James Earl Jones, voix de Dark Vador, est mort à 93 ans

L'acteur James Earl Jones assiste à la soirée d'ouverture de Broadway "The Gin Game" au Sardi's le 14 octobre 2015 à New York. (AFP)
L'acteur James Earl Jones assiste à la soirée d'ouverture de Broadway "The Gin Game" au Sardi's le 14 octobre 2015 à New York. (AFP)
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Publié le Mardi 10 septembre 2024

James Earl Jones, voix de Dark Vador, est mort à 93 ans

  • L'acteur américain James Earl Jones, connu pour avoir prêté sa voix à Dark Vador et pour sa carrière prolifique au théâtre comme au cinéma, est mort lundi à l'âge de 93 ans
  • Outre le mythique méchant de la saga "Star Wars", le comédien avait également doublé Mufasa dans le dessin animé "Le Roi Lion"

LOS ANGELES: L'acteur américain James Earl Jones, connu pour avoir prêté sa voix à Dark Vador et pour sa carrière prolifique au théâtre comme au cinéma, est mort lundi à l'âge de 93 ans, ont annoncé ses agents.

Outre le mythique méchant de la saga "Star Wars", le comédien avait également doublé Mufasa dans le dessin animé "Le Roi Lion".

"Repose en paix papa", a réagi sur X l'acteur Mark Hamill, qui interprétait Luke Skywalker dans l'opéra intergalactique de George Lucas.

La voix sépulcrale de Dark Vador, et son fameux "je suis ton père", lancé à Luke lors d'un combat au sabre laser, ont marqué des millions d'amateurs de cinéma.

Au départ, James Earl Jones avait refusé que son nom apparaisse au générique du film, par respect pour l'acteur britannique David Prowse, qui incarnait Vador à l'écran.

En plus de 60 ans de carrière, James Earl Jones s'est établi comme l'un des acteurs afro-américains pionniers de sa génération, après avoir vaincu un bégaiement qui l'a lourdement handicapé pendant l'enfance.

Né en 1931 dans le Mississippi, Etat ségrégationniste du Sud, il est l'un des rares artistes à avoir été récompensé par tous les prix d'importance que compte l'industrie du divertissement américaine (Emmy Awards pour la télévision, Grammy Awards pour la musique, Oscars pour le cinéma, et Tony Awards pour le théâtre).

Son premier rôle au cinéma intervient avec "Docteur Folamour" de Stanley Kubrick, où il incarne le lieutenant Zogg à bord d'un bombardier B-52.

Parmi ses autres rôles proéminents, figurent celui du roi Jaffe Joffer dans "Un prince à New York", ou le méchant Thulsa Doom dans "Conan le barbare".

Au théâtre, l'acteur a notamment joué dans "L'Insurgé", pièce retraçant le parcours de Jack Johnson, premier boxeur afro-américain champion des poids lourds, et dans "The Blacks", la pièce de Jean Genet intitulée "Les Nègres" en français, aux côtés notamment de la poétesse Maya Angelou.

- Hollywood ému -

James Earl Jones a notamment remporté deux Tony Awards, et un Tony spécial pour l'ensemble de sa carrière en 2017. En 2011, le cinéma l'avait distingué avec un Oscar d'honneur pour l'ensemble de son œuvre.

Sa mort a suscité de nombreux hommages à Hollywood lundi. Outre Mark Hamill, l'acteur afro-américain Colman Domingo ("Rustin", "Sing Sing") a salué sa carrière.

"Merci à ce cher James Earl Jones pour tout. Un maître de notre métier. Nous nous tenons sur tes épaules", a-t-il écrit sur X. "Repose-toi maintenant. Tu nous as donné le meilleur de toi-même."

Le cinéaste Barry Jenkins, qui a réalisé "Mufasa: Le Roi Lion", film qui sortira en décembre et retrace les débuts du monarque félin et de son rival Scar, a également fait part de son émotion.

"Pour toujours et à jamais", a-t-il publié sur X, en accompagnant sa publication d'une photo de James Earl Jones jeune.

"Merci de nous avoir révélé à nous-mêmes", a partagé sur Instagram la réalisatrice Ava DuVernay ("Selma", "Middle of Nowhere"), en saluant "un travail bien fait" et "un cadeau magnifiquement partagé".

La cinéaste a conseillé à ses fans de revoir "Claudine", comédie romantique de 1974 où James Earl Jones incarne un éboueur qui s'éprend d'une femme de ménage noire et mère de six enfants.

"C'est l'un de mes films préférés. James Earl Jones est parfait", a-t-elle estimé.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".