Pour ses 40 ans, "Dragon Ball" s'offre un jeu vidéo et une nouvelle série

Des visiteurs jouent au jeu 'Dragon Ball - Sparking ! Zero" sur le stand de Bandai Namco Entertainment lors de la journée des médias du salon des jeux vidéo Gamescom à Cologne, dans l'ouest de l'Allemagne, le 21 août 2024. (AFP)
Des visiteurs jouent au jeu 'Dragon Ball - Sparking ! Zero" sur le stand de Bandai Namco Entertainment lors de la journée des médias du salon des jeux vidéo Gamescom à Cologne, dans l'ouest de l'Allemagne, le 21 août 2024. (AFP)
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Publié le Mercredi 09 octobre 2024

Pour ses 40 ans, "Dragon Ball" s'offre un jeu vidéo et une nouvelle série

  • Très attendu par les fans, "Dragon Ball: Sparking! ZERO" sort vendredi et promet des affrontements nerveux et pyrotechniques entre les 182 personnages du jeu
  • "C'est un lancement très important pour nous et on espère qu'il marchera", explique à l'AFP Maurice Fontaine, chef de produit en France pour Bandai Namco, l'éditeur du jeu

PARIS: Un jeu vidéo ambitieux, une nouvelle série d'animation... alors que "Dragon Ball" souffle ses 40 bougies en novembre, l'univers imaginé par le japonais Akira Toriyama ne s'est jamais aussi bien porté, malgré la récente disparition de son auteur et des interrogations sur son avenir.

Très attendu par les fans, "Dragon Ball: Sparking! ZERO" sort vendredi et promet des affrontements nerveux et pyrotechniques entre les 182 personnages du jeu - un record -, tous issus du manga mais également des nombreux films et séries de la franchise.

"C'est un lancement très important pour nous et on espère qu'il marchera", explique à l'AFP Maurice Fontaine, chef de produit en France pour Bandai Namco, l'éditeur du jeu.

Il sera disponible sur PC, Playstation 5 et Xbox Series X/S.

"Dragon Ball" - série qui narre les aventures de Son Goku, jeune prodige des arts martiaux qui protège la Terre d'ennemis maléfiques - compte plus d'une centaine de jeux vidéo depuis 1986, vendus à plusieurs dizaines de millions d'exemplaires dans le monde.

Pour Tadashi Sudo, journaliste et spécialiste des dessins animés, "la structure de l'œuvre, avec de très nombreux combats, et le fait que les personnages grandissent et évoluent" en font le terreau parfait pour des adaptations vidéoludiques.

"Mon premier contact avec la série a été les jeux vidéo", confirme à l'AFP Tsutomu Tanaka, étudiant japonais de 19 ans, qui souligne "la simplicité de l'histoire" et "le caractère des personnages, facile à cerner".

Avec "Dragon Ball: Sparking! ZERO", Bandai Namco a voulu renouer avec les jeux de combats en 3D, dans la lignée des jeux "Budokai Tenkaichi" sortis dans les années 2000 sur Playstation 2, qui figurent parmi les plus populaires de la série.

- Immense popularité -

Ce choix semble lui sourire puisque le jeu été bien reçu par la presse spécialisée, affichant mardi une note de 83 sur 100 sur le site d'agrégation d'avis Metacritic, sur la base de 48 critiques.

Seul regret pour les fans français: le titre ne propose pas les voix françaises qu'ont connues ceux qui ont grandi avec l'émission de TF1 "Club Dorothée" dans les années 1990, malgré un appel lancé par des créateurs de contenu comme le "Joueur du Grenier" (3,8 millions d'abonnés sur YouTube).

A partir de vendredi également, "Dragon Ball Daima", nouvelle série d'animation proposant des versions rajeunies des personnages, sera diffusée en France sur plusieurs plateformes dont Netflix et la chaine payante Mangas.

"Dragon Ball Super", suite du manga parmi les plus vendus de tous les temps jusqu'alors supervisée par Akira Toriyama, connaitra également de nouveaux chapitres malgré la mort du créateur de la saga à l'âge de 68 ans le 1er mars.

Son décès avait provoqué une vague d'émotion mondiale, reflétant l'immense popularité toujours intacte de son univers.

"C'est une œuvre que la génération de mon père aimait beaucoup, donc on les regardait en famille", se souvient Ayase, trentenaire japonaise pour qui la série "fait partie de notre vie".

- "Machine commerciale" -

L'Arabie saoudite a également annoncé en mars la construction du premier parc d'attractions au monde inspiré de Dragon Ball, dont la date d'ouverture n'est pas encore connue.

"La machine commerciale est déjà en place", constate Tadashi Sudo, pour qui l'avenir à court terme de la franchise semble assuré.

Mais "le défi à venir sera de voir si la créativité peut être maintenue sans Toriyama".

"Si les nouvelles idées cessent d'émerger, tout pourrait devenir répétitif et il pourrait être difficile de séduire les nouvelles générations" note-t-il.

Le journaliste s'inquiète également de la bataille liée aux droits de l'œuvre entre la Shueisha (maison d'édition qui détient l'hebdomadaire japonais "Shonen Jump", qui a publié le manga pour la première fois il y a 40 ans) et Capsule Corporation Tokyo, fondée par un ancien éditeur de la Shueisha et proche du créateur de "Dragon Ball".

"Tant que Toriyama était présent, toutes les grandes décisions lui revenaient en dernier ressort, ce qui réduisait les risques de conflits", affirme Tadashi Sudo.

Sa disparition "pourrait compromettre la cohérence et la pérennité de la franchise".


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".