Le jour que l'Arabie saoudite n'oubliera jamais: la victoire sur l'Argentine

L'Arabie saoudite a surpris l'Argentine de Lionel Messi en battant les doubles vainqueurs 2-1 dans l'une des plus grandes surprises de l'histoire de la Coupe du monde. (AN Photo/Basheer Saleh)
L'Arabie saoudite a surpris l'Argentine de Lionel Messi en battant les doubles vainqueurs 2-1 dans l'une des plus grandes surprises de l'histoire de la Coupe du monde. (AN Photo/Basheer Saleh)
Des supporters de l'Arabie saoudite applaudissent pendant le match de football du groupe C de la Coupe du monde 2022 du Qatar entre l'Argentine et l'Arabie saoudite au stade de Lusail, au nord de Doha, le 22 novembre 2022. (Photo Glyn KIRK / AFP)
Des supporters de l'Arabie saoudite applaudissent pendant le match de football du groupe C de la Coupe du monde 2022 du Qatar entre l'Argentine et l'Arabie saoudite au stade de Lusail, au nord de Doha, le 22 novembre 2022. (Photo Glyn KIRK / AFP)
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Publié le Dimanche 22 septembre 2024

Le jour que l'Arabie saoudite n'oubliera jamais: la victoire sur l'Argentine

  • Pour l'équipe saoudienne, la victoire sur l'Argentine n'était pas simplement une victoire; c'était un moment décisif qui a transcendé le domaine du sport et est devenu un symbole de fierté nationale
  • La victoire a été célébrée non seulement comme un exploit footballistique, mais aussi comme un moment d'unification du pays

RIYAD: Le 22 novembre 2022, le stade Lusail au Qatar a été le témoin d'un moment extraordinaire qui restera à jamais gravé dans les annales de l'histoire de la Coupe du monde. 

Dans ce qui est largement considéré comme l'une des plus grandes surprises de l'histoire du tournoi, l'Arabie saoudite, une nation aux attentes modestes en matière de Coupe du monde, a réalisé une performance qui a provoqué une onde de choc dans le monde du football en battant l'Argentine 2 à 1. 

Pour l'équipe saoudienne, la victoire sur l'Argentine n'était pas simplement une victoire; c'était un moment décisif qui a transcendé le domaine du sport et est devenu un symbole de fierté nationale et de persévérance. 

Pour saisir l'ampleur de cet exploit, il faut se replacer dans le contexte. L'Argentine, emmenée par le maestro Lionel Messi, est entrée dans le tournoi comme l'une des favorites, avec une équipe pleine de talent et d'expérience. L'équipe argentine avait récemment remporté la Copa América en 2021, signe d'un retour à ses performances footballistiques traditionnelles. 

À l'inverse, l'équipe nationale d'Arabie saoudite, connue sous le nom de “Faucons verts”, était considérée comme un outsider. Avec un effectif comprenant plusieurs joueurs évoluant dans des ligues locales, on s'attendait à ce qu'elle soit écrasée par les géants sud-américains. Pourtant, c'est cette même attente qui a peut-être alimenté la détermination et l'acuité tactique de l'Arabie saoudite. 

Le match a commencé par une domination de l'Argentine dès le début. Messi, toujours le catalyseur de son équipe, a orchestré les attaques avec son flair habituel. Le premier but, marqué par Messi lui-même à la 10e minute, a semblé confirmer les prédictions d'avant-match. Le stade, rempli d'un mélange de fans locaux et de spectateurs internationaux, était animé par la conviction que l'Argentine continuerait à dominer tout au long du match.

Cependant, la réponse de l'Arabie saoudite a été tout simplement remarquable. L'équipe, dirigée par Hervé Renard, un entraîneur français réputé pour son expertise tactique et ses succès passés avec des équipes défavorisées, a fait preuve d'une détermination inébranlable. Leur ligne défensive, méticuleusement organisée, a utilisé un piège à hors-jeu astucieux qui a permis de refuser trois buts de Messi et de Lautaro Martinez. Les ajustements tactiques de Renard étaient évidents lorsque l'Arabie saoudite passait à la vitesse supérieure, pressant plus haut sur le terrain et exploitant les failles de la défense argentine. 

Le tournant du match est intervenu à la 48e minute. Le Saoudien Saleh Al-Shehri, qui avait été une menace constante pour la défense argentine, a reçu une passe bien placée et a battu le gardien argentin Emiliano Martinez. Ce but a déclenché une vague de jubilation parmi les supporters saoudiens et a ouvert la voie à une deuxième mi-temps inoubliable. 

Le drame se poursuit. Cinq minutes seulement après l'égalisation d'Al-Shehri, l'Arabie saoudite prenait l'avantage grâce à une frappe stupéfiante de Salem Al-Dawsari. Le but, une brillante démonstration de précision et de sang-froid, a laissé la défense argentine stupéfaite. Le stade Lusail résonnait de l'extase des fans saoudiens, qui osaient croire que leur équipe pouvait réaliser un exploit historique. 

L'Argentine, déconcertée par la tournure des événements, s'est lancée dans un assaut incessant à la recherche d'un but égalisateur. Messi et ses coéquipiers ont mis à l'épreuve le gardien saoudien Mohammed Al-Owais avec une série de tirs puissants et de passes complexes, mais le portier saoudien était dans une forme sublime. La performance d'Al-Owais a été la pierre angulaire de la victoire, car il a réalisé des arrêts cruciaux qui ont préservé l'avance de son équipe. 

Au coup de sifflet final, le stade a explosé dans une cacophonie d'acclamations et d'incrédulité. L'Arabie saoudite avait remporté une victoire 2-1 sur l'une des équipes les plus décorées de l'histoire du football. Pour les Faucons verts, il s'agissait de bien plus qu'une simple victoire; c'était un témoignage de leur courage, de leur résilience et de leur capacité à croire en l'avenir. 

Au lendemain de ce match historique, l'Arabie saoudite a connu un élan de fierté nationale. La victoire a été célébrée non seulement comme un exploit footballistique, mais aussi comme un moment d'unification du pays. Elle a inspiré une génération de jeunes footballeurs et démontré que même les défis les plus redoutables pouvaient être relevés avec dévouement et détermination.

Pour l'Argentine, cette défaite a été un rappel brutal de l'imprévisibilité du football. Bien qu'elle ait finalement atteint la finale de la Coupe du monde, dont elle est sortie victorieuse, la défaite contre l'Arabie saoudite a été un épisode brutal de sa campagne. Elle a mis en évidence la nature volatile de ce sport, où même les équipes les plus favorisées peuvent trébucher face à des outsiders.

Alors que le parcours de la Coupe du monde se poursuivait, le triomphe de l'Arabie saoudite sur l'Argentine est resté un moment fort et extatique, symbolisant l'essence même du beau jeu: la possibilité de réaliser des miracles et la joie de vaincre l'adversité. Pour le football saoudien, ce match n'était pas une simple note de bas de page historique, mais un moment d'une profonde signification, gravé à jamais dans le cœur de son peuple.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".