France 24 propose de nouveau rendez-vous pour fêter ses 18 ans

Studio Magazine France 24. (Anthony Ravera)
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Publié le Vendredi 15 mars 2024

France 24 propose de nouveau rendez-vous pour fêter ses 18 ans

  • «La nouvelle offre éditoriale est enrichie le week-end afin d’être encore plus en adéquation avec les rythmes de vie au Maghreb, au Proche et au Moyen-Orient»
  • «Le Journal de l’Afrique, plutôt destiné aux initiés, est le programme le plus suivi sur France 24», souligne Meriem Amellal

PARIS: La chaîne française internationale France 24 fête ses 18 ans avec une nouvelle grille composée de grandes tranches d’information et de programmes diffusés aux mêmes heures et portées par les mêmes personnes.  

«France 24 compose désormais ses grilles autour de sept grandes tranches d’information rythmées par des reportages, des chroniques internationales, économiques, culturelles, environnementales, sportives et de lutte contre les manipulations de l’information. Les magazines s’y ajoutent pour offrir une information complète et continue aux téléspectateurs partout dans le monde, à toute heure», précise la chaîne. 

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(Fournie)

«Plus de réactivité» 

Interrogée par Arab News en français sur le contenu de la nouvelle grille, Maya Siblini, directrice adjointe en charge de la chaîne en arabe, affirme que France 24 propose «une nouvelle grille enrichie» avec «plus de directs pour plus de réactivité tous les jours de la semaine, et notamment le soir, avec des experts qui donnent les clés au quotidien pour décrypter l’actualité internationale, qu’elle soit politique, économique, sociétale ou sportive».  

«La nouvelle offre éditoriale est enrichie le week-end afin d’être encore plus en adéquation avec les rythmes de vie au Maghreb, au Proche et au Moyen-Orient. Les tranches de direct sont renforcées avec plus de traitement de l’actualité française et de décryptage. Nous proposons aussi de nouveaux rendez-vous, notamment dans le domaine de la vérification des faits et du “débunkage” des fausses informations, mais aussi autour des enjeux environnementaux et de la préservation de la planète», ajoute Maya Siblini.  

«Garder un œil neutre et sans influences sur l’actualité est dans notre ADN», confie la journaliste Meriem Amellal. 

Parmi les autres nouveautés, le Journal de l’Afrique est consacré, comme son nom l’indique, au traitement de l’actualité africaine. Présenté par Meriem Amellal durant la semaine et par Fatimata Wane-Sagna le week-end, «il traite de l’actualité africaine sans prisme occidental», explique à Arab News en français Mme Amellal. «C’est notre colonne vertébrale, avec des correspondants, des spécialistes de l’Afrique ou des locaux qui connaissent la politique et les problématiques du continent africain. C’est avec eux et en tenant compte de leurs avis que nous adoptons une vision qui n’est pas occidentale, pas biaisée ni romantique dans le traitement de l’information», souligne la journaliste. 

«Actualité chaude» 

«Le Journal de l’Afrique, plutôt destiné aux initiés, est le programme le plus suivi sur France 24», ajoute Meriem Amellal, précisant qu’il «traite l’actualité chaude, comme celle des pays du Sahel, ou encore dans la République démocratique du Congo [RDC] où une guerre abominable se déroule dans l’est du pays. Ce qui se passe au RDC est grave, on a l’impression d’assister à une annexion de tout l’Est par les pays voisins sans que personne ne bouge le petit doigt. Or, c’est exactement ce qui se passe pour la Russie avec l’annexion de la Crimée. Ayant la charge du Journal de l’Afrique, il me paraît essentiel de couvrir cette actualité. Même si nous n’avons plus de correspondants sur place, nous travaillons avec beaucoup de volonté, de rigueur et d’objectivité, même si l’on ne peut être objectif à 100%. Garder un œil neutre et sans influences sur l’actualité est dans notre ADN.» 

Interrogée sur le retour des téléspectateurs de cette région, Meriem Amellal nous révèle qu’ils évoquent le «deux poids, deux mesures» dans le traitement de l’information. «Pour eux, on parle plus de l’Ukraine que de l’Afrique. C’est pourquoi on se bat, au sein de la chaîne, pour parler de l’Afrique, qui est notre raison d’être», conclut-elle. 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".