Les marchés du carbone sont appelés à jouer un rôle crucial dans la transition énergétique : IEF

Dans son rapport, l'IEF exhorte les gouvernements à faire des marchés du carbone un scénario gagnant-gagnant pour les consommateurs et les producteurs (Shutterstock)
Dans son rapport, l'IEF exhorte les gouvernements à faire des marchés du carbone un scénario gagnant-gagnant pour les consommateurs et les producteurs (Shutterstock)
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Publié le Lundi 01 avril 2024

Les marchés du carbone sont appelés à jouer un rôle crucial dans la transition énergétique : IEF

  • Les marchés du carbone sont capables de réduire efficacement les coûts liés à l'élimination des gaz à effet de serre en mettant en relation les propriétaires de projets locaux avec des acheteurs internationaux désireux de compenser leurs émissions.
  • Le groupe de réflexion sur l'énergie a souligné que les marchés du carbone pourraient faciliter la réduction des coûts et promouvoir l'alignement des cadres réglementaires, ce qui se traduirait par des politiques climatiques et énergétiques plus cohérente

RIYADH : Les marchés du carbone sont appelés à jouer un rôle central dans la réalisation des objectifs climatiques, grâce aux efforts de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, ouvrant ainsi la voie à une transition énergétique en douceur. 

Selon un nouveau rapport du Forum international de l'énergie, les marchés du carbone sont capables de réduire efficacement les coûts liés à l'élimination des gaz à effet de serre en mettant en relation les propriétaires de projets locaux avec des acheteurs internationaux désireux de compenser leurs émissions. 

"La promotion des échanges transfrontaliers de crédits carbone entre les pays favorisera les bilans carbone nets, ce qui stimulera à la fois l'offre et la demande", indique le rapport. 

Le FIE, qui réunit les ministres de l'énergie de 73 pays, producteurs et consommateurs confondus, représente le plus grand rassemblement de ministres de l'énergie au monde et représente plus de 90 % de l'offre et de la demande mondiales de pétrole et de gaz. 

Le forum a salué les efforts de transition de l'Arabie saoudite, en soulignant la création de la Regional Voluntary Carbon Market Co par le Fonds d'investissement public du Royaume en collaboration avec le Tadawul Group. 

L'objectif premier de cette société est d'encourager les projets portant sur les questions climatiques, afin d'accélérer les efforts d'atténuation. 

Selon le rapport de l'IEF, cette société a mené avec succès deux ventes aux enchères, vendant 3,6 millions de tonnes de crédits carbone à des entreprises nationales telles que Saudi Aramco, NEOM, SABIC et d'autres. 

De même, les Émirats arabes unis ont lancé à la mi-2023 une entité appelée Carbon Alliance, dont l'objectif est de développer l'écosystème du marché du carbone dans le pays. 

Cette alliance dans les Émirats comprend de nombreuses entités membres nationales et internationales, dont l'UAE Independent Climate Change Accelerator, AirCarbon Exchange, First Abu Dhabi Bank et Mubadala Investment Co.  

"Les efforts de collaboration de ces institutions dans les Émirats arabes unis soulignent l'importance des marchés du carbone dans la réalisation des objectifs de réduction nette à zéro. L'alliance vise à renforcer les efforts interconnectés entre les secteurs privé et public, contribuant simultanément à la formulation de stratégies gouvernementales pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre "ajoute le rapport.

Il a déclaré : "Les marchés du carbone jouent un rôle important dans l'alignement des ressources pour atteindre nos objectifs en matière de climat, de sécurité énergétique et d'accessibilité financière. 

M. McMonigle a ajouté : "Mais ils se trouvent à un point d'inflexion. Grâce à une collaboration internationale renforcée et à une réglementation intelligente, ils peuvent mobiliser des milliards de dollars pour des projets d'énergie propre, en particulier dans les pays en développement, qui ne verraient pas le jour autrement.

Changer la donne pour l'action climatique

Le groupe de réflexion sur l'énergie a souligné que les marchés du carbone pourraient faciliter la réduction des coûts et promouvoir l'alignement des cadres réglementaires, ce qui se traduirait par des politiques climatiques et énergétiques plus cohérentes et plus prévisibles dans les différentes régions.  

Le rapport souligne en outre que les marchés volontaires du carbone représentent une première étape dans la résolution des problèmes climatiques nationaux et internationaux. 

