Complotistes, pro-armes, néonazis, qui sont les émeutiers du Capitole?

Des partisans du président américain Donald Trump, dont le membre du groupe de conspiration QAnon Jake A, alias Yellowstone Wolf (C), entrent dans le Capitole américain le 6 janvier 2021, à Washington, DC (Photo, AFP).
Des partisans du président américain Donald Trump, dont le membre du groupe de conspiration QAnon Jake A, alias Yellowstone Wolf (C), entrent dans le Capitole américain le 6 janvier 2021, à Washington, DC (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 08 janvier 2021

Complotistes, pro-armes, néonazis, qui sont les émeutiers du Capitole?

  • Qui sont ces partisans de Donald Trump, dopés par sa rhétorique au point de semer le chaos?
  • Beaucoup ont désormais été identifiés, y compris la femme blessée mortellement dès le début des violences

NEW YORK: Leurs visages ont fait le tour du monde depuis leur intrusion au Capitole mercredi, photographiés les pieds sur le bureau d'une élue, paradant avec un drapeau confédéré ou assis au bureau du président du Sénat.

Qui sont ces partisans de Donald Trump, dopés par sa rhétorique au point de semer le chaos dans l'enceinte du Parlement américain? Beaucoup ont désormais été identifiés, y compris la femme blessée mortellement dès le début des violences. Voici les principaux éléments recueillis sur chacun d'entre eux, pour la plupart actifs sur les réseaux sociaux.

Richard Barnett, militant pro-armes 

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Richard Barnett, un partisan du président américain Donald Trump est assis à l'intérieur du bureau du président de la Chambre Nancy Pelosi alors qu'il protestait à l'intérieur du Capitole américain à Washington, DC (Photo, AFP).

Venu de l'Arkansas (sud), ce sexagénaire au fort accent du sud s'est invité dans le bureau de Nancy Pelosi, cheffe des démocrates à la Chambre des représentants.

C'est «mon bureau», a-t-il expliqué mercredi à la chaîne locale KFSM 5News. «Je suis un contribuable. Je suis un patriote. Ce n'est pas son bureau. On le lui a prêté».

Connu localement pour animer un groupe Facebook pro-armes, 2A NWA STAND, Richard Barnett, surnommé «Bigo», a affirmé s'être retrouvé dans ce bureau presque par accident. «J'ai été poussé là», a-t-il dit, alors que «je cherchais les toilettes».

Avant de partir, il a laissé un petit mot insultant à Nancy Pelosi. Aux dernières nouvelles, il était libre, même s'il pourrait être rapidement interpellé. «Est-ce que j'ai peur? Non! Mais la prison est une possibilité», a-t-il dit aux journalistes après sa sortie du bâtiment. 

Jake Angeli, complotiste à la coiffe de bison

Torse nu, coiffe amérindienne avec cornes de bison, maquillage, le «guerrier spirituel» («spiritual warrior»), tel qu'il se décrit lui-même, a aimanté photographes et caméras aux quatre coins du Capitole.

Originaire d'Arizona, ce trentenaire a déjà été aperçu à de nombreuses reprises lors de manifestations pro-Trump à Phoenix ces derniers mois, arborant systématiquement sa fameuse coiffe.

Il se présente comme un «soldat numérique de QAnon», la mouvance complotiste dont Donald Trump est le héros et qui a vu l'intrusion de mercredi comme un triomphe.

«Nous sommes des patriotes, sur le front en Arizona, qui voulons amener notre énergie positive à (Washington)», écrivait-il dans un message posté en décembre sur le réseau social chéri des ultra-conservateurs Parler.

Matthew Heimbach, de la mouvance néonazie

Photographié aux côtés de Jake Angeli, ce jeune homme de 29 ans au visage rond, cerné de lunettes sans monture, est considéré par le Southern Poverty Law Center, un observatoire des groupes extrémistes, comme «le visage d'une nouvelle génération de nationalistes blancs».

Il est considéré comme l'un des organisateurs du rassemblement d'extrême-droite à Charlottesville (Virginie), en août 2017, en marge duquel une femme a été tuée par un sympathisant néonazi.

Adam Johnson, le voleur de pupitre

Surpris en train d'emporter le pupitre de Nancy Pelosi, le trentenaire au bonnet Trump a spontanément fait un signe amical au photographe, tout sourire.

Il a rapidement été identifié comme étant Adam Johnson, résident de Parrish, en Floride, selon la presse locale.

Dans l'immédiat, c'est davantage sa femme, médecin, qui a fait les frais de l'effraction, inondée de messages sarcastiques sur les nombreux sites sur lesquels elle est référencée.

Ashli Babbitt, ancienne de l'armée de l'air, tuée au Capitole

Elle a été la première victime connue de ces violences: alors qu'elle tentait de passer à travers une fenêtre brisée dans un couloir du Congrès, la trentenaire a reçu, à bout portant, une balle tirée par un policier du Capitole. Elle a succombé plus tard à ses blessures.

Active sur les réseaux sociaux, complotiste, cette Californienne «libertarienne», selon son compte Twitter, voyait le déferlement des partisans de Donald Trump sur Washington comme une «tempête», qui allait faire passer le pays «de l'obscurité à la lumière».


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.