante dans le monde entier, et en particulier ici. Nous percevons également un attrait croissant pour elle à travers la demande croissante des écoles privées saoudiennes qui enseignent la langue française», a-t-il expliqué.

«L'un des objectifs du groupe des ambassadeurs francophones est de réintroduire la langue française dans les écoles publiques d'Arabie saoudite. Nous sommes en contact avec le ministère de l'Éducation et nous sommes très positifs à cet égard. Par ailleurs, même si l'Arabie saoudite n'est pas un État francophone, c'est un pays très ouvert aux diverses cultures des pays francophones. Ces dernières années, nous avons assisté à la création de nombreux groupes francophones menés par la société civile.»

Le célèbre café en français, le club des Saoudiennes francophones, le cercle des médecins francophones, le groupe des ambassadeurs francophones: toutes ces entités sont destinées à renforcer la position de la langue française dans le pays et à créer, bien sûr, de nombreux ponts entre toutes les communautés qui parlent le français en Arabie saoudite.»

«En outre, la langue française sera un moyen d'atteindre les nombreux futurs touristes du monde francophone qui viendront en Arabie saoudite. Comme vous le savez, nous avons plus de 320 millions de personnes qui parlent le français, et ce nombre va augmenter, car nous estimons qu'il pourrait atteindre 700 millions en 2050», a-t-il encore souligné. 

Les ambassadeurs francophones, les consuls, les chargés d’affaires présents à cette conférence ont pris la parole également, affirmant qu’ils soutenaient vivement la promotion de la langue française, la diversité culturelle et linguistique. L’objectif, ont-ils rappelé, est de renforcer et de propager la paix, la démocratie et les droits de l’homme, de soutenir l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche.

«Durant les prochaines semaines, les principales villes du Royaume vont découvrir la richesse d’un programme culturel et artistique ambitieux et varié de cet espace francophone transrégional et transcontinental à travers ses 88 États et gouvernements.» 

Les organisateurs proposent un éventail d’activités et de festivités, avec notamment des concerts de Benjamin Piat, des projections de films, des compétitions éducatives, des compétitions sportives et des expériences gastronomiques. La Semaine du film francophone se tiendra du 21 au 27 avril; l’ouverture de l’exposition de Catherine Gellert Daniah al-Salah aura lieu le 4 mars; une table ronde sur la qualité de vie des femmes en Arabie saoudite se tiendra le 8 mars.

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".