Le paysage résidentiel de l'Arabie saoudite évolue avec l'essor des villes intelligentes

ROSHN est le premier développeur de la région à recevoir le Kitemark BSI pour les villes intelligentes, soulignant ainsi son engagement à créer des communautés durables et intelligentes pour améliorer l'expérience des résidents et des visiteurs. (Fournie)
ROSHN est le premier développeur de la région à recevoir le Kitemark BSI pour les villes intelligentes, soulignant ainsi son engagement à créer des communautés durables et intelligentes pour améliorer l'expérience des résidents et des visiteurs. (Fournie)
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Publié le Dimanche 25 août 2024

Le paysage résidentiel de l'Arabie saoudite évolue avec l'essor des villes intelligentes

  • L'Arabie saoudite a été représentée cinq fois dans l'édition 2024 de l'indice des villes intelligentes de l'Institut international de gestion (International Institute for Management Development).
  • Même si les villes intelligentes rendront la vie plus facile et plus fluide, leur développement n'est pas sans risque.

RIYAD: L'évolution des villes intelligentes en Arabie saoudite pourrait changer le paysage résidentiel du Royaume, car les personnes à valeur nette élevée découvrent que ces communautés sont des destinations parfaites pour s'installer, selon les experts.

Les villes intelligentes intègrent l'intelligence artificielle aux technologies de l'information et de la communication pour tirer des informations exploitables de l'infrastructure, des systèmes et des processus afin d'améliorer la qualité de vie et la sécurité des citoyens.

L'Arabie saoudite a été représentée cinq fois dans l'édition 2024 de l'indice des villes intelligentes de l'International Institute for Management Development, Riyad, Médine et La Mecque figurant sur la liste aux côtés de Djeddah et d'Al-Khobar.

Avec le méga-projet NEOM, d'une valeur de 500 milliards de dollars, qui devrait ouvrir la voie aux technologies intelligentes, il n'est pas surprenant que le nombre de personnes à valeur nette élevée qui affluent en Arabie saoudite soit appelé à augmenter. Un rapport publié par Henley & Partners en juin prévoit que plus de 300 millionnaires viendront s'installer dans le Royaume en 2024.

S'adressant à Arab News, Akram Awad, partenaire du Boston Consulting Group, a souligné le rôle important que les villes intelligentes joueront dans ce domaine, en tant que nécessité et opportunité pour transformer le paysage résidentiel du Royaume.

"L'essor des villes intelligentes en Arabie saoudite devrait considérablement renforcer l'attrait de la région pour les personnes à valeur nette élevée à la recherche d'une nouvelle résidence. Selon l'étude 2023 Cities of Choice du BCG, les villes qui donnent la priorité à la qualité de vie, aux opportunités économiques et à l'adaptabilité rapide au changement sont les plus désirables", a déclaré Awad.

Awad a fait remarquer que les ambitieux projets de villes intelligentes du Royaume, comme NEOM et la transformation en cours de Riyad, pourraient révolutionner le secteur résidentiel en utilisant des technologies de pointe pour améliorer la vie urbaine.

"Ces villes sont conçues pour offrir une qualité de vie supérieure grâce à une gestion efficace des ressources, une réduction des embouteillages et une amélioration de la sécurité, ce qui les rend très attrayantes pour les personnes à valeur nette élevée", a ajouté Awad.

Elias Abou Samra, PDG de RAFAL Real Estate Co., s'est fait l'écho d'opinions similaires et a déclaré que les personnes à valeur nette élevée préfèrent les villes intelligentes en raison de l'accès à distance, de l'utilisation efficace de l'énergie et des économies de coûts.

"Les villes intelligentes constitueront un outil majeur pour les investisseurs internationaux fortunés, car elles offrent un niveau élevé de visibilité et de transparence en ce qui concerne leurs actifs, depuis la phase de diligence raisonnable avant l'achat jusqu'à la phase d'exploitation", a-t-il déclaré.

La transformation du paysage résidentiel en Arabie saoudite

En avril, Riyad, la capitale de l'Arabie saoudite, a obtenu la 25e place dans l'indice IMD Smart City (Ville Intelligente), avançant de cinq places depuis 2023.

L'évaluation, qui porte sur diverses structures et technologies dans la ville, a souligné les points forts de Riyad dans les domaines de la santé et de la sécurité, de la mobilité et de la gouvernance.

La croissance de Riyad dans ces domaines est alimentée par le travail de ROSHN, le plus grand promoteur multi-actifs d'Arabie saoudite.

