L'Arabie Saoudite crée un bourdonnement autour de l'apiculture et de l'industrie du miel

Le miel occupe depuis longtemps une place privilégiée dans la culture saoudienne, cultivé par des apiculteurs à travers le Royaume pour ses usages médicinaux et culinaires. (Photos: Arab News)
Le miel occupe depuis longtemps une place privilégiée dans la culture saoudienne, cultivé par des apiculteurs à travers le Royaume pour ses usages médicinaux et culinaires. (Photos: Arab News)
Le festival du miel et des produits agricoles dans la province de Tabuk, au nord-ouest de l'Arabie saoudite, met l'accent sur le rôle des apiculteurs. (Photo: X : @MEWA_KSA)
Le festival du miel et des produits agricoles dans la province de Tabuk, au nord-ouest de l'Arabie saoudite, met l'accent sur le rôle des apiculteurs. (Photo: X : @MEWA_KSA)
Ruches blanches portables placées sur des palettes en bois dans un verger d'amandiers en fleurs afin d'augmenter la pollinisation des arbres et d'accroître le rendement des récoltes. (Photo: Shutterstock)
Ruches blanches portables placées sur des palettes en bois dans un verger d'amandiers en fleurs afin d'augmenter la pollinisation des arbres et d'accroître le rendement des récoltes. (Photo: Shutterstock)
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Publié le Samedi 29 juin 2024

L'Arabie Saoudite crée un bourdonnement autour de l'apiculture et de l'industrie du miel

  • Pour promouvoir l'art ancestral de l'apiculture, le Royaume aide une nouvelle génération à acquérir des qualifications et des compétences pratiques dans la fabrication du miel
  • Outre sa rentabilité, la production de miel est l'une des activités les plus bénéfiques pour soutenir les espèces végétales locales et les cultures agricoles

RIYAD: Le miel occupe depuis longtemps une place privilégiée dans la culture saoudienne, cultivé par des apiculteurs à travers la région pour ses usages médicinaux et culinaires. Désormais, avec un soutien gouvernemental accru, son véritable potentiel économique et ses bénéfices environnementaux se réalisent.

L'année dernière, plus de 100 licences ont été accordées à des apiculteurs pour produire cet or liquide sur des terres administrées par l'Autorité de développement de la réserve royale Imam Abdulaziz bin Mohammed, principalement dans l'oasis de Rawdat Khuraim.

Ici, les apiculteurs produisent les meilleurs types de miel naturel, tels que le miel d'acacia du Najd, le miel de fleurs de printemps, le sidr sauvage, le miel de salam et le shafalah - stimulant l'économie locale avec la vente de produits très prisés.

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Outre le miel, les autres produits des abeilles sont la cire d'abeille et des substances naturelles qui ont plusieurs utilisations, comme la fabrication de produits d'étanchéité, de lubrifiants, de matériaux de construction et de médicaments. (Photo: fournie)

"Le miel naturel est un produit très demandé dans le Royaume", a déclaré un porte-parole de l'autorité à Arab News. "Dans la réserve, nous avons des pâturages naturels caractérisés par des plantes mellifères, garantissant que l'éleveur obtient suffisamment de nectar pour produire du miel. »

L'Arabie Saoudite est immensément fière de son patrimoine apicole, attesté par des événements comme le Festival du miel de Jazan et le Festival du miel et des produits agricoles dans la région de Tabuk, ainsi que par des ventes aux enchères hebdomadaires à Taif pour vendre du miel et d'autres produits apicoles.

Pour promouvoir l'art ancestral de l'apiculture, la réserve a récemment organisé un programme de formation intégré "les bases de l'apiculture", offrant à une nouvelle génération l'opportunité d'acquérir des qualifications et une expérience pratique dans la fabrication du miel.

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Les abeilles mellifères dans les hauteurs de l'Arabie Saoudite attirent les foules et font des montagnes Soudah couvertes de genévriers l'un des modèles de tourisme durable les plus intéressants du Moyen-Orient. (Photo: fournie)

"Maintenant que les stagiaires ont terminé le programme, la prochaine saison de récolte du miel nous permettra de voir les fruits du travail du programme", a ajouté le porte-parole.

La production de miel est l'une des activités les plus bénéfiques pour soutenir les espèces végétales locales et les cultures agricoles. Les abeilles sont des insectes pollinisateurs. Lorsqu'elles visitent les plantes à la recherche de nectar, le pollen s'accroche à leur corps et passe entre les plantes, les fertilisant ainsi.

L'autorité dispose d'une équipe spécialisée dédiée à la délivrance de licences pour les ruchers dans les limites de la réserve, fournissant un espace suffisant entre chaque rucher pour s'assurer que les abeilles évitent de se mélanger avec d'autres ruches, gardant ainsi le miel résultant pur.

"Les équipes de contrôle environnemental effectuent des tournées de surveillance dans le cadre de leur travail, pour assurer la santé de l'environnement entourant les ruchers, ce qui se reflète dans la bonne nutrition des abeilles", a déclaré le porte-parole de l'autorité.

