Un centre de production cinématographique de premier plan inauguré à Riyad

Al-Hisn Big Time Studios a été inauguré à Riyad. (Photo fournie)
Al-Hisn Big Time Studios a été inauguré à Riyad. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 06 novembre 2024

Un centre de production cinématographique de premier plan inauguré à Riyad

  • Le président de l'Autorité générale pour le divertissement, Turki al-Cheikh, a inauguré l'installation à l'ouest de la capitale saoudienne
  • Al-Hisn Big Time Studios, construit dans un délai remarquablement court de 120 jours, comprend sept bâtiments de studio couvrant une superficie de 10 500 mètres carrés

RIYAD: L'Arabie saoudite a inauguré Al-Hisn Big Time Studios à Riyadh, une installation révolutionnaire destinée à stimuler l'industrie de la production télévisuelle et cinématographique au Moyen-Orient.

Le président de l'Autorité générale pour le divertissement, Turki al-Cheikh, a inauguré l'installation à l'ouest de la capitale saoudienne.

Al-Hisn Big Time Studios, construit dans un délai remarquablement court de 120 jours, comprend sept bâtiments de studio couvrant une superficie de 10 500 mètres carrés.

La zone totale du projet s'étend sur 300 000 mètres carrés et comprend un village de production avec des ateliers de métallurgie et de menuiserie, ainsi que des installations de conception de costumes.

Parmi les autres équipements, on trouve des suites luxueuses pour les VIP, des bureaux pour la production de films et des salles de montage entièrement équipées, le tout créant un environnement de travail idéal qui améliore l'efficacité de la production.

M. Al-Cheikh a déclaré: «Al-Hisn Big Time Studios deviendra le siège de la production de contenus arabes et internationaux, en particulier les productions saoudiennes.»

Il a également souligné l'importance de la consommation de contenu local: «Environ 65% du contenu consommé dans la région provient d'Arabie saoudite.»

M. Al-Cheikh a également mis en avant la nature collaborative du projet, en précisant que les productions se dérouleront sur différents sites, notamment Diriyah Jax, Sony Studios, AlUla et MBC Studios à Al-Nargis.

Il a ajouté: «Nous avons construit ces installations de pointe en seulement quatre mois, ce qui témoigne de notre engagement en faveur d'un développement rapide.»

Le ministre de l'information, Salman al-Dossary, a souligné les opportunités offertes par Al-Hisn Big Time Studios: «Vous ne trouverez pas de meilleur endroit que celui-ci dans le monde arabe.»

Il a fait l'éloge de l'intégration des agences gouvernementales, déclarant: «Nos efforts collectifs garantissent le succès du projet, le positionnant comme un phare pour l'industrie cinématographique.»

Les studios visent à fournir une plateforme complète pour la production cinématographique et télévisuelle, en offrant des ressources créatives en un seul lieu.

«Cette intégration permettra non seulement de réduire les coûts et de gagner du temps, mais aussi d'accéder aux technologies mondiales de pointe», a déclaré M. Al-Cheikh, soulignant le potentiel du studio à renforcer la compétitivité sur le marché international.

Dans les studios, les visiteurs peuvent explorer un musée présentant des caméras anciennes et les films qui ont été tournés au moyen de ces appareils. Il y a également des salles de costumes où les créateurs de mode confectionnent des tenues pour diverses productions.

En outre, un bâtiment est réservé au travail de préproduction. Le centre dispose de plusieurs studios de production et de nombreuses entreprises saoudiennes collaborent sur place, des fabricants de caméras aux acteurs, tous travaillant ensemble pour donner vie aux visions créatives.

Nawaf Almutairi, partenaire fondateur de la société de drones One Shot, est l'un des professionnels de l'industrie qui utilisent les studios. Il s'est montré enthousiaste quant aux possibilités offertes par Al-Hisn, déclarant: «Cette installation nous permet de repousser les limites de la photographie aérienne et de la réalisation de films.»

Sa société a réalisé plusieurs projets en Arabie saoudite, contribuant notamment au troisième volet du film «Welad Rizk» grâce à ses drones sur mesure.

Almutairi a déclaré: «Nous sommes ravis de créer un contenu innovant qui met en valeur la beauté de notre pays.»

Abdelrahman Alnafisah, directeur général et cofondateur de Nebras Films, a déclaré: «L'Arabie saoudite a connu des avancées significatives dans le secteur des médias et de la production cinématographique, ce qui a favorisé la croissance tant au niveau local que régional. Dans ce contexte de transformation, Nebras Films a joué un rôle clé dans le lancement d'Al-Hisn Big Time Studios, marquant ainsi un tournant dans l'évolution du cinéma saoudien.»

«Cette initiative souligne l'engagement de Nebras Films à soutenir l'industrie cinématographique saoudienne et à encourager les talents locaux en créant un environnement professionnel conforme aux normes internationales.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".