Ce méga-projet, qui appartient au Fonds public d'investissement, a signé une série d'accords lors de la conférence technologique LEAP 2024 en mars, en mettant l'accent sur l'utilisation de l'innovation pour rendre les maisons du promoteur plus intelligentes.

ROSHN est le premier promoteur de la région à recevoir la certification Kitemark BSI pour les villes intelligentes, ce qui souligne son engagement à créer des communautés durables et intelligentes afin d'améliorer l'expérience des résidents et des visiteurs.

S'adressant à Arab News, Waleed Al-Ghamdi, directeur principal de ROSHN pour le développement durable, a expliqué comment l'entreprise cherche à intégrer un modèle d'exploitation intelligent pour gérer ses communautés.

"Les communautés de ROSHN sont conçues pour améliorer la qualité de vie en utilisant des pratiques durables intelligentes afin de réduire notre empreinte écologique et d'améliorer l'équité sociale", a déclaré Al-Ghamdi.

Il a ajouté: "ROSHN s'engage à établir de nouvelles normes et à placer la barre plus haut pour le secteur immobilier du Royaume, conformément aux objectifs de la Vision 2030".

Al-Ghamdi a également souligné que le promoteur explorait les possibilités de mettre en œuvre des technologies dans son infrastructure afin de réduire la consommation d'énergie et d'eau, et d'améliorer la mobilité et la connectivité pour les résidents.

"Nous pouvons atteindre une réduction à deux chiffres de la consommation en utilisant des systèmes à haut rendement énergétique et en réutilisant des ressources telles que l'eau pour l'irrigation. Nous cherchons également à rendre nos communautés prêtes pour l'avenir, en installant et en prévoyant des chargeurs de véhicules électriques dans les espaces publics et privés, ainsi qu'en fournissant des plateformes numériques et des solutions de micro-mobilité pour tous", a déclaré Al-Ghamdi.

Akram Awad, partenaire du Boston Consulting Group, a souligné le rôle important que joueront les villes intelligentes. (Fournie)
Akram Awad, partenaire du Boston Consulting Group, a souligné le rôle important que joueront les villes intelligentes. (Fournie)

Les villes intelligentes renforcent la sécurité publique

Ce n'est pas seulement à l'intérieur de la maison que l'essor des villes intelligentes sera bénéfique.

Les embouteillages, ainsi que l'amélioration de la sécurité publique, bénéficient également des innovations proposées dans ces développements.

"Alors que les zones urbaines telles que Riyad continuent de se développer rapidement, la mise en œuvre de solutions de villes intelligentes devient cruciale pour relever les défis qui accompagnent cette expansion. Ces solutions offrent des moyens innovants de gérer les embouteillages, d'améliorer la prestation des services municipaux et d'assurer la sécurité d'une communauté diversifiée et en pleine croissance", a déclaré Awad du Boston Consulting Group.

Il a noté que les villes intelligentes en Arabie saoudite peuvent améliorer de manière significative la gestion des ressources essentielles telles que l'énergie et l'eau, en garantissant une utilisation efficace et durable.

Elles créeront également des environnements plus vivables et inclusifs en exploitant les données pour adapter les services aux besoins spécifiques des résidents, en promouvant un sens de la communauté et en favorisant les opportunités économiques.

Samra, PDG de RAFAL Real Estate Co., a noté que les villes intelligentes deviendront encore plus efficaces avec la mise en œuvre de l'IA.

"Les villes du futur ressembleront à des organismes vivants avec une connectivité optimisée entre les résidents, les visiteurs, les fournisseurs de services, les effets météorologiques, les domaines publics et les institutions. Cela peut aller jusqu'à une réponse automatique à toutes sortes de dangers et d'incidents", a-t-il déclaré.

Awad a ajouté que l'IA peut également optimiser la gestion des feux de circulation pour réduire les embouteillages, permettre une gestion proactive des foules et détecter les problèmes de pollution visuelle tels que les graffitis et les nids-de-poule grâce à une reconnaissance d'image avancée.

Combattre les risques

Même si les villes intelligentes rendront la vie plus facile et plus fluide, leur développement n'est pas sans risque.

Federico Pienovi, directeur commercial et PDG pour l'APAC et la région MENA chez l'éditeur de logiciels Globant, a déclaré qu'il était crucial de donner la priorité à la sécurité de l'IA et à la confidentialité des données comme fondement de toutes les autres capacités des villes intelligentes.