"Le marché volontaire du carbone peut renforcer la cohérence des politiques énergétiques et climatiques à l'échelle mondiale. En participant aux marchés volontaires, le pays se familiarise avec les meilleures pratiques. La direction et le personnel désigné seront plus à l'écoute des forces et des faiblesses de ces marchés dans différents contextes", indique le rapport de l'IEF. 

Le rapport de l'IEF intitulé "Le rôle des marchés du carbone dans les transitions" se concentre sur le potentiel de ces initiatives pour atteindre des émissions nettes de carbone nulles et assurer un accès universel à une énergie abordable et fiable dans le cadre de l'Accord de Paris. 

S'exprimant lors du lancement du rapport, Joseph McMonigle, secrétaire général de l'IEF, a déclaré que la croissance des marchés du carbone contribuera également à lever des fonds pour des projets d'énergie propre.

Il ajoute : "Les pays et les entreprises peuvent passer à des marchés de conformité ou utiliser des CVM pour un effet équivalent en fonction des performances et des circonstances". 

L'IEF a également souligné le potentiel important des marchés du carbone pour générer des investissements dans les technologies de capture, d'utilisation et de stockage du carbone.  

Actuellement, les projets CCUS restent largement en dehors du champ d'application des incitations du marché du carbone, malgré leur capacité à réduire de manière significative les émissions de CO2 et à générer une offre substantielle de crédits carbone fiables. 

"Les incitations fournies par les marchés du carbone pour la CCUS devraient faciliter un déploiement plus large de cette technologie et une réduction supplémentaire des coûts associés", indique le rapport.

L'organisation intergouvernementale a également souligné que l'échange de crédits carbone peut réduire la dépendance à l'égard des programmes nationaux d'aide publique aux industries pour la réduction des émissions, garantissant ainsi la viabilité économique des projets de développement durable. 

En outre, les revenus générés par ces marchés permettront d'atteindre les objectifs de développement durable, de combler les fossés mondiaux et de dépasser la portée des seuls objectifs liés au climat.

L'IEF a également souligné l'importance de la numérisation pour assurer une meilleure transparence du marché du carbone. 

"La numérisation est essentielle pour assurer une comptabilité solide des émissions de dioxyde de carbone. La numérisation peut aider à mieux quantifier, mesurer, rapporter et vérifier les données du marché du carbone et à renforcer la confiance des investisseurs", ajoute le rapport.  

Une situation gagnant-gagnant 

Dans son rapport, l'IEF exhorte les gouvernements à faire des marchés du carbone un scénario gagnant-gagnant pour les consommateurs et les producteurs.  

L'organisation à but non lucratif a également souligné que la fragmentation du marché et le risque lié aux crédits carbone peuvent être résolus en encourageant des approches politiques cohérentes, la normalisation, la transparence, le partage des connaissances au-delà des frontières et la numérisation. 

"Compte tenu de la croissance récente des marchés du carbone dans de nombreux pays et de l'absence de lignes directrices spécifiques, il est impératif que les gouvernements veillent à ce que les réductions d'émissions ciblées n'entraînent pas de préjudices sociaux et économiques injustifiés", indique le rapport.

Mme McMonigle a également exhorté les gouvernements à finaliser l'accord sur l'article 6 de l'Accord de Paris, qui fournit un cadre permettant aux pays d'échanger des crédits carbone à l'échelle internationale. Cet accord est considéré comme essentiel pour atteindre les objectifs nationaux en matière d'émissions.  

"L'accord sur l'article 6 est essentiel pour libérer le potentiel des marchés internationaux du carbone et nous espérons voir davantage de progrès lors de la COP29 en Azerbaïdjan", a-t-il déclaré. 

Dans un autre rapport publié en mars, l'IEF a déclaré que l'Arabie saoudite avait le potentiel pour devenir un leader dans le secteur de la technologie CCUS avec l'ouverture du plus grand centre de capture du carbone au monde sur la côte est du Royaume, à Jubail. 

Le projet est une initiative conjointe de Saudi Aramco et du ministère de l'énergie du Royaume, avec une capacité de stockage prévue de 9 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an d'ici 2027. 

"Ces initiatives s'inscrivent dans le cadre des efforts plus larges déployés par l'Arabie saoudite pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et relever les défis du changement climatique", a noté l'IEF. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.