‘Discover Jeddah’, où l’âme de la ville renaît

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Publié le Lundi 09 septembre 2024

‘Discover Jeddah’, où l’âme de la ville renaît

  • Al-Balad, avec son charme historique captivant et son riche patrimoine, demeure la destination la plus prisée des visiteurs, qu’ils soient locaux ou internationaux.
  • Avec le lancement de la Vision 2030, la ville était destinée à être à l’avant-garde du programme de transformation nationale

DJEDDAH: Le projet touristique d’Ali Almenaie est né du désir de raconter l’histoire de la “fiancée de la mer Rouge”.
Djeddah : Djeddah, la principale porte d’accès au Royaume, est un pilier économique depuis des siècles, grâce à ses profondes racines commerciales et à son rôle essentiel dans le tourisme religieux, en particulier pour l’Umrah et le Hajj.

Avec le lancement de la Vision 2030, la ville était destinée à être à l’avant-garde du programme de transformation nationale, qui élève le secteur du tourisme et établit un écosystème capable d’accueillir 100 millions de touristes par an.

Fondée par un heureux hasard en 2017, année du lancement du programme, Discover Jeddah s’est rapidement imposée. Aujourd’hui, la startup inspire non seulement les touristes locaux et internationaux à visiter l’Arabie saoudite, mais à explorer Djeddah, le joyau côtier du Royaume.

Le concept est clair : raconter l’histoire de la ‘fiancée de la mer Rouge’, explique Ali Almenaie, PDG du projet, profondément ancré à Djeddah, la ville où il est né et a grandi.

djeddah
Ali Almenaie, fondateur de Discover Jeddah.

Il a déclaré à Arab News : “Dans un monde saturé d’informations, j’ai ressenti le besoin de faire découvrir Djeddah à travers les yeux de ceux qui l’aiment. Mon objectif est que ceux qui n’ont jamais visité la ville, ou ceux qui l’ont parcourue sans en saisir l’âme, puissent tomber sous son charme et en tomber amoureux”.

Alors que la demande d’expériences authentiques augmentait, Almenaie a obtenu la certification du ministère du Tourisme pour devenir guide touristique agréé.

Al-Balad, avec son charme historique envoûtant et son patrimoine riche, demeure la destination la plus prisée des visiteurs, tant locaux qu’internationaux. (Instagram/discoverjeddah)

En 2023, il a lancé “Discover Al-Balad”, un service de visite offrant une expérience immersive de l’un des sites du patrimoine mondial de l’Arabie saoudite.

Sur Instagram, Almenaie a composé une véritable lettre d’amour visuelle à Djeddah et Al-Balad, captivant l’attention, éveillant la curiosité, et incitant de plus en plus de personnes à venir découvrir ces lieux.

J’ai ressenti le besoin de faire découvrir Djeddah à travers les yeux de ceux qui l’aiment. Mon objectif est que ceux qui n’ont jamais visité la ville, ou ceux qui l’ont parcourue sans en saisir l’âme, puissent tomber sous son charme et en tomber amoureux.

- Ali Almenaie, fondateur de Discover Jeddah

“Dès mon plus jeune âge, j’ai été attiré par l’art de la conservation, en capturant et en rassemblant des images qui résonnaient avec les choses que je chérissais le plus dans la vie”, a expliqué M. Almenaie.

“J’ai été fasciné par le pouvoir des images de transmettre une histoire. Cet amour pour la narration s’est naturellement tourné vers Djeddah, la ville de mon cœur. J’ai alors commencé à rassembler des images capables de saisir son essence, avec l’espoir de tisser un récit intime et profond”.

Une visite brève d’Al-Balad dure environ une heure et demie, mais une exploration plus approfondie, dévoilant ses trésors cachés, peut s’étendre sur trois à quatre heures. (Instagram/discoverjeddah)

Almenaie a ajouté qu’il avait l’impression qu’il y avait “une absence flagrante, un silence là où il aurait dû y avoir un récit visuel et vibrant de Djeddah”.

 “L’histoire de la ville était là, attendant d’être racontée, mais il lui manquait la richesse que seules les images pouvaient transmettre. J’ai réalisé que ce qui manquait, c’était un récit visuel, un récit capable de donner vie à l’âme de Djeddah, au-delà des mots, d’une manière immédiate et percutante”, a-t-il ajouté.

Outre les visites guidées, ‘Discover Jeddah’ propose des services de promotion, racontant l’histoire des lieux emblématiques de Djeddah.

Elle offre également des visites multilingues, permettant à chacun de découvrir pleinement la richesse de la ville et de ses sites patrimoniaux. De plus, elle recommande des horaires optimaux pour les visites, afin que les visiteurs puissent profiter pleinement de leur expérience et capturer de précieux moments à chérir et partager.

