« L'action en faveur du climat doit être un effort collectif », déclare M. Soltanov, PDG de la COP

La majorité des pays vulnérables au changement climatique se trouvent sur le continent africain, a déclaré Elnur Soltanov, PDG de la COP29. (Photo d'archives AFP)
La majorité des pays vulnérables au changement climatique se trouvent sur le continent africain, a déclaré Elnur Soltanov, PDG de la COP29. (Photo d'archives AFP)
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Publié le Dimanche 17 novembre 2024

« L'action en faveur du climat doit être un effort collectif », déclare M. Soltanov, PDG de la COP

  • La lutte contre le changement climatique échouera si les pays ne s'unissent pas.
  • L'intérêt national est lié aux actions mondiales.

BAKOU : selon Elnur Soltanov, PDG de la COP29, les pays du monde entier doivent s'unir dans un « effort collectif » pour lutter contre le changement climatique, a déclaré Arab News.

Lorsque nous disons « solidaires pour un monde plus vert », nous voulons dire que l'action climatique doit être un effort collectif. « Si elle n'est pas collective, elle ne fonctionnera pas et nous risquons de tout perdre », a déclaré M. Soltanov.

Il a souligné l'impératif moral de la solidarité internationale, en particulier pour les nations qui contribuent peu au réchauffement climatique mais qui souffrent le plus de ses effets, comme les pays africains et les petites nations insulaires.

« Les pays africains contribuent à moins de 4 % au réchauffement de la planète, mais la majorité des pays vulnérables au climat se trouvent sur le continent africain », a-t-il déclaré.

Par exemple, depuis l'année dernière, des vagues de chaleur extrêmes durant l'été ont gravement affecté les régions du nord de l'Afrique, telles que la Tunisie. Selon l'Organisation météorologique mondiale, la température a atteint 49 °C à Tunis et 50,4 °C à Agadir, au Maroc.

L'une des principales composantes de cette solidarité est le financement de la lutte contre le changement climatique, qui, selon M. Soltanov, est essentiel pour créer un juste équilibre des responsabilités entre les nations.

« Chaque pays a des responsabilités différentes, compte tenu de ce qui se passe dans le monde aujourd'hui. Il y a des bénéficiaires, il y a des bénéficiaires moins nombreux, donc cet équilibre et cette équité entre eux ne peuvent être assurés que si nous agissons collectivement. Pour agir collectivement, nous pensons que nous devrions obtenir des résultats en matière de financement climatique cette année », a-t-il déclaré, soulignant que le financement climatique est essentiel pour permettre l'action collective.

M. Soltanov a reconnu que les résultats de ces réunions étaient souvent examinés à la loupe.

« La crise à laquelle nous sommes confrontés est réelle, elle est importante, et chaque fois qu'elle est aidée, quels que soient les résultats, il y aura des critiques. Il ne s'agit pas de l'Azerbaïdjan, ni de l'Arabie saoudite, ni d'aucun autre pays », a-t-il déclaré.

Malgré les critiques, le PDG préfère se concentrer sur l'obtention de résultats concrets et la mise en œuvre d'actions significatives en faveur du climat, plutôt que de se demander qui doit être blâmé pour ce problème environnemental mondial.

« Nous sommes prêts à écouter des arguments constructifs », a-t-il déclaré. « Ce que je dirais à tout le monde, c'est que si vous voulez servir l'intérêt national de l'Azerbaïdjan, vous devez servir l'intérêt mondial, qui consiste à produire des résultats et des réalisations en termes de lutte contre la crise climatique.

Il a ajouté : « Nous nous concentrons sur l'action, l'action climatique, qui est vraiment conséquente ».

M. Soltanov a fait remarquer que les pays développés ont la responsabilité particulière d'aider les autres, soulignant la nécessité d'une approche coopérative pour s'assurer que personne n'est laissé pour compte.

« Nous ne voyons pas de différence entre les pays producteurs et les pays consommateurs de pétrole, car les transactions de pétrole, de gaz et de charbon se déroulent sur un marché libre. Personne n'est obligé d'acheter à qui que ce soit ».

Il a ajouté : « Par conséquent, tous les pays sont des pays pétroliers et tous les pays sont des pays gaziers, car l'ensemble des modèles de développement mondiaux sont basés sur les hydrocarbures. Nous essayons de trouver d'autres modèles de développement pour que le développement et la sécurité énergétique, le développement et la pauvreté ne soient pas des choix, mais des choses qui se produisent en même temps ».

L'Azerbaïdjan et l'Arabie saoudite, par exemple, peuvent partager leurs capacités, leur expérience et leurs partenariats pour apporter davantage.

« Nous pensons que si l'Arabie saoudite ou un pays comme l'Azerbaïdjan peuvent nous apporter quelque chose, ils sont précieux en termes d'expérience et de technologie, car ils sont à l'avant-garde des autres formes de développement énergétique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.