"Un défi clé est que les citoyens ne sont souvent pas conscients de l'étendue de la collecte de données par le biais de capteurs et d'appareils. Pour combler cette lacune, il faut une communication proactive, des initiatives d'éducation du public et une divulgation transparente des pratiques en matière de données. En outre, une technologie obsolète et des protocoles de sécurité inefficaces exposent les villes intelligentes à des menaces malveillantes", a déclaré Pienovi à Arab News.

Federico Pienovi, directeur général et chef de la direction pour l'APAC et la région MENA de la société de logiciels Globant. (Fournie)
Federico Pienovi, directeur général et chef de la direction pour l'APAC et la région MENA de la société de logiciels Globant. Fourni

Il a ajouté: "Pour lutter contre ces risques, les villes doivent investir dans des mesures de cybersécurité modernes, mettre régulièrement à jour les systèmes et encourager une culture de la sécurité chez les fonctionnaires et les habitants".

Awad a déclaré que des mécanismes tels que des systèmes robustes de lignage des données documentent l'utilisation des données personnelles, des accords de confidentialité des données centralisés et des capacités d'anonymisation intégrées sont essentiels pour garantir la confidentialité des données dans les villes intelligentes.

"Ces mesures garantissent que les données personnelles sont traitées de manière responsable et transparente, ce qui permet de maintenir la confiance du public tout en exploitant les données pour l'amélioration urbaine. En donnant la priorité à la sécurité et à la confidentialité, les villes intelligentes peuvent protéger leurs habitants tout en améliorant la qualité de la vie urbaine grâce à des technologies avancées", a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 

 

 


Middle East Energy 2026: la France mise sur des réseaux électriques plus intelligents et résilients dans le Golfe

 La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. (Photo d'archive fournie)
La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. (Photo d'archive fournie)
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  • Aux Émirats arabes unis, la stratégie énergétique à l’horizon 2050 prévoit entre 150 et 200 milliards de dirhams (40,8 à 54,5 milliards de dollars) d’investissements d’ici 2030, alors que le pays poursuit le développement de ses infrastructures
  • À Dubaï, la Dubai Electricity and Water Authority (DEWA) prévoit notamment d’investir 7 milliards de dirhams dans son programme de Smart Grid jusqu’en 2035

DUBAÏ : La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. À travers un pavillon dédié de Business France, 13 entreprises françaises présenteront leurs technologies et leur expertise dans des domaines allant de la protection des réseaux à l’intégration des énergies renouvelables.

Cette participation intervient alors que les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) accélèrent la transformation de leurs systèmes électriques. L’augmentation de la demande en électricité, le développement rapide des énergies renouvelables et la numérisation des économies régionales placent désormais les réseaux électriques au cœur des stratégies énergétiques.

Pour la France, cette évolution ouvre un espace important pour ses entreprises spécialisées dans les infrastructures électriques, l’automatisation, la cybersécurité des systèmes industriels, le stockage et l’alimentation électrique critique.

Des investissements massifs dans les infrastructures électriques

Aux Émirats arabes unis, la stratégie énergétique à l’horizon 2050 prévoit entre 150 et 200 milliards de dirhams (40,8 à 54,5 milliards de dollars) d’investissements d’ici 2030, alors que le pays poursuit le développement de ses infrastructures énergétiques et de ses réseaux intelligents.

À Dubaï, la Dubai Electricity and Water Authority (DEWA) prévoit notamment d’investir 7 milliards de dirhams dans son programme de Smart Grid jusqu’en 2035. L’objectif est de recourir davantage aux technologies numériques, à l’automatisation et à l’analyse des données afin d'améliorer la fiabilité et l’efficacité du réseau et de faciliter l’intégration des énergies renouvelables.

Le mouvement dépasse les frontières des Émirats. Dans l’ensemble du CCG, les interconnexions électriques et la flexibilité des réseaux deviennent des priorités à mesure que les capacités de production évoluent.

Parmi les projets structurants figure notamment l’interconnexion directe entre Oman et le réseau électrique du CCG, portée par la GCC Interconnection Authority. Le projet prévoit environ 530 kilomètres de lignes de transport à 400 kV, afin de renforcer les échanges d’électricité entre Oman et le réseau régional et d’accroître la résilience du système électrique.

Le réseau, nouveau pilier de la transition énergétique

La transformation du secteur énergétique du Golfe ne se limite plus à la construction de nouvelles capacités de production. Elle concerne désormais l’ensemble de l’infrastructure permettant de transporter, distribuer, contrôler et sécuriser l’électricité.

