Espagne: une tempête de neige historique fait trois morts et sème le chaos

La neige se faisait samedi soir un peu plus rare sur le centre du pays, se déplaçant vers le nord-est, après 36 heures chaotiques où les bourrasques de la tempête Filomena ont semé la pagaille sur les axes routiers, ferroviaires et aériens, obligeant les autorités à demander à la population de rester chez elle (Photo, AFP).
La neige se faisait samedi soir un peu plus rare sur le centre du pays, se déplaçant vers le nord-est, après 36 heures chaotiques où les bourrasques de la tempête Filomena ont semé la pagaille sur les axes routiers, ferroviaires et aériens, obligeant les autorités à demander à la population de rester chez elle (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 10 janvier 2021

Espagne: une tempête de neige historique fait trois morts et sème le chaos

  • Le roi et la reine d'Espagne ont eux fait part sur le même réseau social de «leur douleur» et de leur «préoccupation»
  • «Si, malgré les conditions météorologiques extrêmement difficiles, le nombre des incidents est relativement limité, nous déplorons tout de même la mort de trois personnes»

MADRID: Les flocons devraient bientôt laisser place au froid et à la glace en Espagne, où une tempête de neige d'une intensité historique a fait trois morts samedi et continue de paralyser une partie du pays, en particulier la capitale Madrid, avec peu d'espoir d'amélioration dans l'immédiat.

La neige se faisait samedi soir un peu plus rare sur le centre du pays, se déplaçant vers le nord-est, après 36 heures chaotiques où les bourrasques de la tempête Filomena ont semé la pagaille sur les axes routiers, ferroviaires et aériens, obligeant les autorités à demander à la population de rester chez elle. 

«Je veux réitérer l'appel du gouvernement à la plus grande vigilance face à l'évolution de la météo dans les prochaines heures. Suivons les recommandations des forces de l'ordre, de l'armée, de la protection civile et des services d'urgence», a tweeté le Premier ministre Pedro Sanchez.

Le roi et la reine d'Espagne ont eux fait part sur le même réseau social de «leur douleur» et de leur «préoccupation», demandant «la plus grande vigilance face aux risques de la glace et de la neige».

«Si, malgré les conditions météorologiques extrêmement difficiles, le nombre des incidents est relativement limité, nous déplorons tout de même la mort de trois personnes», a déclaré le ministre de l'Intérieur au cours d'une conférence de presse.

L'une de ces victimes est un homme retrouvé enseveli sous la neige à Zarzalejo, au nord-ouest de Madrid, et les deux autres ont trouvé la mort en essayant de traverser une rivière à Mijas, près de Malaga dans le sud, où de fortes pluies faisaient rage, a-t-il précisé.

Fernando Grande-Marlaska a annoncé samedi soir que les secours et les chasse-neiges de l'armée avaient dégagé la totalité des 2 500 automobilistes pris au piège sur les routes.

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La neige intense a coupé les deux rocades de Madrid, la M30 et la M40, et une alerte rouge a été déclarée dans le centre-ville où la police luttait pour aider les personnes bloquées dans des véhicules (Photo, AFP).

Le ministre a insisté sur le fait que «les chutes de neige allaient devenir glacées» alors que, selon le dernier bulletin des services météorologiques, cette vague de froid avec des températures en dessous de -10 degrés va durer jusqu'à jeudi.

Près de 20 000 kilomètres sur 650 routes et ponts ont été touchés par des problèmes de circulation.

Malgré cela, le ministre de l'Intérieur s'est voulu rassurant sur la campagne de vaccination, assurant que les 350 000 nouvelles doses dont la livraison est prévue lundi seront bien distribuées.

Arbres au sol sous l'effet de la neige et du vent, voitures abandonnées et trottoirs impraticables: à Madrid, recouverte par un manteau neigeux inédit depuis un demi-siècle, des habitants ont sorti leurs skis comme sur la célèbre place de la Puerta del Sol ou même un traîneau tiré par cinq chiens.

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Puerta del Sol au milieu d'une forte chute de neige à Madrid (Photo, AFP).

«Je n'avais jamais vu un truc comme ça, pas une voiture dans la ville, de la neige partout (...) inoubliable, un moment historique», s'est entousiasmé José Marqués, un chauffeur de taxi de 56 ans.

Malgré les appels à limiter les déplacements, certains n'ont pas pu s'empêcher d'aller à la découverte de cet inhabituel décor de station de ski: «Je n'avais jamais vu la neige, pour moi tout ça c'est nouveau (…) et magique, je ne crois pas que ce soit exagéré de le dire car il y a beaucoup de gens dans les rues malgré la pandémie et cette situation fait diversion», s'est réjoui Liliana Amaya, une enseignante de 28 ans.

Madrid paralysée

Le maire José Luis Martinez-Almeida, sur Twitter, a exhorté les habitants à ne pas sortir de chez eux: «Nous travaillons à dégager les accès aux hôpitaux le plus rapidement possible mais cela est franchement compliqué tant qu'il neige». 

Tous les établissements scolaires, des écoles maternelles aux universités, resteront fermés lundi et mardi, a annoncé la présidente de la région Isabel Diaz Ayuso, tout comme les parcs.

L'aéroport international Madrid-Barajas, fermé depuis vendredi soir, le restera «au moins jusqu'à dimanche après-midi» : «deux pistes ont été dégagées (...) mais on s'attend à ce qu'elles soient gelées. Nouveau point de situation demain à 13h», a tweeté l'aéroport samedi soir.

Le service de bus a été suspendu dans la ville et tous les trains à destination ou en provenance de Madrid ont été annulés, a fait savoir la compagnie ferroviaire nationale Renfe. Le métro fonctionnera toute la nuit du samedi au dimanche «pour les déplacements indispensables», a indiqué la région de Madrid.

Outre Madrid, tout l'intérieur de la péninsule ibérique a été touché par cette tempête due à une interaction entre un flux d'air très humide et relativement doux arrivant du sud-est et une masse d'air très froid.

Dimanche, les chutes de neige devraient se déplacer vers le nord-est de l'Espagne.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.