Keir Starmer reçoit l'Europe près d'Oxford pour parler sécurité et immigration

Britain's Prime Minister Keir Starmer speaks during a debate n the House of Commons, at the Houses of Parliament, in London, on July 17, 2024 following the King's Speech during the State Opening of Parliament. (AFP)
Britain's Prime Minister Keir Starmer speaks during a debate n the House of Commons, at the Houses of Parliament, in London, on July 17, 2024 following the King's Speech during the State Opening of Parliament. (AFP)
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Publié le Jeudi 18 juillet 2024

Keir Starmer reçoit l'Europe près d'Oxford pour parler sécurité et immigration

  • Plus de 45 dirigeants européens se réunissent jeudi près d'Oxford au Royaume-Uni, où le nouveau Premier ministre britannique Keir Starmer affichera sa volonté de redéfinir ses relations avec ses partenaires européens
  • Le soutien à Kiev et à la démocratie, la sécurité énergétique et l'immigration seront au menu de ce quatrième sommet de la Communauté politique européenne (CPE) organisé au palais de Blenheim

LONDRES : Plus de 45 dirigeants européens se réunissent jeudi près d'Oxford au Royaume-Uni, où le nouveau Premier ministre britannique Keir Starmer affichera sa volonté de redéfinir ses relations avec ses partenaires européens, notamment en matière de sécurité.

Le soutien à Kiev et à la démocratie, la sécurité énergétique et l'immigration seront au menu de ce quatrième sommet de la Communauté politique européenne (CPE) organisé au palais de Blenheim, lieu de naissance de Winston Churchill.

Fraîchement arrivé au pouvoir au Royaume-Uni, le travailliste Keir Starmer a affirmé vouloir "saisir l'occasion pour renouveler notre relation avec l'Europe", après les frictions avec les précédents gouvernements conservateurs depuis le Brexit.

Le sommet "marquera le coup d'envoi de la nouvelle approche de ce gouvernement envers l'Europe", a-t-il insisté dans un communiqué, évoquant le soutien à l'Ukraine face à l'invasion "barbare" de la Russie et la défense contre les "activités déstabilisatrices" de Moscou à travers l'Europe.

Symboliquement, les dirigeants pourront voir le traité de Londres, signé le 5 mai 1949, pour instituer le Conseil de l'Europe, organisation rassemblant désormais les 46 Etats signataires de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme.

"C'est un sommet très important pour le Royaume-Uni", fait-on valoir à Downing Street. Comme son prédécesseur conservateur Rishi Sunak, Keir Starmer entend notamment défendre une coopération renforcée contre l'immigration illégale en Europe. Il a promis de combattre les passeurs permettant aux migrants d'arriver au Royaume-Uni par la Manche.

Cette "redéfinition" des relations avec l'Europe est plutôt favorablement accueillie à Bruxelles, où on constate des "ondes positives" dans les premiers contacts avec le nouveau gouvernement travailliste, selon un haut responsable européen à l'AFP.

Mais à Bruxelles, on attend de connaître les détails de ce que proposera le nouvel exécutif britannique, en matière de sécurité notamment, en rappelant qu'il n'est pas question de "rouvrir" les discussions sur les accords du Brexit.

Même son de cloche côté français, où à l'Elysée on estime que c'est aux Britanniques de "préciser leurs attentes", tout en défendant le principe "d'intérêt mutuel".

- Ukraine -

Née en octobre 2022 sur une idée du président français Emmanuel Macron et dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine, la CPE réunit de manière informelle les 27 membres de l'UE et d'autres pays du continent dans un esprit de dialogue sur des enjeux de sécurité et de stabilité.

Dans la foulée du sommet de l'Otan à Washington, où les membres de l'Alliance atlantique ont multiplié les gages de soutien à l'Ukraine, les dirigeants devraient jeudi renouveler cet appui au président Volodymyr Zelensky, présent à Blenheim.

Et pour la première fois les responsables de l'Otan, du Conseil de l'Europe et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe ont été invités à un sommet de la CPE, le quatrième après Prague (République Tchèque), Chisinau (Moldavie) et Grenade (Espagne).

"Non seulement les derniers mois ont été très difficiles pour les Ukrainiens en terme d'évolution du conflit, mais le spectre de l'élection américaine en novembre (qui pourrait voir Donald Trump revenir à la Maison Blanche) pèse aussi fortement sur la réflexion européenne autour de la façon dont elle doit assumer sa responsabilité" vis-à-vis de Kiev en cas de désengagement américain, a estimé Susi Dennison, du centre de réflexion du Conseil européen pour les relations internationales, lors d'un échange avec la presse en amont du sommet.

La Moldavie doit aussi faire l'objet de discussions entre plusieurs dirigeants, dont Emmanuel Macron et Keir Starmer, afin de réaffirmer le soutien à ce pays longtemps dans l'orbite de la Russie et qui vient d'entamer ses négociations d'adhésion avec l'UE.

Le président du conseil européen Charles Michel pourrait aussi tenter de faire avancer les efforts de paix entre les dirigeants de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie.

Parmi les grands absents, figurent le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui avait déjà manqué les deux précédentes éditions, ainsi que la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, retenue à Strasbourg où le Parlement européen vote au même moment pour renouveler son mandat.

Le nouveau Premier ministre britannique Keir Starmer et son homologue irlandais Simon Harris se sont engagés mercredi à "relancer le partenariat" entre les deux pays, lors d'une rencontre bilatérale avant le sommet.

Les dirigeants participeront également à une réception organisée à Blenheim par le roi Charles III.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.