Corée du Nord: Kim élu secrétaire général du parti au pouvoir

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un assistant au 8e Congrès du Parti du travail de Corée (PTC) à Pyongyang. (KCNA VIA KNS / AFP)
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un assistant au 8e Congrès du Parti du travail de Corée (PTC) à Pyongyang. (KCNA VIA KNS / AFP)
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Publié le Lundi 11 janvier 2021

Corée du Nord: Kim élu secrétaire général du parti au pouvoir

  • Le dirigeant nord-coréen a été élu dimanche à "l'unanimité" secrétaire général du parti
  • Selon des experts, ces nouveaux titres et fonctions ont une portée largement symbolique

SEOUL: Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a été élu secrétaire général du Parti des travailleurs au pouvoir dont il était jusqu'à présent le président, un changement de dénomination symbolique qui vise à renforcer son pouvoir, selon des analystes.

Le pays, durement frappé par les sanctions internationales et plus que jamais isolé en raison de la pandémie de coronavirus, est en proie à d'immenses difficultés économiques. 

Le dirigeant nord-coréen a été élu dimanche à "l'unanimité" secrétaire général du parti, a rapporté l'agence officielle nord-coréenne KCNA. 

Il y a cinq ans, lors du dernier congrès du Parti des travailleurs de Corée (WPK), M. Kim avait été élu président du parti. 

Cela avait été analysé comme l'occasion d'asseoir la stature du leader, qui avait hérité du pouvoir au décès de son père en décembre 2011.

Le 8e congrès, qui s'est ouvert le 5 janvier à Pyongyang, a rétabli un secrétariat - abandonné en 2016 - et a modifié l'intitulé des postes en conséquence.

"L'ensemble des délégués a exprimé son plein soutien avec une salve d'applaudissements", a indiqué KCNA.

Ce changement d'intitulé intervient alors que M. Kim s'est engagé mercredi à renforcer les capacités de défense du pays, déjà puissance nucléaire. Dans une déclaration provocatrice, il a également affirmé que les Etats-Unis sont le "plus grand ennemi" de son pays.

"Nouvelle image" 

Dans le même temps, ce congrès a été l'occasion pour lui de faire le constat de l'échec de sa politique économique, admettant que "presque tous les secteurs" n'avaient pas atteint leurs objectifs.

Selon des experts, ces nouveaux titres et fonctions ont une portée largement symbolique. 

C'"est une autre façon indirecte d'admettre que les plans introduits en 2016 -- dont le nouveau système de président -- n'ont pas vraiment fonctionné", a commenté Ahn Chan-il, un transfuge nord-coréen devenu chercheur à l'Institut mondial pour les études nord-coréennes, basé à Séoul.

"M. Kim voulait se façonner une nouvelle image (...) différente de celle de son père - en devenant un +président+ - mais il semble qu'il ressente le besoin de souligner son lien avec son père pour consolider son leadership en ces temps difficiles", a-t-il expliqué. 

Le père de M. Kim, Kim Jong Il, décédé en 2011, est resté secrétaire général éternel du parti, tandis que son grand-père, Kim Il Sung, fondateur de la Corée du Nord et mort en 1994, est le président éternel du pays.

Grand-messe du parti au pouvoir, le congrès est destiné à renforcer l'autorité du régime et à annoncer des changements au niveau des orientations politiques ou du choix des élites.

Défilé militaire? 

Un nouveau bureau politique a par ailleurs été nommé, dans lequel ne figure pas Kim Yo Jong, soeur cadette et conseillère de M. Kim.

Elle n'apparaît pas sur les listes des personnes nommées au sein du comité central du parti, dont elle était jusque-là membre suppléante, ce qui semble constituer un revers pour celle qui avait réussi à s'imposer comme une des personnalités les plus puissantes du régime reclus.

Les analystes affirment que la Corée du Nord a mis à profit ce Congrès pour envoyer un message de défiance au futur président américain Joe Biden, tout en faisant preuve de prudence après une relation tumultueuse entre M. Kim et Donald Trump, le président sortant.

Ce congrès aurait également été l'occasion pour Pyongyang d'organiser un défilé militaire. 

L'armée sud-coréenne a affirmé avoir détecté des signes laissant présager qu'une telle parade a eu lieu dimanche soir. Elle n'était cependant pas en mesure de dire s'il s'agissait "de l'événement en lui-même ou d'une répétition". 

En octobre, un immense défilé avait été organisé à l'occasion du 75e anniversaire de la fondation du Parti des travailleurs au pouvoir. Un missile balistique intercontinental géant avait été dévoilé. 

Lundi, dans son discours du Nouvel An, le président sud-coréen Moon Jae-in, qui a joué un rôle crucial dans le processus de négociations entre M. Kim et M. Trump, a déclaré que Séoul mettrait à profit le changement d'administration à Washington pour réaliser "un grand revirement" dans les négociations intercoréennes et entre Washington et Pyongyang qui sont dans l'impasse".


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.