Diverses entités gouvernementales ont lancé des programmes conçus pour stimuler le développement économique et promouvoir les produits locaux, tout en autonomisant les jeunes et d'autres groupes sous-représentés grâce à la formation et à la création d'emplois.

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Des Saoudiens participent à une formation estivale en apiculture dans la province d'Al-Baha. (Photo d'archives SPA)

Grâce au Programme de développement agricole rural durable, mandaté par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture et le ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Agriculture du Royaume, plus de 100 apiculteurs locaux ont récemment été formés aux techniques d'élevage de reines d'abeilles mellifères, en réponse au déclin du nombre de colonies d'abeilles mellifères.

Il y a seulement cinq ans, Norah Shawi Al-Shimmari était la seule femme connue à travailler dans l'industrie apicole en Arabie Saoudite. Aujourd'hui, grâce à des programmes de formation comme celui-ci, de nombreuses autres femmes se lancent dans ce métier et prospèrent en conséquence.

Cela n'a pas été sans obstacles. "Mon plus grand défi est de me déplacer d'un endroit à un autre et d'avoir besoin de quelqu'un pour me conduire dans des endroits éloignés", a déclaré Al-Shimmari à Arab News.

"J'ai besoin d'un tuteur et d'une voiture et de quelqu'un pour porter des choses avec moi aussi. Mon travail ces derniers temps s'est fait sans aide. Je me charge moi-même de soulever, de loger les abeilles et de trier le miel, ce qui est très difficile."

Au début, Al-Shimmari ne produisait du miel que sous la marque Al-Shawi Apiaries, du nom de son défunt père. Après une formation pour utiliser la cire d'abeille pour des articles de beauté, nutritionnels et médicinaux, elle a rapidement élargi sa gamme de projets et a fait de la marque la sienne.

Cela l'a amenée à suggérer des moyens de travailler avec d'autres apiculteurs pour créer un écosystème économique durable pour les produits de la ruche, comme collecter la cire restante et l'utiliser pour créer d'autres produits au lieu de la laisser se perdre.

Grâce à sa persévérance, Al-Shimmari, autodidacte, est devenue la première apicultrice du nord du Royaume et la seule femme parmi 33 apiculteurs qui ont participé au Festival du miel de Hail en 2021 au début du mois de novembre, où elle a été surnommée "l'Apicultrice du Nord".

Voyant son travail, l'émir de la région de Hail a organisé un atelier de formation. Plus de 40 femmes ont depuis obtenu leur diplôme de ce programme pour devenir elles-mêmes apicultrices. "Maintenant, la région de Hail compte 43 apicultrices", a déclaré Al-Shimmari.

"Certaines ont quitté le domaine, et certaines ont fait face à des obstacles ou des situations qui ne leur permettaient pas de continuer, mais certaines persévèrent encore... mon conseil pour toute femme qui se voit dans ce domaine est de poursuivre la profession."

Il y a des histoires similaires à travers le Royaume. Originaires de Djeddah, le couple saoudien Ahmed Badghaish et Nada Khaled Malaika ont commencé leur voyage en apiculture il y a deux décennies avec rien de plus qu'une passion pour la nature et une curiosité innée pour le monde des abeilles.

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Un groupe de passionnés d'apiculture apprennent à fabriquer des ruches lors d'un atelier à Djeddah, animé par l'entrepreneur en miel Ahmed Badghaish. (Instagram @beewaysaudi)

Au fil des ans, ils ont transformé une modeste entreprise en une ruche florissante nommée Bee Ways qui abrite 1,200 ruches, et leurs produits ont remporté de nombreux prix internationaux.

Pour les petits producteurs locaux comme Al-Shimmari, cependant, la profession est un véritable travail d'amour.

"Après un long voyage saisonnier, la production et le transport, la grande réalisation après le tri du miel et la vue du produit est un tel plaisir. C'est ce qui me pousse à continuer à m'améliorer et à prospérer dans ce domaine", a-t-elle déclaré.

"Mon plus grand soutien, après Dieu et ma famille, a été le Ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Agriculture. Ils m'ont soutenu et ont ouvert des opportunités dans les festivals. Je suis toujours la première à recevoir leurs invitations."

Malgré les défis, l'industrie du miel et de l'apiculture est en constante progression grâce au soutien continu des entités gouvernementales.

Depuis 2020, environ 140 millions de riyals (37,3 millions de dollars) de financement ont été distribués à 10,584 bénéficiaires grâce au Programme de Développement Agricole Rural Durable — Saudi Reef — selon l'Agence de Presse Saoudienne.

À l'occasion de la Journée Mondiale des Abeilles, célébrée chaque année le 20 mai, le Ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Agriculture a annoncé que la production de miel avait atteint 5,000 tonnes par an. Il vise à augmenter ce chiffre à 7,500 tonnes d'ici 2026 et à atteindre l'autosuffisance.

Il y a désormais plus de 20,000 apiculteurs enregistrés auprès du ministère à travers le Royaume.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".