La réunion du Conseil de sécurité de l'ONU met en lumière les violations commises par Israël à Gaza

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, préside une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU à New York, le 17 juillet 2024. (REUTERS)
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, préside une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU à New York, le 17 juillet 2024. (REUTERS)
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Publié le Jeudi 18 juillet 2024

La réunion du Conseil de sécurité de l'ONU met en lumière les violations commises par Israël à Gaza

  • L'envoyé israélien prévient le Conseil que si une guerre à grande échelle éclate entre Israël et le Hezbollah au Liban, l'Iran sera à blâmer
  • Le ministre Sergueï Lavrov évoque l'espoir d'un rapprochement entre les États du Golfe, afin qu'ils surmontent leurs divergences et travaillent ensemble pour aider le peuple palestinien

NEW YORK : S'exprimant au nom du Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, son chef de cabinet, Courtenay Rattray, a appelé mercredi à la fin des violences à Gaza et à ce que toutes les parties impliquées dans le conflit "parviennent à un accord, maintenant".

Il a déclaré que la situation humanitaire dans le territoire était devenue "une tache morale pour nous tous" et a ajouté : "Alors que des informations continuent de faire état de graves abus à l'encontre de Palestiniens détenus par Israël, je réaffirme que tous les détenus doivent être traités avec humanité et que ceux qui sont détenus sans motif légitime doivent être libérés. Et cette terrible guerre doit cesser".

S'exprimant lors d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la Palestine, il a souligné l'importance de "veiller à ce que la gouvernance soit rétablie à Gaza sous l'égide d'un gouvernement palestinien unique et légitime", dont le soutien est "essentiel".

Riyad Mansour, observateur permanent de la Palestine à l'ONU, a accusé Israël de tuer les personnes qui méritent le plus d'être protégées, "y compris les enfants, les humanitaires, les médecins (et) les journalistes", et de défier "toutes les nations du monde" et "tous les organes créés pour faire respecter les règles les plus fondamentales".

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Riyad H. Mansour, observateur permanent de la Palestine auprès des Nations Unies, s'adresse aux délégués lors d'une réunion du Conseil de l'ONU à New York le 17 juillet 2024. (Reuters)

Il a ajouté : "Ce qui se passe à Gaza restera gravé dans les mémoires : "Ce qui se passe à Gaza sera considéré comme le génocide le plus documenté de l'histoire. Quelle cruauté peut-on avoir ? À quel point faut-il être criminel pour bombarder la même population, encore et encore et encore ?

"Israël a fabriqué une catastrophe humanitaire dont le cœur est la famine, et dont les armes ultimes sont la famine, la déshydratation et la propagation de maladies.

"(Le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahou ne se soucie pas de la vie des Palestiniens, ni même de celle des otages. Il se moque du droit international et de la décence humaine. Il ne se soucie que de sa propre survie politique. Alors que ferez-vous pour que ce fou ne soit pas celui qui mène la danse et poursuive cette guerre génocidaire contre le peuple palestinien ?"

L'envoyé palestinien a promis que son peuple vivrait "dans la liberté et la dignité sur la terre de ses ancêtres. Il n'acceptera rien de moins, il n'acceptera rien d'autre que d'exercer ce droit.

"Être tué, mutilé, opprimé, détenu, affamé, déplacé n'est pas notre destin. Il existe un chemin vers la paix et la prospérité."

M. Mansour a appelé le Conseil de sécurité à "renforcer ceux qui cherchent la paix plutôt que d'armer ceux qui cherchent l'extermination ; à sanctionner ceux qui colonisent plutôt que de leur permettre de punir ceux qui s'opposent au déracinement et au déplacement des communautés ; à protéger les victimes plutôt que les auteurs ; à reconnaître l'État de Palestine plutôt que d'assister à la destruction de la solution à deux États".

Dans son discours au Conseil, l'envoyé d'Israël à l'ONU, Gilad Erdan, s'est concentré uniquement sur l'Iran, accusant le régime de Téhéran d'être "obsédé par l'idée de tuer des Juifs partout, et pas seulement en Israël".

Il a déclaré : "L'Iran a une portée mondiale : "L'Iran a une portée mondiale et exporte ses effusions de sang et ses destructions aux quatre coins de la planète.

"Si l'on examine tous les conflits majeurs au Moyen-Orient, on y trouve les doigts infâmes de l'Iran. Les populations du Liban, de la Syrie, de l'Irak, du Yémen et de bien d'autres ont toutes souffert des tentatives de l'Iran d'enflammer la région.