Cette évolution est particulièrement importante avec l’essor du solaire et d’autres sources renouvelables, dont la production peut être variable. Les réseaux doivent ainsi devenir plus flexibles et capables de gérer des flux d’électricité plus complexes.

À l’échelle mondiale, les besoins d’investissement sont considérables. Selon le rapport Electricity 2026 de l’Agence internationale de l’énergie, les investissements annuels dans les réseaux électriques devront augmenter d’environ 50 % d’ici 2030, par rapport à leur niveau actuel d’environ 400 milliards de dollars, pour suivre la croissance de la demande mondiale.

La résilience des infrastructures, leur capacité à intégrer les énergies renouvelables et leur numérisation deviennent ainsi des enjeux stratégiques, aussi bien pour les économies développées que pour les marchés du Golfe.

Un partenariat franco-émirati qui s’élargit

La présence française à Middle East Energy s'inscrit également dans le renforcement des relations économiques entre Paris et Abou Dhabi.

Les Émirats arabes unis constituent le premier client de la France dans le Golfe. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 10,8 milliards d’euros en 2025, contre 8,5 milliards en 2024 et 7,4 milliards en 2023.

La coopération bilatérale s’étend désormais à plusieurs secteurs stratégiques, notamment la transition énergétique, la lutte contre le changement climatique, les technologies avancées et l’intelligence artificielle.

En février 2025, Masdar, TotalEnergies et 2PointZero ont notamment signé un accord-cadre visant à favoriser le développement de l’accès aux énergies propres dans les marchés émergents, dans le cadre du UAE-France High-Level Business Council.

Cette coopération s’appuie également sur le Partenariat stratégique global dans le domaine de l’énergie, établi entre la France et les Émirats en 2022.

Treize entreprises françaises au rendez-vous

Le pavillon français réunira 13 entreprises couvrant plusieurs segments de la chaîne de valeur électrique.

Dans le domaine de la protection et de la résilience des réseaux, CITEL-2CP, France Paratonnerres, INDELEC, OBSTA et SERGI Transformer Protector présenteront notamment des solutions de protection contre les surtensions et la foudre, de prévention des explosions et incendies de transformateurs, ainsi que des technologies destinées aux infrastructures critiques.

Sur le volet de la mesure, de la supervision et de l’automatisation, Chauvin Arnoux Middle East / Chauvin Arnoux Energy, AOIP et Straton Automation proposeront des solutions de surveillance des réseaux électriques, de test et mesure, d’étalonnage et d’automatisation industrielle.

Michaud Export, Transalpes Composite et SOC EXPL General Produits Industriels mettront pour leur part en avant leur expertise dans les réseaux de distribution basse tension, les supports de réseaux et les solutions industrielles isolantes.

Enfin, EnerSys, Infosec UPS System et Terracotta présenteront des solutions liées à l’alimentation électrique critique, notamment les batteries, les chargeurs, les systèmes d’alimentation sans interruption et les équipements électriques.

Au-delà de la diversité des technologies présentées, cette présence française illustre une volonté de se positionner sur l’ensemble de la transformation des réseaux électriques du Golfe.

Alors que les pays de la région cherchent à concilier croissance de la demande, déploiement des renouvelables et sécurité énergétique, la prochaine étape de leur transition pourrait bien se jouer moins dans la seule capacité de produire davantage d’électricité que dans celle de disposer de réseaux capables de la transporter, de la gérer et de la sécuriser plus intelligemment.


La carte Visa marque le retour de la Syrie dans le système financier mondial: Al-Sharaa utilise sa carte pour acheter un café

« En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? ». (AFP)
« En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? ». (AFP)
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  • Les États-Unis ont retiré la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme après 47 ans
  • « Prêts à reconstruire la nation », déclare Ahmad Al-Sharaa

RIYAD: « En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? »

D’un simple geste sur un terminal de paiement à Damas, le président Ahmad Al-Sharaa a marqué le retrait de la Syrie de la liste américaine des États soutenant le terrorisme et le retour de ce pays arabe au sein du système financier mondial.

Dans une vidéo diffusée tôt jeudi matin, Al-Sharaa a utilisé une carte Visa pour payer un café alors qu’il était assis aux côtés de Safwat Raslan, le gouverneur de la banque centrale de la République arabe syrienne.

