Stupeur chez les Arabo-Américains après la tentative d'assassinat de l'ancien président Trump

Trump a levé la main en l'air alors qu'il quittait la scène du rassemblement, enlacé par cinq agents des services secrets. (AFP)
Trump a levé la main en l'air alors qu'il quittait la scène du rassemblement, enlacé par cinq agents des services secrets. (AFP)
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Publié le Lundi 15 juillet 2024

Stupeur chez les Arabo-Américains après la tentative d'assassinat de l'ancien président Trump

  • Bishara Bahbah, président de Arab Americans for Trump, a blâmé "l'atmosphère de haine contre le président Trump" qui s'est intensifiée au cours des dernières années
  • Les Américains d'origine arabe, de droite comme de gauche, se sont dits "choqués par la violence" diffusée en direct à la télévision

CHICAGO : Les dirigeants arabo-américains de gauche et de droite de la politique américaine se sont dits choqués par le fait que l'ancien président Donald Trump ait été légèrement blessé lors d'une apparente tentative d'assassinat alors qu'il s'adressait à un rassemblement en Pennsylvanie dans la nuit de samedi à dimanche.

Les premiers rapports et la télévision en direct ont montré M. Trump s'adressant au rassemblement et tournant la tête vers la droite alors qu'il parlait, lorsque trois coups de feu retentissants ont été entendus. M. Trump s'est saisi l'oreille droite, qui était ensanglantée, tandis que des agents des services secrets le plaçaient au sol et le recouvraient entièrement.

Trump a levé la main en l'air alors qu'il quittait la scène du rassemblement, enlacé par cinq agents des services secrets.

Les Américains d'origine arabe ont réagi avec colère et inquiétude à la tentative d'assassinat, qui aurait fait au moins un mort, ainsi qu'au tireur présumé, selon les premières informations.

Beaucoup ont déclaré que c'était le résultat de la haine dirigée contre Trump par ses adversaires, en particulier sur les médias sociaux comme Facebook, et à cause de la polarisation continue qui a divisé l'Amérique politiquement et socialement.

"Ils ont tout essayé, de la destitution à la mise en accusation, et quand tout a échoué, ils ont essayé de l'assassiner", a déclaré le Dr Massad Boulos à Arab News quelques minutes après la tentative d'assassinat en Pennsylvanie.

"Mais cela vient de faire de lui le 47e président des États-Unis. Il a passé des appels depuis l'hôpital et il est dans un état d'esprit très positif".

Le fils de Boulos, Michael, est marié à Tiffany Trump, l'une des filles de l'ancien président.

M. Boulos a déclaré que des collaborateurs du président lui avaient dit par le passé que "l'ancien président Trump demandait depuis des semaines un renforcement de la sécurité, mais que l'administration Biden refusait".

À quelques mètres de là, un membre de l'assistance a été déclaré mort à cause de la balle qui a traversé le président. Une deuxième femme du public a été grièvement blessée alors que la foule se mettait à crier.

Le président Joe Biden a fait une déclaration dans laquelle il s'est dit reconnaissant qu'il "se porte bien" et a souligné que "la violence politique n'a pas sa place".

M. Biden a déclaré à la télévision nationale qu'il avait "tendu la main à M. Trump à l'hôpital". Selon certaines sources, la campagne de M. Biden a confirmé qu'elle retirait les spots publicitaires qui critiquaient vivement M. Trump.

Bishara Bahbah, président de Arab Americans for Trump, a blâmé "l'atmosphère de haine contre le président Trump" qui s'est intensifiée au cours des dernières années.

"Les démocrates l'ont diabolisé, en lançant toutes sortes d'attaques horribles contre lui et contre sa famille. Je ne dis pas qu'ils sont derrière cela, mais, en même temps, la haine émanant du Parti démocrate et de certains de ses dirigeants et membres du Congrès fait son chemin jusqu'à des gens comme cette personne qui a essayé de l'assassiner", a déclaré M. Bahbah à Arab News.

"Je pense qu'il en sortira plus fort et que les gens se rallieront à lui. Nous sommes reconnaissants qu'il ait survécu. La violence ne peut être tolérée. Nous prions pour lui afin qu'il reste en sécurité".

Les Américains d'origine arabe, de droite comme de gauche, se sont dits "choqués par la violence" diffusée en direct à la télévision.

Jim Zogby, président de l'Institut arabo-américain de Washington D.C., a déclaré : "Il y a beaucoup de choses que nous ne connaissons pas : "Il y a beaucoup de choses que nous ne savons pas. Mais ce que nous savons, c'est qu'une rhétorique violente peut engendrer un comportement violent. Nous devons agir, et la violence n'est jamais un moyen de résoudre les différends politiques. Notre culture de la folie des armes est incontrôlable".

Mohammed Jaber, membre du conseil d'administration de l'école secondaire du district 230 à Orland Park, a déclaré : "Aucun être humain ne devrait craindre pour sa vie : "Aucun être humain ne devrait craindre pour sa vie, qu'il s'agisse d'un politicien ou d'un civil. Nous pouvons tous être d'accord pour ne pas être d'accord, mais tout le monde devrait être respecté, quelle que soit son opinion. Ce qui est arrivé à Trump lors de ce meeting de campagne est tout à fait inacceptable".

Samir Khalil, président du Club démocratique arabo-américain de l'Illinois, a déclaré : "Il est vraiment triste que tant d'événements tragiques dans le monde et dans la première nation démocratique atteignent ce niveau de violence politique tragique. En tant qu'être humain, je suis attristé par ce comportement violent. Nous devrions attendre davantage d'interventions du monde libre pour influencer la paix et l'harmonie, et non les guerres, et pour mettre fin à la haine. Que Dieu bénisse l'humanité et les États-Unis."

Mary Basta, maire de Bolingbrook, dans la banlieue de Chicago, a déclaré : "Je suis profondément attristée par l'acte de violence insensé qui s'est produit aujourd'hui.  Mes prières vont aux victimes et à leurs familles en cette période incroyablement difficile. De tels actes de violence sont inacceptables et n'ont pas leur place dans notre société. Ils ne reflètent pas le sentiment d'une véritable démocratie.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.