De Djamel Sedjati à Mutaz Barshim : 5 hommes arabes à suivre aux Jeux olympiques de Paris

L' Algérien Djamel Sedjati pose après le 800m masculin lors de la rencontre de la Wanda Diamond League au stade Louis II à Monaco le 12 juillet 2024. (AFP)
L' Algérien Djamel Sedjati pose après le 800m masculin lors de la rencontre de la Wanda Diamond League au stade Louis II à Monaco le 12 juillet 2024. (AFP)
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Publié le Mardi 23 juillet 2024

De Djamel Sedjati à Mutaz Barshim : 5 hommes arabes à suivre aux Jeux olympiques de Paris

  • Podiums possibles en athlétisme, gymnastique, surf, handball.
  • Gold likely for Djamel Sedjati, Mutaz Barshim, Ahmad Abu Al-Soud.

Nous avons bien de quoi nous réjouir aux prochains Jeux olympiques de Paris en ce qui concerne les athlètes arabes.

En total, 14 médailles ont été remportées par des hommes arabes à Tokyo 2020, et cette fois-ci, le potentiel est encore plus grand.

Voici cinq hommes arabes à suivre à Paris 2024.

Djamel Sedjati (Algérie) - Athlétisme

L’Algérien Djamel Sedjati se rend à Paris en pleine forme, non seulement en quête de la médaille d’or, mais aussi déterminé à battre le record du monde des 800 mètres de David Rudisha, qui revient à 12 années consécutives.

Au cours des trois dernières semaines, Sedjati, 25 ans, a couru les troisième et quatrième 800 mètres les plus rapides de tous les temps, en 1 minute 41,56 secondes lors de l'étape de la Ligue de Diamant à Paris, puis en abaissant son record personnel à 1:41,46 cinq jours plus tard à Monaco.

Rudisha a établi le record du monde en 1:40.91 à Londres 2012 et Sedjati a bien l'intention d'imiter le Kényan aux Jeux olympiques.

“Je voudrais remercier tout le monde, en particulier ma famille et mon entraîneur. C'est la quatrième fois que je réalise un record du monde et la deuxième fois que je fais un record d'Algérie. J'ai travaillé très dur pour cela”, a récemment déclaré Sedjati à Monaco.

“Maintenant, je pense au record du monde, j'espère le courir aux Jeux olympiques. J'ai encore deux semaines pour le préparer. Je vais me concentrer sur cet objectif et fournir le travail nécessaire pour atteindre mon but”.

“Je vais continuer à me préparer de la même façon. Je suis sûr que le travail acharné que j'ai fourni portera ses fruits”.

La performance de Sedjati à Monaco lui a permis d'établir un nouveau record national, un record du monde, un record de la Ligue de Diamant, un record de la compétition et un record personnel.
 
Sa performance sera-t-elle encore meilleure à Paris ?

Les séries du 800 mètres masculin débutent le 7 août, les demi-finales et les finales les 9 et 10 août.
 
Ahmad Abu Al-Soud (Jordanie) - Gymnastique

À Liverpool en 2022, le Jordanien Ahmad Abu Al-Soud a décroché la médaille d'argent au cheval d'arçons, devenant ainsi le premier Arabe à prendre le podium d'un Championnat du monde.

Malgré une blessure au bas du dos qui ralentit son élan, il remporte une autre médaille aux Championnats du monde l'année suivante, cette fois en bronze.

Il a ensuite dominé la série de la Coupe du monde 2024 (en remportant la médaille d’or dans trois des quatre épreuves) pour décrocher son billet pour Paris et devenir le premier gymnaste jordanien à se qualifier pour les Jeux olympiques.

Abu Al-Soud, 29 ans, dont une compétence porte le nom dans le code de pointage de la FIG, se rendra à Paris en étant classé numéro 1 mondial au cheval d'arçons et en étant le favori pour l'or aux Jeux olympiques.

Les qualifications masculines en gymnastique artistique débuteront le 27 juillet à Bercy Arena, la finale du cheval d'arçons étant prévue pour le 3 août.

Ramzi Boukhiam (Maroc) - Surf

Premier surfeur marocain ou arabe à se qualifier pour la Tour du Championnat de la World Surf League (Ligue Mondiale de Surf), Ramzi Boukhiam se rend à ses deuxièmes Jeux olympiques, après avoir participé à Tokyo 2020, où le surf a fait ses débuts.

La compétition de surf des Jeux olympiques de 2024 aura lieu à Tahiti, où 24 hommes et 24 femmes s'attaqueront à la majestueuse et tout aussi terrifiante vague de Teahupo'o.