Un touriste ghanéen a fait part de ses commentaires, qui se lisent comme suit : “Cette visite ne se contente pas de vous montrer les structures et de vous raconter les faits, elle vous fait remonter le temps pour sentir, voir et ressentir la vieille ville. La visite est très conviviale pour les familles et adaptée aux intérêts du public”.

M. Almenaie explique : “Nous prévoyons d’ajouter davantage de guides touristiques capables de communiquer en japonais, chinois, ourdou, hindi et malayalam”.

Actuellement, il n’y a que cinq guides touristiques, dont M. Almenaie. Ce nombre restreint permet de garantir que la qualité des visites ne soit pas compromise.

Bien que l’accent soit mis sur Djeddah, la société organise occasionnellement des visites à Médine, à La Mecque et à Riyad en arabe, en anglais, en allemand, en italien, en français et en espagnol.

Pour M. Almenaie, diriger une entreprise de tourisme signifie éviter “une approche purement transactionnelle des affaires”.

Il ajoute : “Cela nous permet de repérer les personnes véritablement intéressées par la découverte de la ville, nous permettant ainsi de concentrer nos efforts sur elles et d’optimiser notre temps, sans poursuivre celles qui ne sauraient pas pleinement apprécier ce que nous offrons”.

Les nationalités les plus courantes qui utilisent les services de Discover Jeddah sont les Américains, les Brésiliens, les Européens, les Indiens et les Ghanéens. Les touristes nationaux sont principalement des Saoudiens, des Britanniques, des Allemands, des Russes et des Égyptiens.

Kholoud Abdulwassie, ayant vécu en Allemagne, figure parmi les guides touristiques les plus expérimentées. Diplômée en zoologie de l’université King Abdulaziz, elle possède une expertise précieuse sur la faune de l’Arabie saoudite.

Elle travaille avec ‘Discover Jeddah’ depuis deux ans et a déclaré à Arab News : “Mon amour pour ma ville, notamment pour le quartier historique d’Al-Balad, où se trouvent les racines de ma famille et où nos maisons sont encore debout, m’a naturellement poussée à assumer ce rôle. Dès que j’ai découvert Discover Jeddah, j’ai été impatiente de rejoindre une équipe qui correspondait parfaitement à mes aspirations”.

Abdulwassie est convaincue que chaque jour apporte son lot de nouveautés et explique : “Les jours de visite, nous accueillons les visiteurs et les guidons à travers les merveilles de Djeddah. Lorsque nous n’avons pas de visites, nous nous consacrons à des séances de brainstorming et à la création de nouvelles expériences à offrir”.

Al-Balad, avec son charme historique envoûtant, reste la destination la plus prisée. Parmi les autres sites emblématiques de Djeddah, on retrouve le marché aux poissons, le prestigieux Jeddah Yacht Club, la sereine mosquée Al-Rahma, surnommée la ‘mosquée flottante’, ainsi que la corniche pittoresque d’Al-Hamra, dominée par la majestueuse fontaine du roi Fahd.

Une visite brève d’Al-Balad dure environ une heure et demie, mais une exploration plus approfondie, dévoilant ses trésors cachés, peut s’étendre sur trois à quatre heures. Les visites d’une journée entière, qui explorent plusieurs sites, durent généralement environ huit heures. Ces expériences incluent souvent la dégustation de plats traditionnels saoudiens et une immersion authentique dans la vie quotidienne d’une famille saoudienne.

Abdulwassie a affirmé qu’engager un dialogue avec des touristes de diverses origines culturelles est essentiel. “Cela me permet de personnaliser chaque expérience en fonction des intérêts spécifiques de nos clients”, précise-t-elle.
“En tant que natifs de Djeddah, nous avons l’habitude d’interagir avec des personnes du monde entier, notamment pendant le Hajj. Mon parcours personnel, qui m’a permis de visiter près de 25 pays et de vivre en Allemagne et en Égypte, m’apporte une perspective culturelle unique que j’intègre dans chaque excursion”.

L’humidité et la chaleur accablante de l’été à Djeddah figurent parmi les défis les plus éprouvants auxquels Abdulwassie est confrontée.

Elle a déclaré : “L’été peut être éprouvant, c’est pourquoi nous créons des itinéraires adaptés avec des arrêts réguliers dans des lieux climatisés, afin de garder nos clients au frais et bien hydratés”.

Elle ajoute : “Un jour, j’ai eu le privilège de guider une voyageuse britannique pour qui l’Arabie saoudite était le 198e pays visité. Ce fut un honneur de lui faire découvrir le pays, et elle m’a ensuite invitée chez elle à Londres. Ensemble, nous avons eu le plaisir de marquer l’Arabie saoudite sur sa carte de voyage.”


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".