La Misk Art Week est de retour à Riyad pour les artistes et les passionnés

Les amateurs d'art de Riyad se sont précipités au Prince Faisal bin Fahd Arts Hall et dans les salles voisines pour découvrir de nouvelles expositions, des foires d'art, des marchés et des programmes éducatifs à l'occasion de la Misk Art Week. (Photos AN)
Les amateurs d'art de Riyad se sont précipités au Prince Faisal bin Fahd Arts Hall et dans les salles voisines pour découvrir de nouvelles expositions, des foires d'art, des marchés et des programmes éducatifs à l'occasion de la Misk Art Week. (Photos AN)
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Publié le Samedi 07 décembre 2024

La Misk Art Week est de retour à Riyad pour les artistes et les passionnés

  • L'exposition "Seeing Riyadh" (Voir Riyad) présente des photographies de la capitale saoudienne au fil des ans

RIYAD: La huitième édition de la Misk Art Week a débuté jeudi et se poursuivra jusqu'au 10 décembre, avec une exposition spectaculaire de ce qui se fait de plus récent sur la scène artistique locale.

Les amateurs se sont précipités au Prince Faisal bin Fahd Arts Hall et dans les salles voisines pour découvrir les nouvelles expositions, les foires d'art, les marchés et les programmes éducatifs, tandis que les sons apaisants de la musique oud ajoutaient du charme à la soirée.

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L'expérience interactive invite les visiteurs à explorer et à créer des mondes parallèles en temps réel grâce à l'intelligence artificielle générative. (Photo AN)

Ibrahem Al-Suhaibani, directeur exécutif du marketing, de la communication et de l'expérience utilisateur au Misk Art Institute, a déclaré à Arab News: "Nous avons des artistes qui sont en train d'établir leur carrière sur le marché de l'art et du design".

"Nous nous considérons donc comme un soutien et une passerelle entre les galeries établies et les galeries matures, et entre les deux, nous soutenons les artistes tout au long de la chaîne de valeur.

FAITS MARQUANTS

- À l'occasion de la Misk Art Week, le studio d'art canadien Iregular présente "As Water Falls", une chute d'eau numérique à écoulement libre qui évolue en permanence.

- "Alternative Realities" invite les visiteurs à explorer et à créer des mondes parallèles en temps réel grâce à l'intelligence artificielle générative.

- L'exposition "Obsolete Technologies" présente des œuvres d'artistes locaux et internationaux.

L'événement de cette année s'articule autour du thème de l'art et de la technologie, poussant les artistes à contempler les aspects du numérique et des médias à travers un prisme artistique.

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Le programme éducatif et les séances de mentorat s'inscrivent également dans la stratégie de l'Institut visant à éduquer, habiliter et encourager les nouvelles générations d'artistes. (Photo AN)

Al-Suhaibani a ajouté: "Nous abordons le sujet sous différents angles: sous l'angle de la recherche, avant Internet, après Internet, quel est l'impact de la technologie et des médias, comment cela aide les artistes à stimuler leur créativité ou même à les bloquer d'une manière ou d'une autre, et comment ils révèlent vraiment leur créativité après ce blocage".

À l'entrée de l'espace, inspiré par la nature vivante et changeante, le studio d'art canadien Iregular présente "As Water Falls", une cascade numérique à écoulement libre qui évolue continuellement avec des motifs et des visuels alternatifs qui ne seront jamais les mêmes pendant au moins 100 ans.

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L'espace de la foire d'art est plus grand cette année et présente des œuvres de 11 galeries saoudiennes, dont Hewar Art, Mono, Hafez, WRD Art, ATHR, Dawi et d'autres. (Photo AN)

Alors que l'installation numérique a été présentée dans sept pays à travers le monde cette année, un ajout a été créé spécialement pour la Misk Art Week, a déclaré Al-Suhaibani, et est présenté pour la première fois en Arabie saoudite.

Plus loin dans l'espace extérieur, le studio présente "Alternative Realities", une expérience interactive qui invite les visiteurs à explorer et à créer des mondes parallèles en temps réel grâce à l'intelligence artificielle générative.

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L'espace de la foire d'art est plus grand cette année et présente des œuvres de 11 galeries saoudiennes, dont Hewar Art, Mono, Hafez, WRD Art, ATHR, Dawi et d'autres. (Photo AN)

En combinant des mots-guides et en arrangeant une variété d'accessoires à leur disposition, les participants peuvent créer des combinaisons infinies de réalités qui vont du légèrement différent au follement surréaliste.

Al-Suhaibani a déclaré: "Nous avons quatre expositions au total pour la Misk Art Week, toutes autour des médias et de la technologie dans un format différent".

Les expositions comprennent la vitrine "Obsolete Technologies" de la résidence Masaha, qui présente des œuvres d'artistes locaux et internationaux; l'exposition "Seeing Riyadh", qui explore la transformation significative de la ville au cours de la dernière décennie à travers la photographie; l'exposition en plein air "Digital Civilizations" de la Misk Art Grant, qui s'intéresse aux phénomènes façonnés par la technologie moderne; et l'exposition "The Silent Age of Singularity", qui étudie l'ère post-internet.

Al-Suhaibani a déclaré: "Riyad évolue depuis quelques années, surtout depuis l'annonce de la mise en service du métro".

"Riyad accueille de grands événements et est devenue une plaque tournante. C'est pourquoi nous avons pensé cette année qu'il fallait mettre en lumière Riyad, en particulier au début des années 80 et 90".

En outre, l'événement comprend une foire du livre d'art avec un certain nombre d'éditeurs internationaux, régionaux et locaux pour célébrer la richesse et la diversité de la culture artistique arabe, ainsi qu'un marché étendu de l'art et du design avec 92 artistes et entités où la communauté locale peut s'engager, vendre et commander des œuvres uniques.

"Nous l'avons conçu de manière à ce que toute personne passant devant le marché puisse voir tout ce qu'il y a à voir. Il y a une diversité entre la peinture, la photographie, les projets de sculpture et même le design", a déclaré Al-Suhaibani.

Le programme éducatif et les sessions de mentorat font également partie de la stratégie de l'institut visant à éduquer, habiliter et encourager les nouvelles générations d'artistes.

L'espace de la foire d'art est plus grand cette année et présente des œuvres de 11 galeries saoudiennes, dont Hewar Art, Mono, Hafez, WRD Art, ATHR et Dawi.

Al-Suhaibani a ajouté: "Nous pensons qu'aujourd'hui le marché souhaite avoir des galeries plus spécialisées pour soutenir les artistes et présenter leurs œuvres".

La fresque murale de la Semaine artistique de Misk est également une caractéristique et un espace interactif conçu pour mettre en valeur la créativité des jeunes talents. Les enfants apportent des visions uniques qui sont ensuite affichées sur un mur. Ils façonnent ainsi collectivement un chef-d'œuvre qui évolue avec chaque contribution individuelle. Grâce à la technologie de la réalité augmentée, l'œuvre d'art prend vie dans une toute nouvelle dimension.

L'objectif du Misk Art Institute est de créer un environnement cohérent dans lequel tous les artistes, quel que soit leur milieu, peuvent s'épanouir.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".