Boukhiam s'est classé neuvième lors de ses débuts olympiques à Tokyo, mais Teahupo'o est bien mieux adapté à son style de surf. De plus, le surfeur de 30 ans peut compter sur le fait qu'il s'est classé troisième au même endroit, dans le Championship Tour, lors du Tahiti Pro il y a tout juste deux mois.

“J'ai ma deuxième chance maintenant, en allant à Tahiti, sur une vague comme Teahupo'o, c'est la vague la plus dangereuse mais aussi la plus parfaite de la planète”, a récemment déclaré Boukhiam, qui était le porte-drapeau du Maroc pour Tokyo 2020, dans le podcast Abtal.
“En tant que surfeur, il n'y a vraiment rien de mieux. Vous avez peur mais vous êtes en même temps très excité et j'ai l'impression que si nous avons de bonnes vagues, cela peut être un événement vraiment incroyable”.

Boukhiam a obtenu sa place aux Jeux olympiques de 2024 en remportant la médaille d'argent aux Jeux mondiaux de surf de l'ISA à Porto Rico en mars.

Les compétitions de surf aux Jeux olympiques débuteront à Tahiti le 27 juillet et se poursuivront jusqu'au 31 juillet.

Mutaz Barshim (Qatar) - Athlétisme

Le Qatarien Mutaz Barshim a remporté la médaille de bronze à Londres (qui est passée à l'argent neuf ans plus tard), l'argent à Rio et l'or à Tokyo.

Barshim a placé la barre de plus en plus haut à chaque édition des Jeux Olympiques et la star du saut en hauteur est désormais prêt à franchir le pas une dernière fois.

“J'ai l'impression d'être ici depuis un certain temps, j'ai tout fait, tout vu et j'ai le sentiment qu'à ce stade, il serait égoïste de ma part de m'éloigner davantage de ma famille et de mes proches”, a déclaré Barshim, 33 ans, à FloTrack cette semaine après avoir annoncé que les Jeux olympiques de Paris seront ses derniers.

“Je veux aussi être là pour ma famille. Ils ont tous été là pour moi tout au long de ma carrière. Je suis dans le domaine du saut professionnel depuis 2011, c'est donc une longue période et je suis vraiment heureux de tout ce que nous avons accompli ensemble, mais je pense qu'il est bien temps maintenant de rendre la pareille. Il est temps de me rendre à ma famille”.
Barshim a vécu l'un des moments les plus emblématiques des Jeux olympiques de Tokyo lorsque lui et son rival et ami italien Gianmarco Tamberi ont décidé de partager la médaille d'or au lieu de passer par un barrage pour se séparer.

Ils avaient tous deux surmonté des blessures qui mettaient en péril leur carrière avant les Jeux de Tokyo et estimaient qu'ils méritaient tous deux de prendre la plus haute marche du podium.

Barshim et Tamberi ont déclaré que cette fois, à Paris, il n’y aura pas de partage s’ils se trouvent dans la même situation.

Les qualifications du saut en hauteur masculin aux Jeux de Paris auront lieu le 7 août au Stade de France, et la finale sera pour le 10 août.

Yahia Omar (Égypte) - Handball

Il fera partie des parisiens pendant les trois prochaines années, mais avant de faire ses débuts avec son nouveau club, le Paris Saint-Germain, Yahia Omar tentera d'aider l'Égypte à décrocher sa première médaille de handball aux Jeux olympiques.

Les Égyptiens ont été à deux doigts de prendre le podium à Tokyo 2020, terminant en quatrième place après s'être inclinés face à l'Espagne dans le match pour la médaille de bronze. C'était la première fois qu'une équipe africaine arrivait aussi loin en handball aux Jeux olympiques.

L'arrière droit de 26 ans était un élément indispensable de cette équipe olympique, ce qui lui a valu d'être nommé dans l'équipe d'étoiles de Tokyo 2020, le premier non-Européen à réaliser cet exploit depuis 1992.

La route de l'Égypte à Paris sera semée d'embûches puisqu'elle a atterri dans le même groupe que la France, pays hôte et championne du monde en titre, le Danemark, champion du monde en titre, la Norvège, la Hongrie et l'Argentine.

“Ce sont les Jeux olympiques. Il n'y a rien de facile. Je pense que nous avons le groupe le plus difficile, mais je pense que cela nous donne une meilleure chance de passer en demi-finale”, a déclaré Omar lorsque le tirage au sort a été révélé.

Les Pharaons lanceront leur campagne contre la Hongrie le 27 juillet.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".