Hia Hub: des experts de l'industrie explorent les opportunités de croissance en Arabie Saoudite

Hia Hub, la conférence saoudienne sur la mode, la beauté et le style de vie, est revenue pour sa quatrième édition dans le district JAX de Riyad. (AN Photo/Huda Bashatah)
Hia Hub, la conférence saoudienne sur la mode, la beauté et le style de vie, est revenue pour sa quatrième édition dans le district JAX de Riyad. (AN Photo/Huda Bashatah)
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Publié le Jeudi 31 octobre 2024

Hia Hub: des experts de l'industrie explorent les opportunités de croissance en Arabie Saoudite

  • Patrick Chalhoub a lancé la discussion en soulignant les différences significatives du paysage de la consommation saoudienne par rapport à d'autres marchés
  • Mazroua Almazroua a contribué à la discussion en explorant la manière dont les expériences de luxe intégrées peuvent être conçues pour attirer les consommateurs saoudiens

RIYAD: Hia Hub, la conférence saoudienne sur la mode, la beauté et le style de vie, est revenue pour sa quatrième édition dans le district JAX de Riyad, avec la journée d'ouverture de mercredi qui a été marquée par des débats sur la croissance des opportunités de marché dans le Royaume.

L'une de ces tables rondes, intitulée "Capitalizing on KSA and Beyond: Unveiling Market Opportunities in Saudi Arabia" (Capitaliser sur le Royaume et au-delà: Découvrir les opportunités de marché en Arabie Saoudite), a été animée par la journaliste Ritu Upadhyay. La session a réuni des leaders du secteur, notamment Burak Cakmak, PDG de la Commission saoudienne de la mode, Patrick Chalhoub, président du groupe Chalhoub, et Mazroua Almazroua, responsable en chef du marketing et de l'expérience au Quartier financier du roi Abdallah.

La conversation a porté sur les caractéristiques uniques du marché saoudien et sur le potentiel de croissance dans divers secteurs.

Chalhoub a lancé la discussion en soulignant les différences significatives entre le paysage de la consommation saoudienne et celui des autres marchés: "Ce qui est différent, c'est d'abord la taille de la population. Nous avons une démographie beaucoup plus importante et plus large”. Il a souligné que la richesse en Arabie saoudite n'est pas confinée à une petite élite, mais se trouve de plus en plus au sein d'une classe moyenne en pleine expansion. Cette évolution démographique offre de nombreuses opportunités aux entreprises, notamment en raison de l'évolution des préférences des consommateurs.

"Il est essentiel de comprendre le consommateur local", a-t-il ajouté, soulignant la nécessité pour les marques de s'engager de manière significative sur ce marché diversifié.

Chalhoub a également souligné les aspects culturels qui distinguent les consommateurs saoudiens: "En Arabie saoudite, l'attachement culturel au luxe est plus fort. Les consommateurs recherchent des produits créatifs, personnalisés et exclusifs”.

Ce contexte culturel influence les comportements d'achat, les consommateurs accordant une grande importance à l'histoire qui se cache derrière les produits de luxe. Cependant, il a averti que le marché du luxe en Arabie saoudite reste relativement petit, ce qui indique qu'il y a une marge de croissance.

"Nous devons changer l'environnement et nous adapter", a-t-il fait remarquer, suggérant que les marques doivent innover pour capturer le potentiel du marché.

Almazroua a contribué à la discussion en explorant la manière dont les expériences de luxe intégrées peuvent être conçues pour attirer les consommateurs saoudiens. Il a souligné l'importance de comprendre les préférences locales, déclarant que "plus de 70 pour cent des Saoudiens voyagent spécifiquement pour la gastronomie et les expériences uniques".

Il a souligné que les événements mêlant des éléments culturels à des offres de luxe ont été couronnés de succès. Par exemple, une initiative de la KAFD visant à accueillir des chefs étoilés a suscité un vif intérêt. "Nous avons fait salle comble tous les week-ends", a noté Almazroua, ce qui témoigne de la forte demande pour des expériences de haute qualité et à forte résonance culturelle.

Cakmak s'est ensuite étendu sur les possibilités offertes aux designers locaux par l'évolution des destinations de l'Arabie saoudite en matière de style de vie: "Il existe une scène locale du design en plein essor qui a souvent été négligée. Nous devons célébrer la créativité saoudienne”.

La discussion à Hia Hub a mis en lumière le vaste potentiel des marques en Arabie saoudite. Alors que le marché continue d'évoluer, la compréhension des caractéristiques uniques du consommateur saoudien sera essentielle pour capitaliser sur les opportunités émergentes. L'intégration de connaissances culturelles, d'expériences innovantes et l'accent mis sur les talents locaux façonneront l'avenir du luxe dans le Royaume. Comme le dit si bien Cakmak, "nous avons la possibilité de créer quelque chose d'unique qui reflète notre identité tout en s'inscrivant dans les tendances mondiales".

Du 30 octobre au 3 novembre, Hia Hub proposera des discussions, des masterclasses, des ateliers, des expositions interactives et des spectacles en direct.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".