Les frappes aériennes israéliennes détruisent des bâtiments résidentiels à Houla et le nombre de victimes augmente

De la fumée s'échappe du site d'une frappe aérienne israélienne qui a visé le village de Houla, dans le sud du Liban, le 16 septembre 2024. (AFP)
De la fumée s'échappe du site d'une frappe aérienne israélienne qui a visé le village de Houla, dans le sud du Liban, le 16 septembre 2024. (AFP)
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Publié le Mardi 17 septembre 2024

Les frappes aériennes israéliennes détruisent des bâtiments résidentiels à Houla et le nombre de victimes augmente

  • Le ministre israélien déclare à l'envoyé américain en visite que le temps est "compté" pour arrêter la guerre au Liban
  • Le Hezbollah déclare que Netanyahou est incapable d'étendre le front sud

BEYROUTH: Un membre du Hezbollah a été tué et trois ont été blessés lors de frappes aériennes israéliennes intenses lundi sur la ville frontalière de Houla.

Les frappes aériennes ont détruit plusieurs bâtiments, s'ajoutant à la destruction d'autres zones résidentielles qui ont été rasées dans la ville, qui a vu ses habitants fuir.

L'escalade des hostilités israéliennes dans le sud du Liban a coïncidé avec l'arrivée à Tel Aviv d'Amos Hochstein, l'envoyé américain au Moyen-Orient.

Sa visite vise à désamorcer les tensions entre Israël et le Hezbollah et à éviter une guerre de grande ampleur après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a annoncé son intention "d'étendre les opérations militaires dans le nord".

en bref


Le Hezbollah échange régulièrement des tirs transfrontaliers avec les forces israéliennes depuis que l'attaque du Hamas, le 7 octobre, a déclenché la guerre dans la bande de Gaza, dans le cadre d'une campagne dont le mouvement a déclaré qu'elle visait à soutenir son allié palestinien.

 

Les explosions des missiles "ont fait l'effet d'un tremblement de terre", a déclaré à Arab News Samer, un habitant vivant près de la zone frontalière visée.

"Le sol a tremblé sous nos pieds, même si nous étions à des dizaines de kilomètres des frappes aériennes".

"Aujourd'hui, les frappes visent des groupes de maisons en même temps, contrairement à ce qui se passait auparavant lorsqu'il ne s'agissait que d'un seul bâtiment ou d'une seule maison".

L'artillerie israélienne a également bombardé la périphérie des villes de Kfarkela, Kfarchouba, Aita Al-Shaab, et Hanine dans le district de Bint Jbeil.

Ali Shbib Shehab, le maire de Hanine, a déclaré à Arab News: "La ville est détruite quotidiennement. C'est une ville située à environ 2 000 mètres de la frontière et qui a perdu quatre martyrs civils jusqu'à présent, des femmes et des enfants, tandis que huit autres civils ont été blessés. Une cinquantaine de maisons ont été partiellement ou entièrement détruites".

"C'est une petite ville, et ceux qui restent sont des agriculteurs qui s'accrochent à leurs terres et insistent pour rester malgré les bombardements quotidiens".

Une source de sécurité a déclaré: "La zone allant d'Odaisseh à Kfarkela est désormais vide d'habitants, tandis que dans l'axe Bint Jbeil - Mays Al-Jabal - Houla, certains habitants restent dans leurs maisons et dépendent de l'aide".

Des tracts israéliens ont été largués samedi sur la zone frontalière agricole libanaise de Wazzani, appelant les résidents restants à évacuer avant 16 heures.

Cependant, l'armée israélienne a nié avoir largué ces tracts, affirmant qu'il s'agissait d'un "acte individuel" d'un officier de la brigade nord.

Dimanche soir, un tir d'artillerie israélien sur la ville frontalière d'Adaisseh a blessé quatre habitants de la ville, qui transportaient des articles ménagers en dehors de la zone.

Auparavant, les propriétaires d'établissements commerciaux stockant leurs marchandises dans des entrepôts situés dans les villes frontalières, en particulier à Mays Al-Jabal, se coordonnaient avec l'armée libanaise et la FINUL, la force de maintien de la paix de l'ONU au Liban, qui à leur tour se mettaient en relation avec la partie israélienne.

Au cours des deux dernières semaines, les biens et les articles ménagers des maisons et des magasins ont été évacués par phases afin d'éviter tout dommage, alors que le conflit approche de sa première année d'existence.