Raslan a publié la vidéo sur X, en déclarant : « Assister à ce moment aux côtés de Son Excellence le président Ahmad Al-Sharaa, et voir le premier paiement par carte Visa s'effectuer au cœur de Damas le lendemain du retrait de la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme, est pour moi un sentiment difficile à exprimer avec des mots. »


Lundi, les États-Unis ont franchi une étape historique en retirant la Syrie de cette liste après 47 ans, libérant ainsi ce pays arabe des graves conséquences économiques liées à cette désignation.

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué : « La mesure prise aujourd’hui contribuera à favoriser de nouveaux investissements en Syrie afin de promouvoir la stabilité politique et économique. »

Les rebelles menés par Al-Sharaa ont renversé Bachar al-Assad, qui dirigeait la Syrie depuis longtemps, en décembre 2024, au terme d’une guerre civile dévastatrice qui a duré 13 ans.

Al-Sharaa a salué cette décision en déclarant : « La Syrie se débarrasse d’une tache sombre et tourne la page sur un chapitre douloureux de son passé pour s’engager sur la voie du développement, de la reconstruction et du renouveau. »


Le ministre saoudien de l’Investissement : «Notre économie offre d’importantes opportunités aux entreprises françaises»

 Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, et le ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, Roland Lescure. Asharq Al-Awsat
Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, et le ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, Roland Lescure. Asharq Al-Awsat
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  • M. Al-Saif a indiqué que les entreprises françaises détenaient environ 650 licences d’investissement dans le Royaume.
  • Selon lui, cela reflète l’ampleur de l’activité des entreprises françaises et les opportunités croissantes offertes par l’économie saoudienne

PARIS: Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, a déclaré lundi que les investissements directs étrangers (IDE) français en Arabie saoudite avaient atteint 16,3 milliards d’euros, soulignant que la France était la quatrième source d’IDE du Royaume.

Il a ajouté que la présence des entreprises françaises en Arabie saoudite s’étendait désormais à plus de 18 secteurs.

S’exprimant lors de l’ouverture de la Table ronde franco-saoudienne sur l’investissement organisée à Paris, à laquelle participait également Roland Lescure, ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, M. Al-Saif a indiqué que les entreprises françaises détenaient environ 650 licences d’investissement dans le Royaume.

Selon lui, cela reflète l’ampleur de l’activité des entreprises françaises et les opportunités croissantes offertes par l’économie saoudienne.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la visite officielle en France du prince héritier et Premier ministre Mohammed ben Salmane. Organisée par le ministère de l’Investissement, elle rassemble des responsables gouvernementaux, des chefs d’entreprise et des dirigeants de grandes sociétés des deux pays.

Les discussions portent sur les opportunités d’élargir les partenariats dans des secteurs tels que l’industrie, les transports et la logistique, l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques, entre autres. La signature de nouveaux accords et protocoles d’accord est également prévue.

L’énergie, domaine phare de la coopération

Le ministre de l’Investissement a souligné que le secteur du pétrole et du gaz figurait parmi les industries les plus susceptibles de bénéficier du renforcement des relations saoudo-françaises, compte tenu de la présence de longue date des entreprises françaises dans le secteur énergétique du Royaume.

La coopération s’étend également à l’ensemble du paysage énergétique, notamment aux énergies renouvelables, à l’hydrogène et aux infrastructures de réseau, tandis que les entreprises françaises continuent de renforcer leur présence dans les domaines de l’énergie, de l’industrie, des transports, de la construction, de l’eau et des services.

L’énergie reste l’un des domaines phares de l’engagement français en Arabie saoudite, parallèlement aux opportunités croissantes dans de nouveaux secteurs étroitement liés à la dynamique de diversification économique du Royaume dans le cadre de la Vision 2030.

De l’énergie et de l’industrie à l’intelligence artificielle

Le partenariat d’investissement entre les deux pays s’étend de plus en plus au-delà des secteurs traditionnels pour s’orienter vers la nouvelle économie, en particulier l’intelligence artificielle, les infrastructures numériques, la culture, les industries créatives et l’exploitation minière.

L’intégration de ces secteurs à l’ordre du jour de la table ronde reflète les efforts des deux parties pour transformer des liens économiques bien établis en partenariats d’investissement dans certains des secteurs connaissant la croissance la plus rapide, en tirant parti de la demande croissante sur le marché saoudien et des capacités technologiques et industrielles des entreprises françaises.

Les entreprises françaises sont déjà présentes dans des secteurs tels que les transports et la logistique, les services liés à l’eau et à l’environnement, l’hôtellerie et la santé. À mesure que l’économie saoudienne poursuit son expansion, de nouvelles opportunités apparaissent dans les domaines des technologies de pointe et de l’industrie manufacturière.