Diriyah Art Futures ouvre ses portes avec une exposition sur les technologies de pointe

Diriyah Art Futures a ouvert ses portes avec son exposition inaugurale, Art Must Be Artificial: Perspectives de l'IA dans les arts visuels, jusqu'au 15 février. (Fourni)
Diriyah Art Futures a ouvert ses portes avec son exposition inaugurale, Art Must Be Artificial: Perspectives de l'IA dans les arts visuels, jusqu'au 15 février. (Fourni)
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Diriyah Art Futures a ouvert ses portes avec son exposition inaugurale, Art Must Be Artificial: Perspectives de l'IA dans les arts visuels, jusqu'au 15 février. (Fourni)
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Publié le Jeudi 28 novembre 2024

Diriyah Art Futures ouvre ses portes avec une exposition sur les technologies de pointe

  • L'exposition présente les œuvres de plus de 30 artistes internationaux et régionaux qui explorent l'histoire de l'art informatique des années 1960 à nos jours
  • Directeur de Diriyah Art Futures Haytham Nawar: Le centre artistique transforme l'Arabie saoudite en un centre mondial d'échanges et de discours dans ces domaines émergents

RIYAD: Diriyah Art Futures, un centre d'art des nouveaux médias dans la région, a ouvert ses portes avec son exposition inaugurale, "Art Must Be Artificial: Perspectives of AI in the Visual Arts" (L’art se doit d’être artificiel: Perspectives de l'IA dans les arts visuels), qui se tiendra jusqu'au 15 février.

Organisée par Jérôme Neutres, ancien directeur de la Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais à Paris, l'exposition présente des œuvres de plus de 30 artistes internationaux et régionaux qui explorent l'histoire de l'art informatique des années 1960 à nos jours.

Haytham Nawar, directeur de Diriyah Art Futures, a déclaré à Arab News que le centre artistique "transforme l'Arabie saoudite en un centre mondial d'échanges et de discours dans ces domaines émergents".

L'exposition comprend des œuvres des artistes saoudiens Lulwah Al-Homoud, Muhannad Shono et Nasser Al-Shemimry, qui illustrent les contributions naissantes de l'Arabie saoudite aux nouveaux médias et à l'art numérique.

Parmi les artistes internationaux figurent Frieder Nake (Allemagne), Vera Molnar (Hongrie/France) ainsi que des innovateurs contemporains comme Refik Anadol (Turquie) et Ryoji Ikeda (Japon).

"En plaçant côte à côte des œuvres provenant de différentes régions géographiques, de différentes époques et de différents supports, nous souhaitons faire découvrir à la région l'immense pouvoir de l'art des nouveaux médias, tout en mettant en relief sa profondeur et son potentiel remarquables", a déclaré Nawar.

Il a ajouté que l'exposition apporte "une perspective régionale indispensable à la conversation, permettant aux œuvres d'être expérimentées, comprises et perçues d'une nouvelle manière".

À propos de l'exploration de l'art des nouveaux médias dans le contexte saoudien, le directeur du centre a ajouté: "Il est intéressant de noter que le mot "algorithme" provient du monde islamique et que l'exposition invite les spectateurs à réfléchir à la pertinence de ces thèmes pour l'Arabie saoudite, un pays dont la population est très jeune et familiarisée avec la technologie, et qui connaît actuellement une transformation radicale."

Parallèlement à son ouverture, le centre lance également le programme Emerging New Media Artists, développé en collaboration avec Le Fresnoy - Studio National des Arts Contemporains en France.

L'initiative durera un an et permettra aux artistes émergents de disposer d'un équipement de pointe, d'un mentorat et d'un financement pour créer des œuvres pluridisciplinaires innovantes.

Selon Nawar, Diriyah Art Futures a sélectionné un groupe d'artistes émergents d'horizons divers, originaires du monde entier et représentant un large éventail de médiums.

"Nous voulions travailler avec des artistes dont le travail est déjà remarquable, mais qui bénéficieraient d'un programme d'un an, sous le mentorat d'artistes de classe mondiale".

En outre, le centre a annoncé la création de la résidence Mazra'ah Media Art, qui se déroulera de février à avril de l'année prochaine. Ce programme de trois mois invite des artistes et des universitaires confirmés à utiliser ses ressources pour créer des œuvres reflétant la relation entre la nature, la technologie et la société.

Mona Khazindar, conseillère au ministère de la culture, a déclaré que le centre créait "un espace permettant à diverses perspectives et expressions créatives de se rencontrer, de dialoguer et de s'épanouir, en faisant tomber les barrières et en démontrant le pouvoir de l'art à relier l'humanité".

"Le DAF incarne l'engagement de l'Arabie saoudite à faciliter les échanges culturels et la collaboration internationale, tout en créant des opportunités d'apprentissage partagé, d'innovation et de compréhension mutuelle", a ajouté Khazinder. "En adoptant ces principes, nous voulons non seulement célébrer le patrimoine régional, mais aussi contribuer à la conversation mondiale sur le rôle de la culture dans la construction d'un avenir plus connecté et plus créatif".

Développée par la Commission des musées saoudiens en partenariat avec Diriyah Co, Diriyah Art Futures contribue au paysage mondial des nouveaux médias et de l'art numérique en intégrant des voix régionales et des pratiques pionnières en matière d'art, de technologie et d'innovation.

Le lancement de Diriyah Art Futures s'inscrit dans le cadre de l'engagement de la Vision saoudienne 2030 à promouvoir l'innovation, à favoriser la collaboration mondiale et à positionner le pays en tant que leader de l'économie créative mondiale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".