Pourquoi Harris et Trump ont-ils tous deux le soutien des Arabes et des Musulmans du Michigan ?

Bishara Bahbah Président de Arab Americans for Trump (Photo Fournie)
Bishara Bahbah Président de Arab Americans for Trump (Photo Fournie)
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Publié le Lundi 04 novembre 2024

Pourquoi Harris et Trump ont-ils tous deux le soutien des Arabes et des Musulmans du Michigan ?

  • Cet État pourrait bien déterminer l'issue de la bataille acharnée pour la conquête de la Maison Blanche et du Congrès.
  • Beaucoup reprochent à l'administration Biden de ne pas avoir utilisé l'influence des États-Unis pour obtenir un cessez-le-feu à Gaza et mettre fin à la guerre au Liban.

CHICAGO: Donald Trump et Kamala Harris, les deux principaux candidats des partis politiques, ont obtenu le soutien d'éminents dirigeants de la communauté arabe et musulmane dans le Michigan, un État clé qui pourrait déterminer l'issue de la prochaine élection présidentielle américaine.

Un récent sondage Arab News/YouGov a montré que Trump et Harris étaient dans une course serrée parmi les électeurs arabo-américains, tandis que la candidate verte du troisième parti, Dr Jill Stein, a également obtenu un soutien important, en grande partie en raison de sa position sur le conflit de Gaza, dans une tentative de capturer 5 pour cent des voix, ce qui est suffisant pour qualifier le parti vert comme un parti politique majeur dans les futures élections.

Les Américains arabes et musulmans ont soutenu Trump lors d'un rassemblement à Novi, dans le Michigan, le 25 octobre, tandis que Harris a reçu le soutien de la communauté à Dearborn le 26 octobre.

Lors de l'émission "The Ray Hanania Radio Show" de jeudi, les représentants des deux camps ont fait valoir que leur candidat était mieux équipé pour mettre fin aux conflits à Gaza et au Liban, que le sondage Arab News/YouGov a identifié comme des questions cruciales pour les Américains d'origine arabe lors de l'élection du 5 novembre.

Des dirigeants de la communauté arabe et musulmane dans le Michigan, un État clé qui pourrait déterminer l'issue des prochaines élections présidentielles américaines.
Des dirigeants de la communauté arabe et musulmane dans le Michigan, un État clé qui pourrait déterminer l'issue des prochaines élections présidentielles américaines (Photo Fournie)

Les gens ont dit: "Eh bien, (l'ancien) président Trump a parlé d'une interdiction des musulmans. Le président Trump ne parle plus d'interdiction des musulmans. Le président Trump a déplacé l'ambassade (des États-Unis) à Jérusale C'est une plaque qui a été déplacée; ce ne sont pas les 43 000 Palestiniens qui ont été tués par Israël avec des armes fournies par les États-Unis", a déclaré Dr Bishara Bahbah, un ancien démocrate qui a aidé à organiser des rassemblements pro-Trump dans des États en pleine mutation comme le Michigan.

Critiquant les politiques de l'administration Biden, Bahbah a soutenu que le soutien actuel à Israël se poursuivrait sous Harris, suggérant que sa présidence conduirait à plus de morts civiles et de destruction à Gaza et au Liban.

"C'est inacceptable. Les politiques de l'administration Biden se poursuivront et nous verrons Israël faire tout ce qu'il veut contre notre peuple", a ajouté Bahbah.

L'administration Biden a fait l'objet de critiques croissantes de la part des Américains d'origine arabe et de la communauté internationale en raison de son soutien militaire et financier à Israël, qui, selon ses détracteurs, a alimenté l'escalade de la violence qui a fait près de 50 000 morts à Gaza, en Israël et au Liban, ainsi que des déplacements et des blessures à grande échelle. Washington a également été accusé de ne pas avoir su tirer parti de son influence diplomatique pour obtenir un cessez-le-feu indispensable.

Reflétant ce manque perçu de politique, le secrétaire d'État américain Antony Blinken a déclaré jeudi que "de bons progrès" avaient été réalisés en vue d'un accord de cessez-le-feu dans le cadre de l'offensive israélienne contre le Liban. Toutefois, le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a averti vendredi que la "nouvelle expansion" des attaques israéliennes pourrait faire échouer toute tentative de trêve, ce qui témoigne de la résistance à une résolution diplomatique malgré plus d'un mois de guerre.

Des dirigeants de la communauté arabe et musulmane dans le Michigan, un État clé qui pourrait déterminer l'issue des prochaines élections présidentielles américaines.
Des dirigeants de la communauté arabe et musulmane dans le Michigan, un État clé qui pourrait déterminer l'issue des prochaines élections présidentielles américaines (Photo Fournie)

Bahbah estime que les conflits à Gaza et au Liban reflètent le manque de leadership du président Joe Biden et de la vice-présidente Harris, qui a obtenu l'investiture démocrate en août.

"Vous (les Arabes et les musulmans) avez le choix entre une administration Harris qui va continuer à tuer notre peuple, ou vous avez le choix de voter pour Trump, qui nous a dit, moi aussi personnellement, qu'il voulait arrêter les guerres immédiatement", a déclaré Bahbah, ajoutant que l'ancien président s'engageait "à jeter les bases d'accords de paix durables au Moyen-Orient qui soient satisfaisants pour toutes les parties de la région."

Des maires arabes et musulmans, dont Amer Ghalib de Hamtramck et Bill Bazzi de Dearborn Heights, se sont joints à l'approbation de Trump à Novi, dans le Michigan, samedi, soulignant l'ouverture de Trump à ces communautés et son impact potentiel dans cet État en pleine mutation.