Les médias israéliens ont rapporté lundi que "le commandant du Commandement Nord de l'armée israélienne, Ori Gordin, a recommandé lors de séances à huis clos que l'armée soit autorisée à prendre le contrôle d'une zone tampon de sécurité au Sud-Liban".

L'objectif d'Israël est d'éloigner les forces du Hezbollah afin de s'assurer qu'elles ne constituent pas une menace pour les habitants du nord, tout en faisant pression sur le Hezbollah pour qu'il parvienne à un règlement durable.

Netanyahou a menacé de mener une opération militaire de grande envergure contre le Hezbollah.

Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a déclaré lundi à Hochstein, en visite, que les perspectives d'un arrêt des combats avec le Hezbollah, allié du Hamas au Liban, qui durent depuis près d'un an, s'assombrissaient.

Gallant a rencontré Hochstein lundi pour discuter des opérations militaires israéliennes contre le Hezbollah et du sort des Israéliens déplacés par les frappes transfrontalières, a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué.

Il a "souligné que la possibilité d'un accord s'éloignait car le Hezbollah continue de se 'lier' au Hamas et refuse de mettre fin au conflit", selon le communiqué.

"Par conséquent, la seule façon de garantir le retour des communautés du nord d'Israël dans leurs foyers sera l'action militaire".

Plus tôt dans la journée de lundi, le ministère a déclaré que Gallant avait transmis un message similaire par téléphone à son homologue américain, Lloyd Austin, concernant le fait que le temps était "compté" pour parvenir à un accord en vue de mettre fin au conflit.

Israël "s'engage à déloger le Hezbollah du Sud-Liban et à assurer le retour en toute sécurité des résidents israéliens dans leurs foyers dans les zones nord et frontalières", a déclaré Gallant.

En réponse aux remarques de Netanyahou concernant l'extension potentielle du conflit au front nord, le député du Hezbollah Hussein Ezzedine a affirmé qu'Israël était "incapable d'étendre la guerre à un front supplémentaire".

Il a déclaré que l'armée de Gaza, épuisée et à bout de souffle, n'avait pas encore mis un terme aux opérations en cours et ne pouvait affirmer sa victoire à Gaza.

"Par conséquent, comment peut-il envisager d'ouvrir un nouveau front avec le Liban ou tout autre endroit?"

Ezzedine a affirmé que "la résistance est forte, capable et préparée à tout développement inattendu que l'ennemi pourrait tenter de nous surprendre, et elle continue ses activités opérationnelles quotidiennes qui épuisent les capacités de l'armée israélienne".

La chaîne israélienne Channel 12 a rapporté lundi que plusieurs roquettes lancées depuis le Liban ont frappé la colonie de Métula, endommageant un bâtiment et provoquant un incendie.

Le Hezbollah a annoncé qu'il avait pris pour cible les positions des soldats de l'ennemi israélien dans les environs du site de Metula en utilisant des armes à missiles.

Il a également visé le site de Birkat Reisha avec des obus d'artillerie et les positions d'artillerie de l'armée israélienne à Za'oura avec des roquettes.

Dimanche, le Hezbollah a exécuté des opérations militaires contre 10 installations militaires israéliennes, dont un assaut contre le quartier général des bataillons blindés de la 188e brigade, situé dans la caserne de Rawiya, à l'aide de nombreuses roquettes Katioucha.

En outre, un drone d'attaque a été déployé pour frapper un système technique sur le site d'Al-Malikiyah, avec un résultat direct. Un autre drone d'attaque a visé des soldats israéliens sur le site de Métula.

Des équipements d'espionnage sur le site de Ruwaysat Al-Alam dans les collines occupées de Kfar Shuba ont été frappés par un missile guidé, tandis que des positions israéliennes à Za'oura et d'autres équipements d'espionnage sur le site de Ramya ont également été visés par des missiles guidés.

Le site de Samaka, dans les collines occupées de Kfar Shuba, a été attaqué à la roquette, et des bâtiments utilisés par des soldats dans la colonie de Shlomi ont également été touchés.

En outre, le Hezbollah a mené un assaut aérien en utilisant un escadron de drones-suicides sur le quartier général du bataillon d'assemblage militaire de la division du Golan dans la caserne de Yarden, ciblant avec précision les positions et les campements de leurs officiers et soldats, faisant de nombreuses victimes.

En outre, des positions d'artillerie israéliennes à Dishon ont été visées par des roquettes.


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.