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L'ambassadeur d'Israël auprès des Nations Unies, Gilad Erdan, montre une affiche lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies à New York, le 17 juillet 2024. (Reuters)

M. Erdan a déclaré que depuis les attentats du 7 octobre perpétrés par le Hamas l'année dernière, Israël a également subi des attaques de la part du Liban, de la Syrie, de l'Irak et du Yémen, et que "tous les groupes terroristes qui nous prennent pour cible ont une chose en commun : ils sont dirigés par Téhéran".

Il a lancé un avertissement : "Si nous arrivons à une situation de guerre totale au Liban, c'est uniquement parce que le Hezbollah a tiré des milliers de roquettes sur des civils israéliens avec le soutien et le financement de l'Iran. Vous ne pouvez pas dire que vous ne saviez pas".

M. Erdan a également averti le régime de Téhéran que s'il continue à menacer la région, "il verra que ses jours sont comptés. Le fier peuple iranien en a assez. Les bonnes gens du Moyen-Orient en ont assez et nous aussi".

La Russie assure la présidence tournante du Conseil de sécurité ce mois-ci et la réunion était présidée par Sergey Lavrov, le ministre russe des affaires étrangères. Il a déclaré qu'une "conversation franche et honnête" était nécessaire sur la meilleure façon de mettre fin immédiatement à l'effusion de sang à Gaza et de s'orienter vers un règlement à long terme des "conflits de longue date et relativement nouveaux dans la région".

Il a ajouté : "Dès le départ, nous avons apprécié le potentiel constructif de l'initiative de paix arabe lancée par le Royaume d'Arabie saoudite en 2002. Dans le même temps, nous avons respecté la décision d'un certain nombre d'États arabes de normaliser leurs relations avec Israël avant la résolution de la question palestinienne."

M. Lavrov a accusé les États-Unis de se rendre directement complices du conflit à Gaza "en fournissant une couverture diplomatique aux actions d'Israël et en lui fournissant des armes et des munitions, tout comme ils l'ont fait pour la situation en Ukraine".

"Si les États-Unis mettaient fin à leur soutien, l'effusion de sang cesserait, mais ils ne veulent pas ou ne peuvent pas le faire. Il semble que leur objectif ne soit pas de sauver des vies humaines, mais de procéder à diverses manœuvres qui leur permettraient de marquer des points pendant la campagne électorale."

Il a souligné le rôle important que les États du Golfe peuvent jouer et a déclaré que les récentes élections iraniennes et les premières déclarations du nouveau président du pays, Masoud Pezeshkian, donnent "l'espoir d'un rapprochement entre tous les pays du Golfe dans l'intérêt de surmonter les différences et la méfiance de longue date, et d'unir leurs efforts pour déterminer les paramètres de leur propre sécurité mutuelle sans ingérence extérieure, et de parler d'une seule voix pour réaliser les aspirations du peuple palestinien et, en général, construire une architecture de stabilité et de bon voisinage".

Linda Thomas-Greenfield, représentante des États-Unis à l'ONU, a déclaré que des progrès avaient été réalisés en vue d'un accord de cessez-le-feu. Israël et le Hamas ont tous deux accepté le cadre d'un accord, qui a été approuvé par le Conseil de sécurité lors de l'adoption de la résolution 2735 le 10 juin, bien qu'il y ait encore des lacunes à combler, a-t-elle déclaré en appelant les membres du Conseil à maintenir la pression sur le Hamas pour qu'il accepte l'accord et commence à le mettre en œuvre "sans délai et sans conditions".

Elle a ajouté : "Nous espérons qu'un cessez-le-feu à Gaza aidera la diplomatie à désamorcer la situation le long de la ligne bleue, ce qui est nécessaire pour permettre aux personnes déplacées en Israël et au Liban de rentrer chez elles".

Mme Thomas-Greenfield a condamné "dans les termes les plus forts" l'augmentation significative de la violence meurtrière contre les civils palestiniens par des colons extrémistes en Cisjordanie, et a réitéré l'inquiétude de Washington concernant l'annonce récente par les autorités israéliennes de l'expansion des colonies, qui, selon elle, est "incompatible avec le droit international et préjudiciable à la solution des deux États".

L'envoyé de la Slovénie, Samuel Zbogar, a déclaré : "Il n'y a pas d'égalité morale entre Israël et Israël : "Il n'y a pas d'égalité morale entre Israël et le Hamas. Cependant, le comportement des deux acteurs contre les civils est déplorable et constitue un crime.

"Ni le Hamas ni Israël ne se soucient des civils. Le Hamas se cache parmi les personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays et met ainsi en danger la vie de leurs concitoyens palestiniens, tandis qu'Israël fait preuve d'un mépris total pour la souffrance des civils en poursuivant le Hamas.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.