Trump a salué ses partisans arabes et musulmans lors du rassemblement, se disant convaincu qu'ils pourraient "faire basculer l'élection dans un sens ou dans l'autre". Lors du même événement, l'imam Belal Alzuhairi a soutenu Trump en tant qu'"artisan de la paix", faisant écho à l'opinion de Bahbah selon laquelle Trump est mieux placé que Harris pour "apporter la paix au Moyen-Orient".

Ce sentiment s'aligne sur les résultats du sondage Arab News/YouGov qui indiquent que de nombreux Américains d'origine arabe considèrent l'ancien président comme plus apte à résoudre le conflit israélo-palestinien.

Par ailleurs, à Dearborn, dans le Michigan, une douzaine de dirigeants de la communauté arabe et musulmane ont tenu dimanche une conférence de presse pour soutenir Harris, dont Ismael Ahmed, cofondateur et ancien directeur de l'influente organisation de services sociaux ACCESS, basée dans le Michigan.

Ahmed a indiqué que la violence actuelle à Gaza et au Liban était la clé de leur soutien à Harris, tout en notant ses récentes allusions à la divergence de l'approche de l'administration actuelle et au soutien d'un changement de la politique américaine en faveur de la mise en œuvre d'une solution à deux États.

Des dirigeants de la communauté arabe et musulmane dans le Michigan, un État clé qui pourrait déterminer l'issue des prochaines élections présidentielles américaines.
Des dirigeants de la communauté arabe et musulmane dans le Michigan, un État clé qui pourrait déterminer l'issue des prochaines élections présidentielles américaines (Photo Fournie)

"L'horreur est vraie pour chacun d'entre nous, pour tous les Américains. Et nous voulons que cela cesse. Nous voulons un cessez-le-feu. Nous voulons l'équité pour les Palestiniens, un État palestinien. Et nous voulons vivre côte à côte avec les Juifs et les Israéliens en particulier", a déclaré Ahmed, rejoint par le président de l'Institut arabo-américain, Jim Zogby, et l'adjoint de l'exécutif du comté de Wayne, Assad I. Turfe, lors de l'émission.

"Ils ont également subi des pertes. Nous sommes de tout cœur avec eux. Nous avons besoin de paix", a-t-il déclaré, ajoutant que "chacun d'entre nous, quel que soit le candidat qu'il soutient pour les élections, a travaillé dur pour que cela se produise" et que le mouvement des non-engagés a été une réaction pour attirer davantage l'attention et forcer un mouvement plus important sur la question.

De nombreux démocrates arabo-américains de premier plan ont refusé de soutenir le ticket démocrate cette année, pressant Harris et Biden d'adopter une position plus ferme à l'égard d'Israël, notamment un cessez-le-feu dans le conflit entre Israël et le Hamas et un embargo sur les armes.

Le Mouvement national non engagé, un groupe de démocrates arabo-américains désenchantés, a déclaré qu'il ne soutiendrait pas Harris, citant sa déception quant à sa réponse aux demandes de la communauté pour une rencontre avec des familles palestiniennes dans le Michigan. Reflétant l'ambivalence de nombreux Arabo-Américains quant à leurs options, le Mouvement national non engagé a également mis en garde contre une présidence Trump qui, selon lui, intensifierait l'action militaire à Gaza et renforcerait la répression des efforts anti-guerre.

"Franchement, Kamala Harris s'est montrée plus sympathique. Nous pensons que c'est réel, mais très peu de choses ont été mises sur la table", a déclaré Ahmed. "Mais si vous comparez cela à ce que dit Donald Trump, il a appelé à une interdiction des musulmans, qu'il dit qu'il rétablira dès le premier jour de son mandat. Il a appelé à la création de camps d'internement. Et aucun d'entre nous ne peut douter d'être l'un des groupes qui finiront dans ces camps d'internement".

Ahmed, doyen associé de l'université du Michigan à Dearborn et ancien directeur du département des services sociaux du Michigan, a averti que la position de Trump sur l'immigration et son alliance étroite avec Israël poseraient des risques importants pour la communauté.

"(Trump) a appelé à l'arrestation et à la déportation par l'armée de 11 millions d'immigrés. Certains d'entre eux font partie de nos familles. Ils sont pour la plupart travailleurs et contribuent à l'économie. En fait, notre économie ne fonctionnerait pas sans eux. Et sur la Palestine, Donald Trump s'oppose à un État palestinien, (il) a appelé Netanyahou à poursuivre son approche sanglante de la guerre jusqu'à la victoire, quelle qu'elle soit. Et je pourrais continuer".

Jusqu'alors, la campagne de Harris n'avait pas réussi à obtenir le soutien public des dirigeants arabes et musulmans en raison des critiques formulées par la communauté à l'encontre de son incapacité à mettre un terme aux opérations militaires menées simultanément par Israël à Gaza et au Liban.

Le Michigan, un État clé que Trump a remporté en 2016 et que Biden a conquis de justesse en 2020, pourrait à nouveau jouer un rôle décisif dans l'élection. Sur plus de 5,5 millions de suffrages exprimés dans le Michigan en 2020, Biden a obtenu moins de 155 000 voix d'avance. Avec plus de 200 000 Arabo-Américains vivant dans l'État, leur vote pourrait être déterminant en novembre prochain.

L'émission "The Ray Hanania Radio Show" est diffusée tous les jeudis à 17 heures sur la radio WNZK AM 690 du Michigan et rediffusée les lundis à 17 heures sur le réseau US Arab Radio, parrainé par Arab News. Pour plus d'informations sur l'émission ou pour écouter le podcast, visitez ArabNews.com/rayradioshow.

Arabnews.com

 

 

 

 

 

 

 


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.