Charles III rencontre des survivants de l'attaque de Southport, à l'origine des récentes émeutes

Charles III rencontre des survivants de l'attaque de Southport, à l'origine des récentes émeutes.
Charles III rencontre des survivants de l'attaque de Southport, à l'origine des récentes émeutes.
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Publié le Mardi 20 août 2024

Charles III rencontre des survivants de l'attaque de Southport, à l'origine des récentes émeutes

  • Charles III a passé environ 45 minutes avec les enfants qui ont survécu à l'attaque.
  • Charles III était ensuite resté silencieux pendant les émeutes qui ont visé des mosquées ou des hôtels hébergeant des migrants et ont été marquées par des saccages et pillages de commerces et services publics.

SOUTHPORT : Le roi Charles III s'est rendu mardi à Southport où il a rencontré des enfants qui ont survécu à l'attaque au couteau dans laquelle trois fillettes ont été tuées fin juillet, et qui a entraîné plusieurs journées d'émeutes en Angleterre.

A son arrivée dans cette ville du nord-ouest de l'Angleterre, le roi s'est arrêté devant les fleurs et les peluches laissées devant la mairie en mémoire des victimes. Il a salué le public venu en nombre, avec beaucoup d'enfants.

Charles III a passé environ 45 minutes avec les enfants qui ont survécu à l'attaque, qui s'est produite le 29 juillet lors d'un cours de danse inspiré de la star américaine de la pop Taylor Swift.

Trois fillettes de 6, 7 et 9 ans ont été tuées. Huit autres enfants ont été blessés ainsi que deux adultes qui tentaient de les protéger. Tous sont désormais sortis de l'hôpital.

Un suspect, âgé de 17 ans au moment des faits et désormais majeur, a été arrêté sur place.

Le roi devrait s'entretenir avec les familles des trois fillettes tuées mercredi à Londres, selon l'agence britannique PA.

- Rumeurs en ligne -

Selon ses services, la visite du roi, qui s'était trouvé sous pression pour s'exprimer concernant les violences, visait à "exprimer son soutien aux personnes touchées par l'attaque du 29 juillet et les émeutes qui ont suivi dans la ville", ainsi qu'à remercier les secours et forces de l'ordre.

Lors de sa visite, Charles III, actuellement en vacances au château de Balmoral en Ecosse, a rencontré des représentants des services de secours, de la police, des pompiers et des groupes communautaires locaux, notamment des représentants des religions.

Dès le lendemain du meurtre des fillettes, de violents affrontements entre manifestants et police ont éclaté à Southport, en particulier à proximité de la mosquée locale, prise pour cible.

A suivi une semaine d'émeutes racistes et islamophobes dans de nombreuses villes en Angleterre et en Irlande du Nord, attisées par des agitateurs d'extrême-droite sur fond de rumeurs en ligne concernant le suspect, présenté initialement comme un demandeur d'asile musulman arrivé par bateau.

Il s'agit en fait d'un adolescent, Axel Rudakubana, né à Cardiff, au Pays de Galles, dans une famille, selon des médias, originaire du Rwanda, pays très majoritairement chrétien.

Ses motivations sont inconnues mais la piste terroriste n'a pas été retenue.

Le roi et son épouse Camilla avaient rapidement publié un message de condoléances aux familles des victimes après l'attaque.

Charles III était ensuite resté silencieux pendant les émeutes qui ont visé des mosquées ou des hôtels hébergeant des migrants et ont été marquées par des saccages et pillages de commerces et services publics.

Environ 500 personnes ont depuis été inculpées pour violences ou incitation à la haine en ligne, donnant lieu à plus de 120 condamnations, surtout de la prison ferme.

Une fois le calme revenu, après des entretiens avec des responsables policiers le 9 août, il avait finalement remercié les forces de l'ordre face aux violences "d'un petit nombre" et appelé à l'unité.

"Le roi a fait savoir qu'il avait été très encouragé par les nombreux exemples d'esprit de solidarité", avait alors précisé le palais de Buckingham.

Les dix jours de silence du roi, pourtant prompt à célébrer le multiculturalisme du Royaume-Uni, avaient été mis en parallèle avec la neutralité à laquelle était farouchement attachée sa mère Elizabeth II, au point qu'il lui avait été parfois reproché de manquer d'empathie.

Elle ne s'était ainsi pas rendu sur les lieux des émeutes qui avaient suivi la mort d'un jeune homme métis, Mark Duggan, tué par la police en 2011 au nord de Londres.

Helen Marshall, une habitante de 71 ans de Southport, s'est félicitée de la visite de Charles III.

"Nous sommes dans une situation difficile et nous avons besoin de quelque chose pour nous remonter le moral", a-t-elle déclaré. "Les dernières semaines ont été dévastatrices, mais c'est l'esprit de communauté qui nous permet de tenir le coup", a ajouté la septuagénaire.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.